Étape 11 : Champlon – Namur

Mercredi 13 août. Je me réveille après une nuit confortable.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je quitte l’auberge de jeunesse.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je me demande ce qu’est la Barrière de Champlon. Wikipédia a la réponse.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

De temps à autres, l’itinéraire franchit un important nœud routier. Mais ça se passe plutôt bien.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Exemple de bandes jaunes et bleues indiquant de tourner à droite (sous le panneau de cédez-le-passage, photo ci-dessus).

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il y a des noms de lieux qui donnent trop envie d’y aller…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Tiens, des panneaux avec des indications pour les cyclistes. Mais il s’agit d’itinéraires locaux qui ne sont pas sur ma carte.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je fais quelques courses dans un petit supermarché, dans un village, avant d’amorcer une belle descente.

Le relief est toujours important. Ce n’est jamais plat : j’alterne les très belles descentes et les montées tout aussi raides.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

J’ai faim, et il y a un arrêt de bus où je peux être à l’abri de la pluie et du vent.

En effet, depuis que j’ai quitté le Luxembourg, il ne pleut jamais très franchement mais chaque jour j’ai quelques averses (des petites gouttelettes). Et depuis le début de mon voyage, j’ai très souvent du vent, et la plupart du temps dans un sens qui m’est défavorable.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je mange ce que j’ai acheté ce matin. Fini les pâtes : je mange plutôt comme je mangeais durant mes précédents voyages à vélo. Ça semble bien se passer depuis que j’ai quitté le Luxembourg.

Je veux me faire chauffer une tisane digestive, comme après chaque repas, mais il n’y a définitivement plus de gaz dans ma bouteille. Elle finit dans la poubelle de la photo.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Des cyclistes passent. J’en vois toujours assez peu et la grosse majorité sont des sportifs. Je ne croise jamais de voyageurs.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Dans le village, la rue principale est en béton. J’avais déjà vu du béton sur des pistes cyclables ou des chemins ruraux dans plusieurs pays, et également sur les autoroutes Allemandes. Mais en Belgique, un nombre non négligeables de routes et rues de villages sont en béton.

Je continue ma route.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un peu de cyclo-cross dans un village en chantier…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il y a pas mal de drapeaux Belges aux fenêtres. Ça me rappelle la Suisse. Mais un Belge à qui j’en parlerai me répondra que c’est juste des gens qui les ont mis pour la coupe du monde et ne les ont pas encore enlevés. Peut-être.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Tout à coup, j’entends le bruit d’un hélicoptère au dessus de ma tête. Je me souviens de celui qui avait fait du bruit ainsi pendant plus d’une heure au dessus de moi, l’année dernière en Normandie.

Heureusement, celui-ci s’en va rapidement.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il y a parfois de belles flaques d’eau.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je croise un RAVeL. Si vous vous demandez pourquoi on donne des distances différentes pour la marche et pour les humains, ce sont en fait les noms de deux localités !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ici, les gens se plaignent que les trous dans la route leur coûtent cher en carrosserie. En amortisseurs, je veux bien le croire (et encore… les trous sont petits), mais en carrosserie… ?

Si j’étais le maire, je leur offrirais un livre de français, pour avoir osé écrire « asser ».

Un peu plus loin, je vois une poule sur la route, devant moi.

Un véhicule arrive derrière moi, bien lancé, sans la voir.

Je lui fais signe de ralentir et lui montre la poule. Il a juste le temps de s’arrêter tandis qu’elle se serre.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Tandis que je redémarre, le conducteur gare son véhicule et marche en direction de la maison. Quand je passe à sa hauteur il me dit merci car cette poule est la sienne et il allait vraiment lui passer dessus.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Dans un village, je perds mon balisage jaune et bleu. Je m’engage ici, car c’est grosso-modo la direction de la carte.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je ressors mon smartphone. Hier j’ai installé une application basée sur OpenStreetMap et téléchargé la carte de la zone. Je comprends que je ne suis pas sur mon itinéraire, mais qu’en passant par là je peux le retrouver un peu plus loin.

