Étape 7 : Saint-Maurice-Colombier – Besançon

Après une bonne nuit passée au Relais de la Gare, il va être temps d’attaquer la dernière étape qui me conduira chez moi ce soir.

Au réveil, je discute encore avec le couple de Français en prenant le petit déjeûner. Ils ont garé hier leur camping-car à Altkirch et sont venus ici en une étape. Ce soir, ils envisagent d’arriver à Besançon. Je leur suggère les différents sites à visiter à Besançon, et leur explique la méthode la moins pénible pour accéder au camping de Chalezeule, presque inaccessible à vélo, qui consiste à quitter la véloroute à l’écluse de Chalèze pour faire un kilomètre ou deux sur la nationale, et utiliser le passage sous cette dernière qui mène directement à l’entrée du camping.

Je ne suis pas encore certain à 100% d’arriver à Besançon ce soir, car il est possible que je m’arrête chez mes parents comme à l’aller. Sinon, je leur proposerais volontiers un hébergement gratuit…

C’est l’heure de ranger les affaires et de partir. Le ciel est plutôt encourageant. Quelques nuages, mais rien de terrible. Le temps idéal pour rouler.

Les Français nous disent au revoir et partent. Ensuite, c’est à mon tour de dire au revoir aux Allemands, que je ne verrai plus, et de partir.

Mais au bout de deux kilomètres, j’ai tellement mal au genou droit que je dois m’arrêter. Je me lève et marche un peu. Je repars. Ça va mieux. Je roule sans forcer mais redoute la montée pour sortir de Clerval et celle pour arriver à Roche.

À l’Isle-sur-le-Doubs, la piste cyclable est lamentablement squattée par des automobilistes à l’arrêt, alors que des cyclotouristes passent dessus dans les deux sens. Je slalomme entre les voitures et les piétons. Ça se conduit quand même vraiment bien, un trike avec une remorque.

Rapidement, j’arrive à Clerval. Je double à l’entrée du village les deux Français de ce matin, en imaginant qu’ils vont me rattraper dans la montée à la sortie, mais cela ne sera pas le cas.

Le pont de la nationale est passé, et il va falloir monter pour quitter le village. La montée me paraît longue, mais la douleur aux genoux est supportable.

Ensuite, la descente est un véritable plaisir.

Après un tronçon de véloroute sur la route et à peu près plat, la route et la véloroute se séparent à nouveau. La première monte en pente douce en direction de Roche, tandis que la seconde continue à plat, pour ensuite monter beaucoup moins longtemps mais beaucoup plus raide, et rejoindre la première à l’entrée du village.

D’habitude, je suis le tracé de la véloroute, mais cette fois je préfère la montée la moins raide. De toute façon, il n’y a pas beaucoup de voitures.

Quand j’arrive en haut, un couple de cyclotouristes arrive de la droite, donc de la véloroute. Ils ont l’air d’avoir du mal, et l’homme aide sa femme en la poussant, ce qui me rappelle Ai et moi…

La traversée de Roche monte encore sur toute la longueur. J’avance donc très lentement et en profite pour faire des photos, car c’est un joli village mais je n’en ai quasiment aucune photo.

Après le village, il y a évidemment la descente, qui est le second grand plaisir de la journée.

Arrivé en bas, j’appelle mes parents : en effet, je dois passer par chez eux avant de prendre la direction de Besançon, car j’ai des choses à y récupérer. Étant donné l’heure qu’il est (environ 11h30), je pourrais manger le repas de midi avec eux et repartir ensuite… à la condition de faire le trajet de Baume-les-Dames à chez eux en voiture, car l’état de mes genoux ne me permettrait pas de remonter jusque chez eux.

Nous nous donnons rendez-vous à l’endroit idéal pour cela : le lieu-dit les Pipes, un endroit très calme qui est directement accessible depuis la véloroute d’un côté, et depuis la route de chez mes parents de l’autre.

Je prends place dans la voiture avec la remorque et mes sacoches. Nous arrivons à la maison.

Après avoir mangé un bon repas, et récupéré ce que je devais récupérer, nous redescendons aux Pipes. Je récupère mon trike, laissé temporairement dans la cour d’une maison, et repars.

Après Douvot, je suis surpris de dépasser un cycliste qui pédale en moulinant affreusement, avec une selle vraiment beaucoup trop basse pour lui. Cherche-t-il à se détruire les genoux ?

Après Laissey, c’est carrément un groupe de trois dont les selles sont toutes réglées trop bas pour eux.

Je vais vers la mer, comme le dit cet autocollant qu’on voit régulièrement le long du parcours, de Strasbourg à Besançon.

Mais pour l’heure, mon objectif est plutôt la passerelle de la Malate, où je vais quitter la véloroute pour prendre la direction de chez moi.

Me voici à Besançon.

Dernière montée.

Et je suis chez moi !

Conclusion :

Une dernière étape plutôt agréable, sous le beau temps. J’ai réussi à franchir les montées de Clerval et Roche sans trop de difficultés malgré l’état de mes genoux.

Je suis content d’être de retour à la maison, même si j’ai déjà envie de repartir. Mais pas en trike. Ça, c’est terminé.

Suite : épilogue.

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