Étape 8 – Tübingen – Ludwigsburg

OLYMPUS DIGITAL CAMERAMercredi 22 août 2012.

Pour Ugo, Alexandre, Ai et moi, c’est notre dernier réveil au camping de Tübingen.

Nous préparons nos affaires pour partir. Alexandre, Ai, et moi allons prendre la direction d’Heidelberg, tandis qu’Ugo et les autres vont à la gare. Ugo, c’est pour savoir comment partir en train en direction de Berlin. Les autres, c’est pour se renseigner sur leur retour à Besançon. Mais ils ne partiront pas aujourd’hui. Ils vont rester encore un jour ou deux pour aller faire un tour à la colocation où vivait Michou (photos ci-dessous), puis travailler sur notre fameuse étude des différences entre les cyclistes Allemands et les Français.

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

D’ailleurs, cette étude, où en sommes nous ? Avec quelques autres, j’ai rédigé quelques questions à poser à des usagers du vélo, dans la rue. Le questionnaire comporte des questions assez simples, sur ce qui motive les gens à prendre leur vélo plutôt que la voiture, sur leur manière de se comporter, etc. Nous n’avons pas encore posé les questions aux gens, mais Michou est confiant. Il dit qu’il va s’en occuper avec Julie (puisque tous les deux parlent Allemand, contrairement à Amélie et Quentin).

Dans ces conditions, nous pouvons partir.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ugo m’a emprunté une des mes deux bâches, pour dormir dedans car il n’a pas de tente (!). Il dormait dans celle de Quentin. Ainsi équipé, il trouve un train et part.

Quant à nous trois, nous allons comme prévu suivre la véloroute du Neckar (Neckartal-Radweg en V.O.) depuis ici jusqu’à Heidelberg.

Cette véloroute, nous l’avons déjà prise un tout petit peu sans toujours le savoir. En effet, lors de l’étape entre Schramberg et Schömberg, juste avant d’arriver au pont avec la grille de protection de la faune, notre itinéraire et cette véloroute ont emprunté le même chemin durant quelques centaines de mètres, sans que nous le remarquions. Puis nous avons franchi le Neckar et, tandis que cette véloroute le suit d’assez près, nous avons coupé par un itinéraire beaucoup plus court. Ensuite, quelques kilomètres avant Tübingen, nous sommes passés tout près de cette véloroute, sans la voir, puis avons roulé parallèlement à elle, avant de la croiser (toujours sans la remarquer) en entrant dans Tübingen. Enfin, lorsque nous sommes allés au bord de l’eau hier, nous l’avons cette fois suivie sur quelques kilomètres, et avons vu les panneaux. Nous savons donc déjà où nous rendre aujourd’hui pour l’emprunter.

Pour la rejoindre, nous passons par ce que nous connaissons déjà : le centre-ville.

Passage devant un lieu qui nous fait repenser à Michou.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Passage devant le magasin où j’ai acheté mes vinyles.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un marché.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous sortons progressivement de la ville. La véloroute emprunte des rues résidentielles calmes.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il fait beau. Juste beau, comme il faut, avec quelques nuages et une chaleur moins écrasante que les jours précédents. Ça sera agréable pour rouler, et ça sera agréable pour nos quatre amis restants, pour finir le travail prévu.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La véloroute emprunte rapidement des petits chemins, pas toujours enrobés.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Passage sur un pont, sur un trottoir autorisé aux cyclistes dans les deux sens.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La signalisation est claire et bien présente.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Passage le long d’un chantier.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Encore un trottoir autorisé aux cyclistes dans les deux sens, mais en rase campagne le long d’une route importante.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je trouve que cette partie de l’itinéraire illustre bien les divers types d’aménagements que peut emprunter une véloroute Allemande.

Ici, le trottoir est abaissé afin qu’on puisse traverser la route.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La véloroute continue en effet en face, sur ce chemin, qui n’est pas autorisé aux véhicules motorisés, sauf véhicules agricoles.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous croisons beaucoup de cyclistes, sous ce beau temps.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous roulons tous les trois au même rythme. Je tire la remorque, sans difficultés particulières en l’absence de relief et de vent.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je remarquais qu’on voyait souvent des petits tracteurs assez anciens. On en voit aussi des gros récents.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Passages sur des routes plutôt tranquilles.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous passons près de l’endroit où nous étions déjà venus hier au bord de l’eau.

À partir d’ici, nous sommes dans l’inconnu. Mais vu la qualité de la signalisation, ça ne nous inquiète pas vraiment…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Parfois le chemin est en enrobé lisse, mais plus étroit (2m50, voire parfois 2 mètres ou moins).

