Étape 10 : Rambrouch – Champlon

Mardi 12 août. Je me réveille tranquillement dans le pré où j’ai dormi. Je remballe et démarre assez tôt.

Ayant dormi en pleine campagne, mes différents appareils sont déchargés. Y compris l’appareil photo.

Je décide donc de ne pas faire de photo avant la frontière Belge, car je ne veux pas risquer d’être à court de batterie en passant le panneau d’entrée en Belgique.

Mais je suis tout de même obligé de faire une exception pour ce très beau bus d’époque.

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J’avance rapidement sur la PC 18 qui fonce tout droit vers la frontière. C’est principalement une ancienne voie ferrée. Il y a peu de relief, et il est souvent descendant.

Tout à coup, c’est même franchement descendant, et il y a carrément un ruisseau qui coule sur la piste cyclable. Imaginez cinq à dix centimètres d’épaisseur d’eau, sur toute la largeur d’une piste en béton de 3m de large. J’ai les pieds détrempés. C’est amusant.

La piste cyclable s’arrête dans un village, en fond de vallée. Le ruisseau se jette dans un caniveau et moi sur la chaussée.

Quelques mètres plus loin, la seule direction possible est une rue en forte pente montante. Je la gravis et arrive le long de cette route.

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Aucun panneau pour les cyclistes.

Aucun chemin tranquille à l’horizon.

Un trafic routier monstrueux.

Une carte peu précise.

Et plus de smartphone.

Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?

Dans tout bon film, c’est le moment où surgit soit un héros qui me tire d’affaire, soit un méchant et là je suis vraiment dans la merde.

Dans mon cas, c’est un camion orange qui s’arrête. Un agent des Ponts-et-Chaussées (ça s’appelle toujours ainsi au Luxembourg) en sort pour ramasser une signalisation temporaire.

Je lui demande si je suis à la fin de la piste cyclable. Il me confirme que oui. Elle s’arrête au village dont je viens de sortir.

Alors je lui demande si en suivant la route vers la gauche, je vais atteindre la frontière Belge bientôt. Il me répond que la frontière, c’est la route.

Reste juste à traverser la frontière sans se faire écraser.

Par contre, c’est raté pour faire une photo devant un panneau d’entrée en Belgique. Dommage, car c’est la première fois de ma vie que j’entre dans ce pays… !

Au bout de quelques mètres je trouve quand même ceci :

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À défaut d’un panneau, je crois que ça marque bien l’entrée en Belgique !

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D’un côté de la route (et donc de la frontière), c’était Haut-Martelange. De l’autre, c’est simplement Martelange.

Le patron de la friterie, fort sympathique, m’a conseillé de descendre vers ce village. Je pourrai y trouver un syndicat d’initiative et avoir des renseignements sur mon itinéraire.

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Martelange est jumelée avec Bussières, entre Mâcon et Cluny.

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J’avais déjà vu ce genre de filet aux Pays-Bas, sans savoir vraiment ce que c’était. En fait, c’est fait pour que les automobilistes puissent jeter leurs déchets plutôt que de le faire dans le bas-côté.

C’est décevant de devoir en arriver là. Mais j’aurai l’occasion de voir qu’ici c’est plus que nécessaire.

Je fais des courses dans une petite épicerie tenue par une dame d’un certain âge. À l’ancienne !

Ensuite, on m’indique le syndicat d’initiative. Je suis un petit chemin et arrive devant un gros tracteur, stationné en plein milieu, avec la radio à fond.

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C’est ici. En face du tracteur, la porte du syndicat.

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J’entre. Il y a un homme derrière un bar, et deux personnes qui sirotent des Coca et mangent des glaces.

Ils ont un fort accent, bien Belge et bien campagnard. Mais ce n’est pas si différent de ce qu’on entend au fin fond de la Haute-Saône ou vers mon village d’origine.

Ils n’ont pas beaucoup d’infos à me donner : juste une carte, très précise, mais qui ne couvre que les alentours de la commune et n’indique que les sentiers de randonnée pedestre. Je la prends à tout hasard mais elle ne me sera pas utile.

