Étape 1 : Besançon – Ounans

OLYMPUS DIGITAL CAMERASamedi 29 août 2015. Comme chaque année, je m’apprête à repartir à vélo.

Mais si d’habitude, je pars en vacances, cette fois, je pars travailler. Je vais en effet faire les vendanges dans le Beaujolais.

Comme l’année dernière, je vais préciser un peu le contexte de ce voyage. Attention : ça sera un peu long.

De 2009 à 2013, je passais presque tout mon temps à Besançon, à travailler, m’occuper d’associations, et sortir. Mes voyages à vélo constituaient donc une sorte de coupure. De vraies vacances. Un peu comme quand on quitte la ville pour aller se vautrer sur une plage durant deux semaines. Mais en plus enrichissant.

Après mon voyage de 2013, et suite à une fin de contrat, j’ai décidé de suivre un master, à la fois pour apprendre le traitement informatique des données géographiques (SIG…) et pour devenir professionnel de l’aménagement après avoir passé des années dans ce domaine en tant que représentant d’association.

Ma première année de master fut validée avec succès, mais fut aussi synonyme de problèmes de toutes sortes, notamment de santé, dont j’ai parlé l’année dernière pour contextualiser mon voyage.

Mon voyage de 2014 fut, bien plus que de simples vacances, l’occasion de me libérer de ces problèmes et de revenir en meilleure forme.

Depuis, j’ai effectué ma seconde année de master et obtenu mon diplôme. Et si j’ai été pleinement satisfait du contenu du master, j’ai toutefois réalisé que je n’avais pas envie de travailler dans l’aménagement, pour différentes raisons dont j’ai pris conscience par le biais du master et en dehors.

Et il en est de même de la vie en ville. Au bout de quelques années à Besançon, j’en ai fait le tour. J’ai désormais envie de retourner vivre à la campagne, au moins une partie du temps.

Pour terminer, après des années passées à tout faire (ou presque) à vélo, cette année aura été tournée vers les véhicules à moteur !

En effet, suite à la panne de ma ZX l’année dernière, j’ai acheté un J9. Mon but, avec cet achat, était de ne plus avoir de voiture et de la remplacer par un fourgon, utile pour les gros transports et comme atelier vélo mobile. Tout en restant, bien sûr, cycliste pour le reste de mes déplacements.

Mais finalement, un ami m’a réparé ma ZX, et après réflexion j’ai estimé que garder une voiture était un bon choix compte-tenu de mon envie de repartir à la campagne. Alors comme la ZX est en fin de vie pour cause de rouille, j’ai cherché sa remplaçante et je l’ai trouvée : il s’agit d’une Peugeot 403 break de 1959. Je ne détaillerai pas ici les raisons de ce choix mais il n’a pas été fait au hasard.

Et pour terminer, j’ai eu l’opportunité de récupérer pour pas cher deux épaves de 403 (une qui était très rouillée et qui été démontée par mon père pour constituer un stock de pièces, et une autre que j’espère restaurer avec lui) ainsi qu’un J7 camping-car.

Compte-tenu de tout cela, j’ai passé la moitié de mon été à la campagne, chez mes parents, à bricoler des vélos et autres véhicules. J’ai toujours pour objectif d’aller un jour jusqu’à Copenhague à vélo, mais comme Ai n’était pas partante cette année, et compte-tenu de tout ce que je viens d’expliquer, j’ai préféré ne pas le faire cette année.

Par contre, j’ai décidé d’aller faire les vendanges avant de reprendre un emploi à Besançon. Ma sœur ayant déjà fait cela, elle m’a donné les coordonnées d’une de ses amies, qui cherchait à constituer une équipe pour vendanger chez un jeune producteur en biodynamie dans le Beaujolais. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre.

Le choix d’y aller à vélo s’est imposé comme une évidence : après un été sans vacances à vélo, l’envie de pédaler quelques jours était forte, et je ne voulais pas y aller avec un véhicule motorisé, car en cas de panne je ne suis pas assez autonome en mécanique. Quant au train, le trajet aurait coûté le prix d’une journée de salaire là-bas.

