Étape 11 : Heidelberg – Lauterbourg

OLYMPUS DIGITAL CAMERADimanche 26 août 2012.

Cette fois, le voyage touche vraiment à sa fin. Nous quittons Heidelberg, destination finale de notre voyage, et même si nous allons encore rouler à vélo au moins toute une journée, c’est dans le but de nous rapprocher de chez nous. Nous remballons nos affaires une nouvelle fois. Ça va plutôt vite, depuis que nous ne sommes que trois.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous quittons le camping.

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Nous traversons la ville. C’est assez facile avec tous ces aménagements cyclables.

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Nous pourrions tenter de rejoindre la véloroute du Neckar, qui mène au Rhin, mais j’ai regardé et ça ferait quand même un gros détour comparé à la distance qu’il est possible de parcourir en coupant au plus court.

Toutefois, il ne faut pas tenter de couper trop court, car il y a du relief. Il faut trouver un juste milieu entre les deux, qui consiste à contourner le relief au plus près, sans détour supplémentaire.

Lorsque nous quittons la ville, nous traversons une vaste zone très plate, sans un seul arbre, avec un vent de face assez monstrueux. C’est difficile pour nous trois.

Heureusement, au bout d’un moment, nous arrivons dans une forêt, et le vent se fait beaucoup moins sentir.

En arrivant à Heidelberg, j’avais la remorque. C’est donc au tour d’Alexandre de l’avoir aujourd’hui.

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L’itinéraire varie entre pistes en enrobé et en stabilisé toujours roulant.

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Ici, on ensile.

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Alexandre fatigue un peu.

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Malgré le vent de face, nous n’avons pas trop mal avancé ce matin. L’heure de manger arrive. Nous nous arrêtons pour manger les provisions que nous avons dans nos bagages.

Un admirateur de ma chérie semble avoir taggué le mur de cette maison.

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Comme nous ne suivons plus une véloroute, je reprends mon rôle de guide. Mais j’utilise une méthode que je n’ai encore jamais utilisée.

D’habitude, si je ne suis pas une véloroute jalonnée, je suis un itinéraire précis, établi à l’avance. Donc je cherche sur les panneaux le nom du prochain village de mon itinéraire, ou alors je suis l’itinéraire à l’aide d’une carte (sur papier ou sur mon téléphone).

Aujourd’hui, c’est différent. Nous n’avons pas d’itinéraire précis déjà établi, mais un objectif : essayer de rejoindre et franchir le Rhin, puis le suivre pour rentrer en France.

Pour le rejoindre, nous pourrions aller simplement vers l’ouest. Ensuite, nous pourrions le suivre jusqu’en France. Mais ça fait un angle droit. Il est possible de faire plus court en allant vers le sud-ouest.

Par conséquent, comme il y a des panneaux pour vélos un peu partout, ma méthode est la suivante : à chaque fois qu’il y a des panneaux avec plusieurs directions possibles, je cherche sur la carte les noms qui figurent sur ces panneaux. Ainsi, je peux voir lequel de ces villages se situe au sud-ouest par rapport à nous, et nous suivons donc le panneaux correspondant. L’itinéraire est ainsi élaboré au fur et à mesure de notre progression, sans préparation préalable.

Cela fonctionne bien, mais uniquement parce que ce secteur comporte un véritable réseau cyclable bien maillé. On pourrait utiliser la même méthode aux Pays-Bas, par exemple, mais il serait difficile de faire de même en France, à moins d’utiliser les panneaux routiers et d’être prêts à tomber de temps en temps sur des nationales…

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Nous passons près de ce qui me semble être un tram-train, puisque dans les rues du village il circule sur des rails de tramway tandis qu’en dehors il est sur des rails de train (photo).

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Il nous arrive de rouler un peu sur des routes, mais ça ne dure pas longtemps.

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La plupart du temps, nous sommes sur des pistes tranquilles, sans trafic, en enrobé ou en stabilisé.

