Étape 16 : Saint-Juan – Besançon

Lundi 18 août. Le barbecue est terminé et mon voyage touche à sa fin. Dernière étape : rentrer à Besançon depuis mon petit village. Moins d’une quarantaine de kilomètres, donc une étape très courte.

Il fait beau. En fin de matinée, mon vélo est chargé. Des pots de confitures se sont ajoutés à mon chargement, et mes vêtements du voyage sont propres. Merci Maman.

Un petit bonjour à ma Mamie et à son petit chien…

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… et aux lapins.

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Je quitte le village.

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Me voilà sur la route de mes premières balades à vélo, lorsque j’étais petit. À l’époque, les 3 km menant à Aïssey représentaient une certaine distance…

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C’est une route très agréable, où le trafic est quasi-nul, et sans relief excessif. En plus, dans ce sens, la seule véritable petite bosse est descendante.

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Après avoir traversé Aïssey, c’est Glamondans. On arrive au village près du monument dédié aux aviateurs morts dans la nuit du 3 au 4 juin 1940.

Là encore, la petite route est très calme. Elle offre aussi l’avantage d’être plus courte et beaucoup plus plate que la départementale.

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Après le village, c’est une petite départementale assez calme et totalement plate, jusqu’à Champlive.

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À la sortie de Champlive, première (mais très courte) vraie montée du parcours. Elle permet d’atteindre l’un des plus longs tunnels du coin.

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Après, c’est la descente sur la vallée. J’avance vite, en freinant pourtant dans les virages…

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Cette route comporte un second tunnel. Court mais en forte courbe.

Une fois en bas, je franchis le Doubs et arrive à Laissey. Deux voyageurs à vélo sont sur la véloroute. Ils me demandent « Baume-les-Dames ? ».

Je leur montre la bonne direction, sans même ralentir. Il y a des panneaux partout, ici. Impossible de se tromper avec le travail d’excellente qualité qu’a fait le CG. Je pense qu’ils ont juste été surpris de voir un voyageur à vélo arriver par le pont.

Ceci dit, je ne suis pas le seul voyageur à vélo qui emprunte cette route pour aller du plateau à la véloroute ou l’inverse. Je suis allé deux fois chez mes parents en juillet (à vélo et en voiture) et à chaque fois, au retour, j’ai croisé des cyclistes chargés qui montaient. J’aimerais savoir où ils allaient. On pourrait jalonner d’excellents itinéraires en exploitant les petites routes de la région, et celle-ci a un fort potentiel. Hormis les voyageurs de juillet, j’y croise de nombreux cyclistes depuis des années, et j’y ai même vu une fois un vélo-couché.

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Me voici sur l’Eurovélo 6. À Laissey, depuis deux ans, elle est en site propre. Auparavant elle empruntait la rue principale du village.

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Mais ensuite, jusqu’à Deluz, elle emprunte toujours la départementale.

Il y a un peu de trafic à certaines heures, mais il n’y a pas d’autre solution : il n’y a pas de chemin de halage entre celle-ci et le Doubs. Il y en a un plutôt agréable en VTT sur l’autre rive, mais elle est sujette à d’importants glissements de terrain.

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Je découvre que la chaussée a été refaite récemment, avec un revêtement peu roulant. Dommage. D’habitude, les tronçons de départementale empruntés par la véloroute étaient plutôt refaits en enrobé lisse.

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Deluz.

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La véloroute repasse en site propre, jusqu’à l’écluse de Chalèze. C’est agréable.

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Je croise des voyageurs, comme à chaque fois que je passe ici à la belle saison.

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Une autre utilisation de la véloroute : venir avec le vélo dans la voiture, et faire du vélo sur la véloroute. C’est également très répandu ici, et le Conseil Général a même aménagé des parkings pour cela. C’est la seule chose que je désapprouve de sa part. Ce n’est pas ainsi qu’on incite les gens à se déplacer proprement.

Bien sûr, on aura toujours besoin de voitures (et il faut que je fasse réparer la mienne !) mais c’est dommage d’inciter à son utilisation pour des loisirs qui sont, par essence (si je puis dire), non motorisés.

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Je me traine lamentablement entre 12 et 14 km/h. La dernière fois que je suis passé là, j’allais deux fois plus vite.

Qu’est-ce qui a changé entre temps ? Le sens du vent !

Il est très fort et je l’ai de face depuis mon départ et sur une majorité du trajet. La dernière fois, il me poussait, avec la même force.

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Vaire-le-Petit. TER et peintures au pochoir.

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Vache-plage.

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Novillars. Eaux usées de la papeterie.

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Après les cyclistes en voiture, les adeptes du roller.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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Vaches entre le Doubs et le canal. Je suis étonné qu’elles ne tombent jamais à l’eau.

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De l’autre côté de la rivière, Chalèze.

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J’arrive à l’écluse de Chalèze. Encore des voyageurs.

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Avant, je suivais la véloroute jusqu’à Besançon. Mais je ne le fais plus. D’une part, elle n’est pas en site propre partout, mais emprunte une route qui n’est pas très agréable. D’autre part, pour aller chez moi, cela constitue un détour non négligeable.

Depuis quelques temps, j’ai pris l’habitude, soit de la quitter à Novillars et de passer par Roche-les-Beauprés et Thise (itinéraire en partie aménagé), soit de passer par le camping de Chalezeule.

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C’est cette dernière solution que je choisis aujourd’hui. Je quitte la véloroute à l’écluse, et franchis le gros giratoire de l’ex-nationale.

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De là, me voici sur l’ex-nationale. Elle a été déclassée en départementale, mais cela ne change rien à son trafic et à ses quatre voies.

Ça circule beaucoup, mais la largeur permet aux automobilistes de laisser un écart confortable en dépassant. En plus, c’est tout plat.