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Je démarre donc le samedi 27 août à 11 heures.

Je descends déjà la rue de Belfort et passe devant la gare.

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Je vais passer par l’atelier Vélocampus pour prendre une chambre à air de rechange. Les miennes semblent être restées chez mes parents.

Je passe devant chez mon ami Quentin, qui a déjà voyagé à vélo avec moi

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… et je l’aperçois venant vers moi, après avoir pris la photo ci-dessus, sur laquelle on le devine au dessus du conteneur à verre.

C’est la seconde fois, en voyage à vélo, que je le vois après l’avoir pris en photo. Cette fois, c’est devant chez lui, mais la fois précédente c’était en plein centre d’Amsterdam et totalement par hasard.

Nous discutons quelques minutes.

Je repars. Je traverse le CROUS.

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Je prends deux chambres à air dans l’atelier et repars en direction de l’ouest de la ville.

Je vais déjà prendre la voie verte qui longe le campus…

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… puis sa suite, en bas des Tilleroyes…

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Ces voies vertes sont agréables et constituent un itinéraire intéressant pour un début de voyage à vélo.

J’arrive bientôt rue Edison

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Cette rue a une importance particulière pour moi. Vous voyez ses belles bandes cyclables ?

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Quand je travaillais à la fac de médecine, je passais tous les jours, matin et soir, par là. La rue n’était pas munie de bandes cyclables mais comportait une voie centrale qui servait aux manœuvres des véhicules (et servait donc peu). Cette configuration était un véritable enfer pour les cyclistes, car cette rue subit un trafic très important et personne n’y roule à 50 km/h.

L’AVB, dont j’étais membre actif, militait pour un réaménagement en faveur des cyclistes, que nous avons fini par obtenirLes bandes cyclables furent peintes à deux semaines de la fin de mon contrat ! Je suis ensuite parti travailler à la fac de lettres et j’ai donc cessé de passer par là. Je n’y repasse désormais que très rarement, mais j’ai la satisfaction d’avoir contribué à faciliter la vie d’un certain nombre de cyclistes qui y circulent pour se rendre à l’hôpital ou à la fac de médecine, entre autres.

Après la rue Edison, c’est la descente vers Planoise.

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Dans Planoise, j’aperçois un J9 bétaillère

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Je me demande ce qu’il fait là. Ce n’est pas la première fois que je le vois. Quand je l’avais vu la première fois, il y en avait un second un peu plus loin.

Je prends la direction d’Avanne

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Et avant le pont entre Avanne et Aveney, je croise ce sympathique attelage.

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Un gars du coin ou un voyageur ? L’absence de bagages me ferait penser à la première solution, mais je ne le connais pas.

Me voici sur la véloroute.

Rien de bien nouveau à photographier : la Juvaquatre du restaurant, la 2CV de la Double Écluse, le château de Montferrand… Je connais ce tronçon de la véloroute par cœur.

Je suis néanmoins ravi d’y être malgré tout, et on ne dira jamais assez à quel point le Département du Doubs a fait du bon travail sur cette véloroute. Pourvu que la nouvelle majorité continue dans le même sens…

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Il est environ midi quand j’arrive à l’écluse de Thoraise. Je décide de m’y arrêter pour manger.

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Après un repas tranquille, je repars. Il commence à faire très chaud. L’été 2015 aura été marqué par la canicule (et les extrêmes, car il y a eu aussi quelques jours de mauvais temps qui ont été très froid).

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Je quitte la véloroute à Osselle, pour prendre la direction d’Arc-et-Senans en suivant un itinéraire jalonné par le Département, sur des petites départementales, et que j’avais déjà testé il y a quelques temps jusqu’à Liesle.

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L’itinéraire passe par Byans-sur-Doubs.

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Qu’y a-t-il de particulier sur la photo suivante ?

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Ceci :

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Il va falloir m’expliquer comment elles sont arrivées là…

Sans avoir la réponse à cette question, je continue mon chemin en direction de Liesle.