Je regarde le niveau de batterie : presque vide. Pourtant je l’ai chargé cette nuit. Mais depuis qu’il déconne il la vide en un temps record.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je retrouve mon itinéraire, sur une route en béton et assez passante.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nouvelle hésitation dans un village. La façon dont était placé les bandes m’a fait croire qu’il fallait prendre à gauche. Ne trouvant plus de jalonnement, je reviens sur mes pas. C’était en fait à droite.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

À part ces deux hésitations, c’est quand même plutôt bien jalonné. Je ne pensais pas qu’on pouvait faire aussi bien avec de simples bandes de couleur.

Par contre, c’est un peu fatiguant pour les yeux, à force. Hier soir, en fermant les yeux, je voyais des bandes de couleur défiler…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je vois pas mal d’éoliennes.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Par Jupiler, un bar !

La Jupiler, c’est un peu la Kronembourg Belge. Il y a son logo sur l’enseigne de chaque bar. Tout le monde sait que ce n’est pas de la bonne bière (même si c’est un peu meilleur que la Kro) mais tout le monde en boit ou presque.

C’est la bière pas chère. Celle des fêtes et des chantiers. Celle dont les très nombreuses cannettes ornent les bas-côtés des routes. Mais ce n’est pas la bière qu’il faut goûter quand on veut découvrir la Belgique.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Mon itinéraire s’engage sur un RAVeL, sur une ancienne voie ferrée. Je sais que cela ne durera pas car à l’échelle de ma carte les deux ne font que se croiser.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

En effet, cela ne dure pas.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Au croisement suivant, les bandes jaunes et bleues me disent de partir à droite.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

« Limousine, naturelle et savoureuse. »

Je me disais aussi que, vu leur corpulence, les vaches que je voyais étaient surtout élevées pour finir en steak plutôt que pour leur lait.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je traverse une route extrêmement passante… sur laquelle deux cyclistes roulent tranquillement à gauche !!

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Petite pause dans un village.

Après celle-ci, j’avise un homme devant sa maison et je lui demande s’il sait* me dire dans quel village je suis, pour me le situer sur la carte. En effet, je n’ai pas fait attention au nom du village et de toute façon ils ne sont pas tous nommés sur la carte.

* Je m’adapte aux tournures locales.

Il me renseigne, et me décrit un itinéraire alternatif au mien pour rejoindre Namur. Il est 18 heures, mais il me dit que je peux largement être à Namur ce soir.

L’itinéraire qu’il me donne rejoint un RAVeL le long de la Meuse (le mien aussi, mais par un parcours plus difficile selon lui). Il m’indique que quand j’arriverai à la rivière, après une descente, il faudra que je la suive un petit coup dans la direction opposée à la mienne.

Ainsi, je trouverai un pont et rejoindrai le RAVeL sur l’autre rive. Là, je n’aurai plus qu’à le suivre et j’aurai l’auberge de jeunesse sur ma gauche à l’entrée de la ville.

La Belgique est vraiment le premier endroit où tous les passants que j’interrogent me donnent des informations correctes et précises. Pourtant je ne les vois jamais sur des vélos. C’est curieux.

L’homme me précise tout de même qu’il parcourt souvent l’itinéraire qu’il vient de me donner, avec son vélo et une remorque derrière. Donc ils font du vélo, mais pas quand je suis là.

Je le remercie et continue.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Mon itinéraire est indiqué par un chemin sur la gauche, qui monte énormément. Cela achève de me convaincre de suivre l’alternative qu’on vient de me proposer.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Si vous cherchez un Range Rover…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les routes qu’il m’a indiquées sont plus circulées que celles de mon itinéraire mais… j’y vois des cyclistes !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Donc ici, ils font du vélo, mais pas sur les itinéraires vélo. D’ailleurs, l’homme qui ma renseigné ne connaissait pas l’existence de ceux-ci. Il ignorait la signification des bandes de peintures sur le poteau devant sa maison. Il ne connaissait que les RAVeL.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Celle-là, il fallait passer au bon moment pour la faire…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Épaves de tracteurs. Je reconnais un Someca et peut-être un Mc Cormick ?