Par contre, ils m’indiquent qu’il y a un RAVeL, dont le patron de la friterie m’avait déjà parlé, qui va dans la direction où je veux aller (celle de Bastogne). Mais ils me disent qu’il s’arrête à Strainchamps.

Visiblement, je les intrigue fortement. Ils n’ont jamais vu un voyageur à vélo. Cela me surprend puisque la PC 18 Luxembourgeoise m’a amené directement ici. Cela me confirme qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de voyageurs dans le secteur et sur les pistes Luxembourgeoises.

Ils me disent de me méfier, car il y a beaucoup de tornades en ce moment dans le secteur. Ils me montrent une page d’un journal : une carte des tornades des derniers jours, avec les dates exactes et les dégâts, parfois importants.

Je leur demande si c’est habituel ici. Non. L’été 2014 aura donc été pourri un peu partout. La Hollandaise du camping d’Alzingen me disait que même dans le sud de la France le temps était pourri et que les locaux n’avaient jamais vu cela.

Ils me disent que s’ils entendent parler de moi dans les faits divers, ils pourront dire qu’ils m’ont rencontré avant.

Ils sont rigolos.

Ils m’ont dit qu’il suffisait de suivre le chemin devant le tracteur pour atteindre le RAVeL. C’est ce que je fais.

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M’y voici.

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Mais au fait, c’est quoi un RAVeL ?

On devrait dire le RAVeL pour Réseau Autonome de VoiEs Lentes. RAVeL est le nom global du réseau. Les itinéraires sont numérotés. C’est l’équivalent de nos véloroutes et voies vertes.

Je remarquerai qu’en général les locaux connaissent l’existence de ces voies, mais disent souvent un RAVeL pour parler de l’une d’elles, et pensent que les RAVeL sont forcément d’anciennes voies ferrées (ce qui est souvent le cas, mais pas toujours).

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On m’avait dit que ce RAVeL était une piste asphaltée dans la forêt. Au début, c’est le cas.

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Ensuite, c’est un simple chemin. Ça me convient très bien.

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C’est bien une ancienne voie ferrée. Il n’y a donc pas trop de relief.

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Je m’arrête sur un banc, au milieu de nulle part, et mange. Je vois passer des scouts sur un chemin proche, mais aucun autre cycliste.

Après manger, je perds le chemin à un croisement faute de panneaux. Je demande à une dame qui promène son chien et qui m’indique que le RAVeL reprend un peu plus loin. Pour le rejoindre je dois emprunter un chemin vraiment défoncé (mais pas long).

Arrivé dans un village (peut-être Strainchamps ?) je ne vois plus le RAVeL. Comme je n’ai pas de carte, je pense qu’il est terminé, comme on m’avait dit syndicat d’initiative. (Après vérification, il continuait encore vers le nord et j’aurais pu le prendre.)

Je continue donc sur des routes. Je demande aux gens la direction de Bastogne. C’est mon point de repère pour deux raisons :

- Cette ville est sur l’itinéraire de la Véloroute Charles le Téméraire, selon ce site.
- Je devrais trouver là-bas un office du tourisme avec des informations pour continuer.

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En demandant ainsi mon chemin, j’arrive à avancer correctement sur des routes secondaires, très tranquilles. Je croise très peu de voitures.

Il y a beaucoup de relief.

J’enchaîne les cols, certes modestes mais très nombreux et parfois assez raides.

La Wallonie, c’est… wallonné…

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J’hésite à une intersection : devant moi, trois possibilités.

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Une voiture me rattrape. La seule que j’aie vue sur les cinq ou six derniers kilomètres : elle m’avait déjà doublé avant de s’arrêter dans un champ. Je fais signe au conducteur. Il s’arrête et m’indique la bonne direction.

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On m’avait dit qu’en Belgique « toutes les routes » étaient éclairées, ce qui m’avait fortement surpris. Je constate en réalité qu’il existe ici beaucoup de routes secondaires extrêment tranquilles, sans éclairage ni même marquage au sol.

Et comme en Suisse, ces petites routes semblent être parfois le seul accès à des villages, alors que chez nous la majorité des villages sont accessibles par au moins une départementale avec un marquage au sol.

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Je franchis une autoroute. Bastogne est toute proche. J’y entre.

