Étape 4 : Nancy – Féy

Nous sommes le mercredi 6 août.

Après ma longue étape d’hier, celle qui m’attend aujourd’hui est beaucoup plus courte. En effet, j’ai cherché sur Warmshowers un hébergement sur Metz, et comme j’ai eu plusieurs réponses j’ai choisi quelqu’un dans un village 10 km avant Metz.

Ce choix a deux avantages : en périurbain, on a plus de place (donc un garage pour le vélo, et en général une chambre entière pour soi), ce qui n’est pas toujours le cas en ville. Et le fait d’avoir une étape courte me permet de démarrer tard et donc de consacrer ma matinée à faire des courses.

À Nancy, il y a un magasin Biocoop pas très loin d’où j’ai dormi. Je laisse donc mes affaires dans l’appartement et je m’y rends. Cela me permet de trouver des produits conseillés par une naturopathe que j’ai consultée la veille de mon départ.

Je fais sourire mes hôtes à mon retour.

Hier soir ils me conseillaient de consommer de la spiruline (une algue aux propriétés intéressantes), pour compenser le fait que je ne peux plus m’alimenter correctement et que je ne digère bien que quelques aliments dont les pâtes. Et qu’ai-je trouvé à Biocoop ? Des pâtes… à la spiruline.

Je remballe toutes mes affaires et les charge sur mon vélo. Il est près de midi. Je vais rouler un peu, et m’arrêter ensuite pour manger le long de la route.

Mais avant, je m’arrête pour voir Romain, un contributeur d’OpenStreetMap avec qui je suis en contact régulièrement depuis que je l’avais rencontré, à Nancy, en 2012. Nous discutons une demi-heure devant son lieu de travail, pendant sa pause. Évidemment la discussion tourne autour d’OSM.

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Ensuite, me revoici sur la piste cyclable le long du canal.

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Nancy et son tramway sur pneus…

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Ce que je retiens aussi de mes trois passages à Nancy (en voiture pour les RMLL 2006, et à vélo en 2012 et aujourd’hui), c’est son plan de circulation des années 70, qui est un vrai cauchemar pour les cyclistes et les gens qui viennent d’ailleurs.

En effet, comme c’était l’usage à l’époque, la plupart des rues ont été mises à sens unique pour favoriser l’écoulement du trafic et offrir du stationnement.

Le problème, c’est que :
- Pour un étranger, cela rend la ville complexe à appréhender. Nous avions raté une réception lors des RMLL, faute d’arriver à atteindre le centre rapidement en voiture.
- Pour un cycliste, ça oblige à faire des détours. À moins de remonter à contresens, la plupart du temps sur le trottoir, les (nombreuses) rues à sens unique sans double-sens cyclable.

En comparaison, et même si les pistes cyclables nancéiennes sont plus belles, il est plus facile de circuler à vélo à Besançon où les sens uniques datant de cette époque sont relativement peu nombreux depuis les travaux du tram.

Sur ces réflexions, je quitte la ville.

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Ces belles pistes cyclables, alternant les espaces naturels, les zones d’activités, et le franchissement d’infrastructures routières, me rappellent l’Allemagne. La qualité du jalonnement aussi. Dommage que le reste du département ne soit pas à la hauteur.

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Je m’arrête pour manger, sur une table de pique-nique près d’un sentier qui sort d’un bois. Je ne m’attendais pas à voir sortir de ce sentier une factrice sur son vélo de service.

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Après avoir mangé, je discute avec un autre cycliste, qui passe. Il me dit que la piste cyclable s’arrêtera dans les prochains villages (confirmant ce que j’avais vu sur Google Maps) et qu’ensuite il vaut mieux que je suive la route jusqu’à Metz.

Je lui indique que sur la fin du trajet Google me propose un chemin de halage, mais il me dit de l’éviter car il est trop défoncé. On verra bien. J’ai appris à me méfier de Google, certes, mais je sais aussi que parfois ses suggestions sont meilleures que celles des locaux…

Je repars.

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On entretient les pistes cyclables. Le conducteur du tracteur a même l’amabilité d’arrêter sa machine pendant que je passe à côté.

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Joli pont, avec une voie ferrée probablement désaffectée ou très peu utilisée.

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Passage délicat. Encore un aménagement fait pour les cyclistes par des non cyclistes.

Il tombe quelques gouttes. Cela durera un certain temps mais sans jamais se transformer en forte pluie.

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Me voici arrivé à la fin de la piste cyclable. Maintenant, c’est la route, direction Metz, en rive droite de la Moselle dans mon sens – qui est aussi celui du courant.

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Mais comme je suis en rive gauche, je dois déjà franchir un pont.

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Cette route longe souvent l’autoroute, d’où un niveau sonore élevé. C’est plus agréable lorsqu’elle s’en éloigne un peu.

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Mini pause.

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J’arrive bientôt là où Google me dit de reprendre un pont sur la Moselle afin de rejoindre un chemin de halage.

Soit je suis ce conseil, soit je suis celui du cycliste qui me disait de rester sur la route, en rive droite (sachant que mon village d’arrivée, Féy, est sur la même rive).

Je décide d’aller voir l’état du chemin de halage pour prendre une décision.

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Me voici face à un chemin caillouteux mais roulant, comme je les apprécie particulièrement.