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À la sortie de Liesle, de belles bandes cyclables m’attendent pour m’emmener à Arc-et-Senans.

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Sur ma gauche, j’aperçois un château auquel je n’avais jamais prêté attention. Pourtant je passe par ici de temps en temps.

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J’ai du temps devant moi, car mon étape est très courte. Je décide d’aller voir si l’on peut y faire un tour.

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Malheureusement, c’est une propriété privée bien gardée. Je prends une photo à travers la grille, sans entrer.

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À côté du château se trouve une belle ferme avec sa propre bascule.

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Je reprends mon chemin.

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Me voici à Arc-et-Senans. Je passe devant la Saline sans m’arrêter. Je l’ai déjà visitée.

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J’ai du temps à perdre. En effet, il est environ 15 heures et mon objectif du soir est Ounans, un petit village tout près d’ici. Si j’y vais directement, j’y serai dans une demi-heure…

Je décide de passer voir si une maison que j’avais vue sur le Bon Coin est toujours à vendre, et de tester par la même occasion un chemin que j’avais repéré sur Google Maps entre cette maison et Arc-et-Senans.

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Je prends la rue qui y mène et le trouve. Au début, il suit la voie ferrée et il est revêtu d’un stabilisé plutôt roulant.

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Ensuite, il suit un bief. Cette fois, on roule sur l’herbe. Ça secoue un peu…

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On retrouve assez vite un revêtement relativement roulant.

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On traverse ensuite un village, par une petite rue le long de laquelle se trouve ceci. Je verrais bien le même abri de jardin chez moi…

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On repart ensuite sur un stabilisé, très roulant dès lors qu’on sait éviter les nids de poules…

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Je finis par arriver sur une petite départementale qui mène au village où j’ai repéré la maison. Conclusion : le chemin est tout à fait praticable.

Il y a même des jalonnements pour les cyclistes dans ce secteur, mais je ne sais pas à quoi ils correspondent. Je pense que ce sont des boucles.

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Traversée du village.

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Voici la maison.

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Je l’avais repérée parce qu’elle était vraiment pas chère, et plutôt bien située.

J’aime en effet beaucoup le secteur qui va de Quingey au Jura. Les villages y sont très jolis. Le secteur comporte une vaste zone plate, idéale pour se déplacer à vélo, mais également quelques beaux reliefs et donc de beaux paysages. Pour terminer, c’est facile d’accès depuis Besançon, tant à vélo qu’en voiture ou encore en train puisqu’il y a plusieurs gares (Liesle, Arc-et-Senans, Mouchard…). Il y a même des TER directs pour Lyon, depuis Arc-et-Senans !

Malheureusement, comme le montre la photo, cette maison demanderait un travail monstrueux pour être remise en état. La toiture (et toute la charpente) sont à refaire. Je suis déjà entré dedans. Il y a même un mur intérieur qui est écroulé. Quand on sait tout cela, on comprend mieux le prix bas (de mémoire, autour de 20 000 €).

Quant au terrain autour, il est plus que limité. Difficile de comprendre comment on a pu avoir l’idée de construire des maisons récentes aussi proches de cette ruine.

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Vous l’aurez compris : mon petit détour avait davantage pour but de satisfaire ma curiosité à propos du chemin que de m’intéresser vraiment à la maison. Certes, j’avais envie de la revoir, mais je ne peux pas envisager sérieusement l’achat d’une maison dans cet état.

Le secteur regorge de vieilles fermes qui sont magnifiques…

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J’aperçois un groupe de marcheurs, que je double. J’ignore s’ils font un grand voyage à pied (cela existe) ou une simple petite balade.

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Je quitte le village en direction de Ounans. Google Maps m’a conseillé un chemin assez direct. Tout comme pour le précédent, je connaissais son existence mais pas son état. J’ai envie de voir à quoi il ressemble.

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Il est en stabilisé bien roulant.

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Il m’amène bientôt sur une petite route goudronnée, et alors que j’allais jeter un œil au smartphone pour vérifier ma position, j’aperçois le panneau d’entrée dans Ounans.