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D’ailleurs, les services du département ont stationné leur véhicule et travaillent en plein milieu sans protection particulière.

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Je ne suis pas le seul cycliste.

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C’est ici qu’on se rend compte à quel point la publicité embellit nos paysages…

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Après un petit kilomètre sur la quatre voies, il y a une surlargeur puis un parking que j’emprunte.

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Au bout du parking, un passage rejoignant l’entrée du camping. Il est inondable, et en juillet je suis passé dans 50 cm d’eau. C’est peut-être pour ça que j’ai dû regraisser mon moyeu avant à Metz, d’ailleurs. Mon pédalier commence à faire des bruits similaires… En tout cas je confirme l’étanchéité des sacoches Ortlieb.

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Aujourd’hui, c’est sec.

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De là, un panneau indique le mini-golf, pour les piétons et les cyclistes. Il faut le suivre.

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Chemin très agréable.

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Je réalise que le mini-golf est à l’abandon. J’y passe régulièrement, mais n’avais jamais vraiment regardé.

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En sortie du mini-golf, il y a avait jusqu’à ces dernières années une barrière assez contraignante. Impossible de passer avec une remorque, et difficile avec des sacoches. Elle a été supprimée depuis, ce qui est appréciable.

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Ensuite, un chemin carrossable et roulant mène au pont sous la voie ferrée.

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Je remonte devant Carrefour Chalezeule. Ici, on trouve quelques aménagements cyclables plus ou moins bons.

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Marquage au sol qui devrait être bidirectionnel…

Devant moi, j’aperçois deux rames de tramway au terminus… et un tracteur qui travaille derrière.

Le terminus de notre ligne de tram est très rural.

Le tramway sera inauguré et mis en service à la fin du moins. Je fais partie des quelques privilégiés ayant voyagé à son bord. Au mois de juin, j’ai en effet effectué un stage chez l’exploitant, Besançon Mobilités.

Entre ce stage, mes activités associatives et mes contributions à OpenStreetMap, j’ai parcouru l’intégralité de la ligne une fois en tramway, de nombreuses fois à vélo, et même certains tronçons en voiture. Je la connais par cœur.

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Avant, il y avait une piste cyclable pour remonter sur Besançon depuis Carrefour. Mais depuis la construction du tram, elle a disparu faute de place !

On la retrouvera un jour, lorsque la zone sera intégralement réaménagée. Mais il n’est pas impossible que d’ici là on ait une FNAC à Besançon et que Hurd 1.0 et Duke Nukem Forever (ah non, ça, ça ne marche plus) soit déjà sorti.

Je veux dire par là que beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts du Doubs.

En attendant, il faut prendre la route qui mène à Brico-Dépôt.

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Ici, on s’engage malgré le panneau « impasse » sous lequel il manque un « sauf vélos ».

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On passe devant la SPA.

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Et on trouve ici une piste cyclable toute neuve en direction de la ville.

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Station de tram.

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Pour les nostalgiques de la signalisation des trois ans de chantier du tram, elle est là…

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La végatation a poussé. Ça commence à être joli.

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Le plus simple ici est de passer carrément dans la station. En effet, le parcours cyclable officiel, par les giratoires, est tarabiscoté et complexe.

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Traversée du giratoire comme le tram. On me cède le passage. Amusant. Ça ne marche pas à tous les coups.

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Descente de la rue de Belfort.

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Attention à la bosse. En voiture comme à vélo, c’est plutôt violent.

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Terminus. Je suis chez moi.

Bilan :

35 km de plus au compteur. J’aurai parcouru en tout 850 km durant ce voyage.

Ça aura donc été un petit voyage, et presque exclusivement en zone francophone, mais il aura été riche et varié.

De la campagne Haute-Saônoise à Bruxelles, en passant par le canal et sa vallée sauvage, la Moselle et ses rives industrielles, Nancy, Metz, le Luxembourg et sa capitale, les reliefs Wallons, et un premier contact avec la Flandre, on ne peut pas dire que le trajet ait été monotone.

Sans parler de la conclusion du voyage, qui aura été la meilleure de toutes jusqu’à présent. Au lieu d’un retour brutal à la vie quotidienne, j’ai prolongé le plaisir par un passage dans ma campagne d’origine, sous le beau temps et avec une joyeuse bande d’amis. Difficile de faire mieux.

Pour parler de la véloroute Charles le Téméraire, que j’avais décidé de suivre sur la majorité de mon parcours, j’en conclus qu’elle n’existe que dans les têtes et… dans le département de la Moselle.

Hormis cela, elle n’est réalisée en France que dans les Vosges (mais sans signalisation). Tandis qu’au Luxembourg et en Belgique j’ai trouvé d’excellents itinéraires, avec leur propre logique, mais aucune référence à ce nom. Ni sur les cartes, ni sur les panneaux.

Je me demande s’il n’aurait pas été plus simple de ne garder que le nom de véloroute de la Moselle, de la source de celle-ci à l’Allemagne (où elle s’appelle ainsi : Moselweg).

Quant au tronçon entre la Bourgogne et les Vosges, qui longe principalement la Saône, le nom de Véloroute des Rives de Saône suffirait amplement. C’est le nom que porte actuellement le tronçon réalisé entre Gray et Port-sur-Saône.

Puisque je parle de cette dernière, j’irais bien la parcourir prochainement. Mes vacances ne sont pas tout à fait finies, et je pourrais refaire un petit bout de voyage sur certains parcours Franc-Comtois que je ne connais pas encore. Mais ceci est une autre histoire, dont vous entendrez parler ici si elle se réalise.

À la prochaine, et si ces récits vous donnent envie de voyager, faites-le… !

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