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ce qu’il y a à l’intérieur du bâtiment semble intéressant. Je ne peux pas cadrer car je ne vois presque rien à travers la vitre.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Après les tracteurs anciens, les voitures.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

« Prudence. May the force be with you. »

C’est ce qui est écrit sur la route.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je passe dans une commune jumelée avec Saint-Léger-sur-D’heune.

C’est peut-être un détail pour vous. Mais pour moi ça veut dire beaucoup.

En effet, je suis passé par Saint-Léger il y a un an lorsque je suivais l’Eurovélo 6.

Après les voitures, il me semble apercevoir un bus Londonien derrière un bâtiment agricole.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Et devant celui d’à côté, je distingue un gros camion militaire.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Alors que je m’arrête pour consulter cette signalisation, je me fais klaxonner.

Comment un conducteur peut être assez stupide pour ne pas comprendre une chose simple ? Avec un vélo chargé, on s’arrête parfois en pleine chaussée pour éviter des manœuvres inutiles et pénibles

J’avais laissé largement assez de place pour passer – même avec un poids lourd – et l’endroit offrait toute la visibilité nécessaire.

Mais comme près de chez moi, il y a encore des gens pour qui la route est un espace sacré où seule la voiture a une place légitime – et encore, à condition qu’elle ne s’arrête pas, elle non plus.

En Allemagne ou en Suisse, je n’ai jamais eu affaire à ce genre d’excité.

Quoi qu’il en soit je l’envoie paître copieusement et il s’en va. Note pour plus tard : apprendre des insultes en Wallon.

Je dis ça mais il ne faut pas oublier que les autres gens que j’ai rencontrés dans ce pays ont été extrêmement sympathiques.

Après les panneaux démarre une interminable descente. Je suis content d’être dans ce sens.

Conformément aux indications qu’on m’a données, je prends à gauche en bas de celle-ci, allant ainsi à contresens de ma direction.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Cela m’amène sur un pont, et il y a même des bandes cyclables. Très bien.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Par contre, de l’autre côté du pont, j’aperçois une route éclairée (donc importante) et non un RAVeL.

Elle est assez originale d’ailleurs : en raison des contraintes de largeur, un sens passe sur un pont, et l’autre au bord de l’eau.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

J’arrête un cycliste qui me dit qu’il n’y a pas de RAVeL ici puisque c’est une voie rapide, et que s’il y a un RAVeL c’est sur la rive d’où je viens, sur un chemin de halage.

Oui, mais ça s’oppose totalement à ce qu’on m’a dit précédemment…

Il repart.

Je vais quand même au bout du pont.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Et là, je vois que la voie rapide est dotée d’une bande cyclable.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les panneaux indiquent Namur.

Je décide de la prendre.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je descends la bretelle d’accès. Quand j’arrive en bas une Porsche passe devant moi à bonne allure.

Je fais attention en traversant.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Une fois sur la bande cyclable, tout va bien.

Un peu plus loin, je vois ce panneau.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je suis donc sur le RAVeL. Je pense que quand on roule dans le sens inverse, il faut simplement circuler sur le trottoir. Mais ce n’est pas large.

Mais cette situation étonnante ne dure pas. Rapidement, la route s’éloigne du bord de la rivière et le RAVeL a une apparence plus classique.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Rouler à plat, au bord d’une rivière, pendant plusieurs jours, c’est un peu monotone. Mais retrouver cette configuration quand ça fait des jours qu’on n’a connu que du relief, c’est du pur bonheur.

En plus, le paysage est joli. Surtout avec l’éclairage de cette fin de journée au ciel dégagé.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je pédale à bonne allure. Je ne sais pas si c’est la traversée des Ardennes ou ma digestion qui s’améliore, mais j’ai retrouvé une énergie que je n’avais clairement pas au début du voyage.