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Ma méthode fonctionne très bien. Nous arrivons sans trop de difficultés au bord du Rhin. Par contre, au moment où nous arrivons, nous avons une drôle de surprises : il n’y a pas du tout de pont à cet endroit ! Or, la véloroute du Rhin, rectiligne, que nous voulons suivre, est de l’autre côté. De ce côte, elle existe aussi mais elle fait des détours. Il faudrait revenir sur nos pas…

C’est quand même bizarre. Vu les routes qu’il y a de part et d’autre du Rhin sur la carte, je pensais qu’on pouvait traverser ici.

Je demande à un Allemand s’il y a un pont dans le coin, et il me dit que non. Il faut prendre le bateau.

Euréka ! Nous comprenons. Il y a bien une possibilité de traverser ici. C’est un bac.

Je lui demande si c’est payant car je ne suis pas sûr que nous ayons encore beaucoup d’argent liquide sur nous.

En guise de réponse il me tend quelques euros et nous dit que nous aurons assez !

Sympa !

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Le bac accoste.

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Nous montons à bord.

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Le prix est établi de manière très précise. On n’est pas chez les Allemands pour rien. Il y a un montant pour chaque personne, un prix pour chaque vélo, et la moitié de ce prix pour la remorque. La somme totale n’est pas élevée. Ça doit être moins de cinq euros, et juste un peu plus que ce que l’Allemand nous a donné. Nous avons assez pour compléter. Tout va bien.

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Nous traversons. Ai est plutôt contente de ce truc nouveau et inattendu en milieu d’étape.

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Nous accostons et descendons.

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Nous voici de l’autre côté. Plus qu’à suivre les panneaux. Attention : une déviation est indiquée.

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Je ne fais pas beaucoup de photos car ce tronçon n’a aucun intérêt paysager.

Nous connaissions la véloroute du Rhin en Suisse et ses paysages magnifiques. Nous la connaissons en Alsace, avec des paysages sans intérêt mais des villages traversés plutôt jolis. Plus tard, je la découvrirai aux Pays-Bas et dans une partie plus au nord de l’Allemagne, avec des paysages sympathiques et même très beau entre Koblenz et ici. Mais ici, non, vraiment, aucun intérêt. C’est tout plat et il n’y a rien à voir.

Par contre, ça ne veut pas dire que cet aménagement est à jeter. Au contraire : aujourd’hui, notre objectif est d’arriver en France le plus directement possible, et dans ce contexte là c’est l’aménagement parfait. Enrobé lisse. Tout droit. Pas de fioritures. Nous n’avons plus qu’à rouler.

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Petite pause, et nous repartons.

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Après cette pause, je reprends la remorque car Alexandre en a marre.

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Dans 28 kilomètres, nous serons à Lauterburg… Euh, Lauterbourg, pardon. C’est en France, et c’est bien écrit à la française sur le panneau, même si nous sommes encore en Allemagne.

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À un moment, l’enrobé continue tout droit ou à droite. Les panneaux nous envoient à droite. Nous allons quand même voir tout droit ce qu’il en est, mais l’accès est barré. Il y a une énorme usine en face de nous.

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Nous suivons donc les panneaux. Nous avons l’impression de faire beaucoup de détours.

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Passage au dessus d’une autoroute.

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Lauterbourg est à 18 km. Nous revoici le long de la digue, toute droite.

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Il y a encore une déviation, mais seulement pour les périodes d’inondations. Nous ne sommes pas concernés.

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Cette fois c’est tout droit et ça roule.

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Bientôt, je capte le réseau Free sur mon téléphone. C’est signe que la frontière n’est plus très loin.

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Encore 7,9 km d’après les panneaux ci-dessus. Mais très rapidement, je tombe sur les panneaux ci-dessous.

Comme nous sommes loin d’avoir parcouru 7 km, je me dis que c’est amusant qu’on trouve en Allemagne les mêmes panneaux que dans le Bas-Rhin, avant de mieux les lire et de comprendre.

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Nous sommes bien dans le Bas-Rhin, en France. Nous avons passé la frontière. Lauterbourg n’est pas à la frontière mais à quelques kilomètres de celle-ci.