Chaque cycliste a ses terrains de prédilection. En compétition, il y a les grimpeurs, les rouleurs, et les sprinteurs. Il y a aussi les spécialistes des courses particulières que sont, par exemple le Paris-Roubaix avec ses secteurs pavés inconfortables et dangereux.

Moi, mon terrain de prédilection, ce sont les chemins non revêtus mais roulants. Je préfère définitivement cela aux revêtements en dur.

Je m’engage. Cela me rappelle, entre autres, mon trajet de Genève à Lyon en juillet 2012. Je pédale avec une énergie que je n’étais pas capable de fournir durant mes précédentes étapes. Ce n’est pas pour me déplaire…

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Au loin, une masse. C’est un groupe de voyageurs à vélo. C’est signe que j’ai raison de m’engager dans cette direction.

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Le revêtement du chemin est variable selon les secteurs, et il faut se méfier des nombreux croisements car il y a plusieurs chemins qui s’entrecroisent dans le vaste espace naturel entre le canal et la Moselle. On n’est pas toujours exactement sur le halage.

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Je débouche dans un parc. Je suis à Pont-à-Mousson.

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Un marché couvert, semble-t-il.

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Je m’éloigne déjà de la petite ville, sur un chemin bien roulant.

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Je mange quelques pruneaux ici. Enfin, ici je crois qu’on les appelle plutôt des quetsches.

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J’aurai eu droit à toutes les largeurs de chemins aujourd’hui, mais cela roule bien. C’est vraiment mon type de terrain préféré.

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Oui, je suis passé dedans. Ce n’était pas trop profond. Mais il faut rester méfiant.

Me voici tout à coup dans un petit bois. Il y a un croisement où plusieurs chemins s’offrent à moi. Je choisis celui indiqué par Google. C’est pratique d’avoir le smartphone sur le guidon.

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C’est moins roulant que les chemins précédents. J’avance plus doucement.

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Je me rends compte que je suis un petit canal totalement abandonné. Je passe sur un pont canal…

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Les écluses ne sont plus en très bon état…

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Je continue mon trajet mais je ne peux plus rouler vite. En effet, ce chemin comporte des sortes de poutres en bois, tous les mètres en moyenne, qui sont autant d’importantes secousses pour mon vélo, mon chargement et moi.

Je roule sur ma plus petite vitesse, à 5 km/h, alors que c’est tout plat et que – pour une fois depuis le début de ce voyage – je n’ai pas de vent de face.

J’espère que cela ne va pas trop durer.

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Tout à coup… mais qu’est-ce donc ?

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Je ne m’attendais pas à cela !

Je suis au milieu de nulle part, et j’ai devant moi une bande d’enrobé de trois mètres de large qui démarre.

Je regarde Google Maps et comprends : je suis en train de changer de département. Fini la Meurthe et Moselle où la véloroute n’existe pas hormis dans l’agglomération de Nancy.

Maintenant, c’est la Moselle, tout court, où elle est réalisé et jalonnée.

Par ailleurs, et bien que je suive théoriquement cette véloroute Charles le Téméraire depuis les Vosges, c’est la première fois que je vois un panneau portant ce nom. Je commençais à me demander si elle existait vraiment quelque part, ou seulement dans les têtes et sur le papier…

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Je suis surpris en regardant ce panneau de plus près. Ce n’est pas le département qui a réalisé l’aménagement, mais une communauté de communes.

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En me retournant, je vois que la fin provisoire de l’aménagement est indiquée…

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… et même bien indiquée.

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Le jalonnement est bon.

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Des aires de loisirs existent le long de l’itinéraire, ainsi que des panneaux d’information et même des cartes.

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La véloroute franchit un pont avec les voitures.

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Après le pont, je la quitte et reste sur la route. En effet, j’ai avancé vite depuis que j’ai retrouvé une véloroute aménagée, et je prends maintenant la direction de Féy, où je vais dormir ce soir.

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Bande cyclable complètement défoncée alors que la chaussée a été refaite…

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Après ça va mieux.

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Marquages… douteux.

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Après quelques kilomètres de légère montée sur une départementale assez fréquentée, j’arrive là où je crois trouver le lotissement où l’on doit m’accueillir.

Surprise ! Le panneau ne m’indique pas Féy mais Corny-sur-Moselle. Pourtant, ça ressemble bien à ce que je vois sur la carte…

J’active le GPS pour vérifier ma position, mais à ce moment là mon téléphone n’a plus de batterie et s’éteint.

C’est alors qu’en regardant les panneaux des rues je comprends que d’un côté de la rue c’est Corny et de l’autre c’est Féy. Je demande à des gens dans leur jardin, qui m’indiquent la bonne maison… celle en face de la leur. Me voici arrivé.

L’accueil est sympathique. Mon vélo prend place dans le garage et moi j’ai une chambre d’amis.

Douche, repas, discussions et dodo.

Bilan :

55 km parcourus aujourd’hui, soient 295 en quatre jours. La moyenne est plus faible que l’année dernière, mais l’important c’est que j’avance.

Jusqu’à hier soir, j’étais sur un itinéraire déjà parcouru, à quelques variantes près. Mais depuis ce matin, je découvre un nouvel itinéraire et de nouveaux espaces.

Le Luxembourg n’est déjà plus très loin.

 

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