Pour une fois, j’ai le vent dans le dos. Ça aide aussi.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le revêtement est loin d’être excellent.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il s’agit souvent de dalles de béton, assez irrégulières car elles ont bougé avec le temps. Mais j’avance efficacement.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Une véloroute en courbe le long d’une rivière. Une colline avec une citadelle. On se croirait presque en train d’entrer à Besançon en arrivant de Baume.

Sauf que chez nous, la colline est plus haute, et la rivière et sa vallée sont plus sauvages.

J’entre dans Namur.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

L’auberge de jeunesse est à ma gauche. Je regardais les immeubles distraitement et j’ai failli la rater !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

J’entre. Je prends une chambre. Il y a un garage à vélos.

Quand j’arrive dans ma chambre, surprise ! Il y a déjà les affaires de quelqu’un. Apparement c’est normal de mettre dans la même chambre des gens qui ne se connaissent pas. Je n’ai pas l’habitude des auberges de jeunesse.

Cela dit, ça ne me dérange pas.

Après avoir pris ma douche, je mange. Un homme entre. Il est aussi surpris que moi, mais cela ne le dérange pas non plus.

Il a dépassé l’âge d’être dans une auberge de jeunesse (je veux dire : beaucoup plus que moi).

Il est Hollandais. Nous discutons en anglais, car il préfère même s’il comprend un petit peu le français.

Il voyage à pied, jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle. Si j’étais Hollandais, j’aurais plutôt fait ça à vélo. Même sans être Hollandais, d’ailleurs.

Il connaît Taizé, l’endroit où se rendait l’Allemande avec qui j’ai débuté mon voyage l’année dernière. La religion, ce n’est pas ma spécialité. Mais si ça incite les gens à voyager à pied et à vélo, ça me va…

Il a envie de se coucher tôt, alors je finis de manger rapidement. Il est presque 22h. Il était plus de 20h quand je suis arrivé à l’auberge, et j’ai pris le temps de me laver avant de manger.

Mais tout à coup, surprise. Deux jeunes hommes entrent dans la chambre.

L’un est italien et ne parle pas un mot de français. Mais il parle anglais.

L’autre parle en français, mais il ne parle ni anglais ni italien.

Je suis donc le seul de la pièce à pouvoir parler avec les trois autres. Mais dans deux langues différentes. Ça va être pratique.

Celui qui parle français semble être un habitué. Il explique qu’ils vont dormir tous les deux ici.

Je dis que ça ne sera pas possible car il n’y a que trois lits. Celui du Hollandais, et deux lits superposés.

Non non. Il y a un quatrième lit. Une sorte de tiroir sous celui du Hollandais !

Il fallait le savoir…

C’est le branle-bas de combat dans la chambre. Le Hollandais prend son mal en patience. Moi je trouve ça drôle.

Celui qui parle français m’explique qu’il est… d’ici !

Mais il voulait vendre sa maison et a fait couper l’électricité. Et finalement, il a décidé de rester ici trois mois de plus… Mais il faudrait deux mois pour traiter son dossier et remettre l’électricité, car remettre l’électricité sous le même nom dans un logement n’est pas prévu dans les procédures…

Histoire Belge ? Je crois surtout que l’administration est aussi performante dans ce pays que dans le mien.

Quelques minutes plus tard, les deux nouveaux sont installés et partent en ville. Nous nous couchons.

Bilan :

J’ai parcouru 95 km* aujourd’hui, avec encore une fois un relief non négligeable hormis la fin qui était facile (descente puis plat).

J’ai bien avancé, et je suis content car je me sens en bien meilleure forme que lorsque je suis parti.

Jusqu’ici, j’avais toujours trouvé les Belges très sympas. C’est toujours le cas maintenant que je parcours leur pays.

J’ai effectué la partie la plus difficile du voyage. D’après ce qu’on m’a dit, l’étape de demain sera relativement plate car j’approcherai de la Flandre. En principe j’arriverai à Bruxelles facilement. J’espère car j’aurai un jour de retard sur ce que j’avais prévu.

J’en suis à un total de 695 km.

* On dit bien évidemment nonante-cinq.

Ce contenu a été publié dans 2014 - Luxembourg et Bruxelles. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>