Je connais ce village, car j’étais venu, il y a quelques années, à une rencontre de vélos couchés qui y était organisée.

Je passe devant une autre maison à vendre. J’apprendrai par mes hôtes du soir (qui cherchent une maison également) que le propriétaire en veut 90 000 € alors que le toit est à refaire. Bref, ce n’est pas la peine de s’y intéresser.

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Quelques mètres plus loin, me voici chez deux membres de Warmshowers, Théo et Mélisande, qui vont m’héberger pour la nuit. Il n’est que 16 heures, ce qui est un peu tôt pour arriver. C’est dû au fait que mon étape du jour était vraiment courte.

Pour me rendre dans le Beaujolais, j’ai en effet choisi de couper à travers le Jura, plutôt que de suivre les véloroutes et de passer par Chalon-sur-Saône (ce qui m’aurait fait reprendre un tronçon de véloroute déjà suivi avec Judith en 2013). Mais dans les zones rurales, il y a relativement peu de monde sur Warmshowers. Dans le secteur, seul Théo m’a répondu.

Un autre membre m’a également répondu positivement, mais il est à la limite entre le Jura et la Saône-et-Loire. J’aurais pu tenter de ne démarrer que demain et d’aller directement chez lui, mais cela m’aurait fait une étape de plus de 100 km, et j’ai peu pédalé ces derniers temps. C’est pour cela que j’ai fait le choix de partir aujourd’hui et d’enchaîner deux très courtes étapes. Mais au final, j’ai roulé efficacement et j’aurais pu partir beaucoup plus tard.

Je traverse le petit jardin qui mène à la porte d’entrée de la maison. Mélisande m’ouvre la porte. Elle est surprise de me voir arriver si tôt. Je lui explique pourquoi.

Nous passons la fin de l’après-midi à discuter. Nous faisons également quelques courses à l’épicerie et à la fromagerie du village. Elle prépare à manger pour ce soir. Je propose mon aide mais elle n’en a pas besoin. Je m’installe dans la chambre d’amis.

Théo rentre vers 20 heures. Nous prenons l’apéro (qui comporte une de mes bières Allemandes préférées) puis nous mangeons le délicieux et riche repas concocté par Mélisande (gratin de pommes de terres, rôti et gâteau au chocolat). Heureusement que mon système digestif fonctionne mieux que l’année dernière…

Je me couche assez tard, après avoir regardé avec Théo une émission musicale sur le metal.

Bilan :

Je suis très content de repartir à vélo, même si c’est pour un court trajet. Cette première étape très courte (55 km exactement) s’est bien déroulée, tout d’abord sur un itinéraire connu jusqu’à Arc-et-Senans puis sur des petits chemins que j’avais envie de visiter.

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4 réponses à Étape 1 : Besançon – Ounans

  1. Cindy dit :

    Tu es passé dans mon secteur, je suis très souvent à Villers-Farlay. J’adore cette région, il y a de vieilles fermes, maisons et manoirs qui sont superbes.

    Est-ce que la phrase  » Il y a même des TER directs pour Lyon, depuis Arc-et-Senans ! » n’aurait pas un petit gout de préjugé sur le Jura ? :)
    (si on ne tient pas compte du fait qu’Arc et Senans est dans le Doubs évidemment)

    • Adrien dit :

      Moi aussi j’adore vraiment cette région. Tout à fait d’accord pour les fermes, maisons et manoirs.

      Pas de préjugés dans ma phrase, au contraire. C’est plutôt pour souligner que cette région, bien qu’étant rurale et donc agréable, est très bien connectée non seulement à Besançon mais en plus à Lyon qui est une ville bien plus importante.

      C’est quand même grandiose d’habiter à la campagne et de pouvoir, en quelques coups de pédale, aller attraper un train direct pour la seconde plus grande ville de France. Il n’y a pas beaucoup de petits villages ruraux qui permettent cela !

  2. Cindy dit :

    Absolument !
    J’ai toujours trouvé ça génial de pouvoir prendre le TGV Lyria pour Paris à Mouchard !

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