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J’arrive sur la place centrale, la place McAuliffe. Durant ce voyage, j’aurai vu un certain nombre de références à la seconde guerre mondiale (c’était aussi le cas l’année dernière en Bourgogne, alors que j’étais proche de la ligne de démarcation).

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La place est bruyante et désagréable.

Le trafic motorisé est important : beaucoup de voitures, de très nombreux camions, mais aussi des tracteurs et même une moissonneuse-batteuse. Tout semble passer par ici.

C’est comparable aux villes Françaises de la même taille, suffisamment grandes pour attirer du monde et constituer des carrefours, mais pas assez pour avoir un centre piétonnier et un contournement routier.

En Suisse, Allemagne, ou aux Pays-Bas les petites villes sont souvent beaucoup plus tranquilles que cela.

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Il y a quand même deux vélos dont un couché devant l’office du tourisme. J’y entre.

Je prends quelques documents utiles, et j’achète une carte des véloroutes et voies vertes de toute la Belgique. Ça me coûte quand même 7€50, pour une carte utile mais pas très précise vu la zone couverte. C’est cher de ne plus avoir de smartphone.

À l’aide de cette carte, je constate qu’il existe deux principales sortes d’itinéraires vélo en Belgique :
- Les RAVeL. Ça, je le savais.
- Des itinéraires Rando-Vélo, dont je n’ai jamais entendu parler. Apparemment ce sont des itinéraires balisés sur des routes secondaires.

Je demande des précisions à une personne de l’office du tourisme, qui me donne un plan de la ville et m’explique comment rejoindre l’itinéraire que je veux prendre – je lui montre sur la carte.

Je démarre.

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Après ce giratoire décoré en l’honneur de la célèbre Liège – Bastogne – Liège, je suis rue de la Roche, où je trouve mon itinéraire : Rando-vélo 6 (RV6 pour les intimes).

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Voici le balisage. Cela ressemble à celui des GR en France. Je n’ai jamais su comment il fonctionnait.

Après quelques hésitations et détours, je comprends.

La barre jaune et bleue (photo ci-dessus) veut dire qu’on est sur le bon chemin. Ça peut être un autocollant ou de la peinture, sur tout support le permettant (poteau, mur…).

Si plusieurs itinéraires se croisent (ici : le RV 6 et un RAVeL visible sur la photo plus bas), le numéro de l’itinéraire est indiqué. Sinon, c’est rare.

Pour indiquer un changement de direction, une seconde barre jaune et bleue, plus courte, se trouve sous la première. La plus longue dépasse dans le sens où l’on doit tourner.

Pour terminer, les deux barres peuvent être placées en croix. Dans ce cas, cela veut dire qu’on est en train de prendre un mauvais chemin.

Il peut aussi parfois y avoir d’autres indications (flèche de peinture) quand il y a une ambigüité. Mais c’est rare.

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Je laisse de côté le RAVeL qui ne va pas dans ma direction, et m’engage sur le RV6.

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C’est ennuyeux ces poteaux qui traversent la route quand on prend des photos.

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Cela commence mal. L’itinéraire m’envoie sur une route peu large à très fort trafic. Tiens, c’est vrai qu’elle est éclairée.

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En fait, elle sert d’accès à l’autoroute, et sitôt celle-ci dépassée il n’y a presque plus de trafic. Ouf. L’itinéraire continuera ensuite uniquement sur des routes calmes.

La traversée de Bastogne aura été le seul moment de la journée où j’aurai dû cohabiter avec beaucoup de véhicules.

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Les villages et les paysages sont jolis. Il y a toujours autant de relief.

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Marchand de glaces dont le haut-parleur diffuse la Lettre à Élise, version « sonnette de porte d’entrée ».

Mine de rien, le temps a passé, et il faudrait songer à trouver où dormir.

J’ai un document, trouvé à l’Office du Tourisme, qui donne la liste de tous les campings de la région, sous forme d’un petit livret bien épais.

Je le consulte un certain temps, mais il est parfaitement inutile ! En effet, il comporte de très nombreux campings mais aucune carte ! S’il faut consulter un à un une centaine de campings puis les localiser ensuite sur ma carte papier (où les noms des villages ne figurent pas tous) c’est mission impossible.