Jusqu’ici, à chaque fois que nous avions franchi des frontières, elles étaient matérialisées, soient par le Rhin quand nous sommes allés en Allemagne depuis l’Alsace, soit par des panneaux lorsque nous sommes allés en Suisse.

Mais là, il n’y a vraiment rien. On peut la passer sans s’en rendre compte.

Ici, la véloroute comporte des aires de pique-nique.

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Nous roulons toujours efficacement.

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Je me retourne pour regarder les panneaux dans l’autre sens.

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C’est bien Français d’avoir écrit Mayence, alors que c’est en Allemagne et ça s’appelle Mainz en V.O. D’ailleurs, quelqu’un l’a rajouté sur le panneau au marqueur. C’est utile car aucun voyageur non francophone ne comprendra Mayence. Imaginons par exemple un Espagnol qui irait de son pays à l’Allemagne. Il n’a aucune raison d’avoir sur lui une carte ou un document qui indiquerait Mayence en Français. Il aura probablement des documents en Espagnol ou en Allemand. Éventuellement en anglais. Il aura des documents en Français uniquement pour la France. Mais ça, les aménageurs Français n’y pensent guère. Ils ne se mettent pas à la place des usagers étrangers, qui devraient pourtant être la première cible des panneaux.

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Mis à part cette critique sur les noms, on peut tout de même remarquer que de nombreux efforts de signalisation et de communication ont été faits. Et même dans plusieurs langues.

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Ici, la digue est à nouveau fermée.

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Il nous faut prendre une route, heureusement bordée de bandes cyclables.

Je trouve un mètre de menuisier qui traîne sur la bande cyclable. Je le ramasse. C’est la fin du voyage. On peut s’encombrer…

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Nous passons près de la gare, et allons regarder les horaires de trains pour demain. C’est parfait. Il y a, comme je le pensais, des trains qui partent d’ici en direction de Strasbourg. Ensuite, nous changerons à Strasbourg puis à Mulhouse puis à Belfort et nous arriverons à Besançon. Schéma classique des retours de voyages à vélo.

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Nous cherchons ensuite un camping. Je ne sais pas s’il y en a un ici. Nous croisons des gens dans la rue. Soulagé d’être de retour dans mon pays (même si j’adore l’Allemagne), je leur demande en Français s’ils savent où on pourrait trouver un camping.

Ils me répondent… en Allemand, qu’ils ne parlent pas Français.

Alors je leur demande en Allemand, et ils me répondent en Allemand. La bonne nouvelle c’est qu’il y a un camping juste ici. Ils me décrivent précisément l’itinéraire pour y aller… et je comprends tout. Je suis leurs instructions et nous le trouvons.

Après avoir finalement peu pratiqué l’Allemand en Allemagne, je m’en serai donc servi utilement… en France.

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Nous voici au camping des mouettes. Tant que ce n’est pas celui des moustiques, moi ça me va.

La réception est fermée.

Nous trouvons un endroit au fond du camping et nous nous y installons, juste derrière les sanitaires, comme ça je passe ma rallonge électrique par les fenêtres de ceux-ci et nous avons l’électricité.

Ce camping semble héberger beaucoup d’habitués. Beaucoup d’Allemands, qui ne nous posent pas de problème, mais aussi des Français, Alsaciens, dont un qui vient nous chercher des noises. Il nous dit qu’on n’a pas à s’installer là et qu’on va avoir des ennuis, et blablabla. Cause toujours. Nous l’ignorons.

La nuit se passera très bien malgré cet emmerdeur qui ferait mieux de se mêler de ses affaires.

Bilan :

80 km parcourus. Une étape plutôt facile car plate, à l’exception du tronçon avec le vent de face vers le début de l’étape, qui nous a demandé pas mal d’efforts.

Rien de très marquant à signaler, mais l’objectif, qui était de revenir en France par un itinéraire assez direct, et atteint. D’autant plus que nous avons trouvé un camping très proche d’une gare qui nous permettra de prendre le train demain matin.

 

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