Une simple carte des campings au format A3 serait bien moins coûteuse à réaliser et bien plus utile !

Je suis à Champlon. Ça tombe bien, ma carte des véloroute y indique une auberge de jeunesse. Un peu de confort ne me fera pas de mal. Je n’ai pas dormi dans un lit depuis Féy.

Je demande à un passant où c’est. « Ça doit être la première à gauche. Je vois souvent des jeunes là-bas. »

Je la trouve à l’endroit indiqué.

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Devant la porte, un Koga et un Brompton. À l’intérieur, un grand Hollandais avec une petite Chinoise. Ça me rappelle quelque chose.

Il y a un garage à vélos. Le tarif est correct. L’ambiance est sympathique. J’ai une chambre de 4 lits pour moi tout seul.

Le couple m’a invité à venir avec eux au restaurant. Mais je préfère éviter les restaurants et manger seul ici. Il ne faut pas trop maltraiter mon ventre.

Mais je discute un peu avec eux. Ils sont sympas.

Par contre, il me parle toujours en Français – car il vit en France – alors qu’elle ne comprend pas cette langue. Je trouve cela dommage.

Dans la chambre, il y a une seule prise électrique, vers la porte. Ma rallonge de dix mètres et ma triplette me servent même ici ! Je peux utiliser mon ordinateur (il y a un wifi gratuit) et recharger les batteries de mon appareil photo. J’ai des réponses positives sur Warmshowers pour Bruxelles.

Vous aurez pu constater que j’ai finalement réussi à faire beaucoup de photos aujourd’hui, bien que l’appareil ait indiqué « batterie faible » depuis le début de la matinée. Mais c’est souvent comme ça. Cet appareil est d’un pessimisme incroyable.

Je démonte mon smartphone, avec la pointe de mon couteau.

Je cherche à comprendre s’il y a à l’intérieur de l’humidité qui expliquerait ses dysfonctionnements. Depuis l’épisode du camping d’Alzingen, il s’allume tout seul dès qu’il est branché, indique qu’il est en charge même quand il n’est pas branché, vide sa batterie en lançant des applications tout seul, passe en mode voiture – un comble quand on voyage à vélo…

J’ai l’impression que de l’humidité logée au niveau de la prise USB (où se trouve une carte reliée aux boutons permettant d’enclencher les fonctions qui déconnent) pourrait être à l’origine du problème.

Mais je ne trouve rien. Après remontage, il continue à déconner. Ni plus, ni moins.

Tant pis. Je me couche. J’aurai au moins vu que c’est facile à démonter, et je pourrai en trouver un pour pièces à mon retour. Les Galaxy S2 sont démodés et donc plus très chers de nos jours.

Bilan :

J’ai parcouru 80 km aujourd’hui, comme hier. C’est plutôt correct si l’on tient compte du relief encore plus important qu’hier.

Par contre, il est clair que je ne serai pas à Bruxelles demain soir. J’avais été optimiste.

À l’accueil de l’auberge, on m’a dit que mon étape de demain serait semblable à celle d’aujourd’hui, et que je devrais viser Namur où se trouve une autre auberge de jeunesse. Ensuite, pour aller à Bruxelles, ça sera plus plat.

Pour un premier contact avec la Belgique, c’est plutôt positif. Les gens sont tous très sympathiques, et jusqu’ici c’est le seul pays où les passants sont fiables à 100%. Ça tombe plutôt bien quand on n’a plus internet.

Au total, j’en suis à 600 km, et il doit m’en rester un peu plus de 150 pour atteindre Bruxelles. Oui, je sais, je disais 200 hier. Mais je crois que j’avais sous-estimé la distance.

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2 réponses à Étape 10 : Rambrouch – Champlon

  1. Michèle dit :

    Bonjour Adrien, je suis arrivée ici « par hasard » en cherchant sur Google image : « Nasses déchets route » !!
    Et j’ai une fois de plus béni le hasard ;-)
    Bravo pour tes récits très vivants et intéressants, je parcours ton blog comme tu parcours les routes, tranquillement, allant de découvertes en découvertes.
    A bientôt et bonne route.

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