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Au bord de la véloroute, une remorque (de voiture) fait de la publicité pour une boutique de vélos.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Comme souvent sur les véloroutes Allemandes, nous passons dans les rues des villages et c’est plus sympathique que de les contourner.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Au bord de la véloroute figurent, de temps à autres, des panneaux d’information dédiés aux cyclistes.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Petite côte, pas longue mais pas négligeable tout de même…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

… suivie d’une descente…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

… que nous dévalons.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

En bas de la descente, c’est comme une ligne d’arrivée qui souhaite la bienvenue aux cyclistes.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Après la ligne en question, la véloroute a un aspect un peu plus sauvage.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

En France, on voit souvent des véloroutes en enrobé lisse du début à la fin, mais qui traversent les rivières sur les ponts des voitures, sans aménagement cyclable particulier. Ici, la véloroute comporte de longs tronçons non enrobés, mais par contre il est rare de traverser un pont avec les voitures. L’argent a été mis où il faut. C’est comme en Suisse.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Passerelle métallique.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La véloroute prend parfois des pistes étroites, mais néanmoins autorisées aux piétons et aux cyclistes dans les deux sens, le long des routes.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Tout est bon pour faire passer une véloroute. Même un ancien pont historique, réservé aux cyclistes et aux piétons depuis qu’il existe un nouveau pont parallèle où passe la route.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ce passage est superbe.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Après le pont majestueux, un petit chemin qui ne paye pas de mine mais qui roule toujours bien…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Biergarten au bord de la véloroute. Il y en a énormément ! Nous ferons de temps en temps un arrêt pour boire un Radler (mot Allemand qui a deux sens : cycliste, ou panaché).

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Dans un village, ce panneau indique qu’il faut respecter les feux afin d’être un exemple pour les enfants.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ai montre l’exemple aux enfants. Cette fois, Alexandre est discipliné lui aussi.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Comme souvent en Allemagne, la véloroute traverse une zone industrielle. Les Allemands n’ont pas peur de faire cohabiter les cyclistes et les poids lourds, tant que ça reste dans des zones où les vitesses pratiquées par ces derniers sont faibles.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Petit pont très mignon.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Passage étroit mais bien agréable.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Paysages viticoles.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Encore un des (nombreux) tronçons non revêtus mais très roulants et très agréables.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ce panneau indique que le chemin est privé, mais autorisé aux Mercedes-Benz !?

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

En fait, non. Il est autorisé aux personnes désirant accéder aux locaux de Mercedes-Benz qui se trouvent ici.

Ici, nous rattrapons d’autres voyageurs à vélos, Allemands, et nous formons avec eux un groupe. Nous roulons ensemble et à la même vitesse. Mais ils n’ont pas l’air de chercher à discuter avec nous, et du coup nous non plus. Si j’étais seul, j’aurais tenté d’engager la discussion.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Voici les locaux de Mercedes-Benz.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ici, on dirait qu’une sorte d’encorbellement a été recréé le long de ce bâtiment au bord de l’eau (qui abrite un parking) afin de faire passer la véloroute. La largeur est limitée au strict nécessaire.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous apercevons un camping. Il est bientôt l’heure de dormir. Mais j’ai lu sur internet que ce camping était bruyant, et affreusement nul, et nous n’avons pas envie de vérifier si c’est vrai. Les Allemands, en revanche, y entrent. Nous continuons notre chemin sans ralentir.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La véloroute traverse cette zone abritée et éclairée, sous un pont, où la pratique du graffiti est légale.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Paysages viticoles à nouveau.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La véloroute franchit une énorme écluse. Nous y restons un certain temps pour observer son fonctionnement. Elle est composée de deux bassins. L’eau monte dans l’un quand elle descend dans l’autre.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ci-dessus un magasin qui semble être à la fois une concession automobile (ou un garage) et un magasin de vélos (ou un atelier de réparation). Ce n’est pas en France qu’on verrait ça.

Il commence à se faire tard, et alors que nous franchissons le secteur visible sur la photo suivante nous y envisageons sérieusement le camping sauvage. Mais quelqu’un nous dit que c’est interdit et que la police passe ici régulièrement. Mauvaise idée.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La signalisation est toujours de très bonne qualité.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il nous faut trouver où dormir.

Nous finissons par trouver l’emplacement d’une auberge de jeunesse, et décidons de nous y rendre. Je n’ai jamais dormi dans une auberge de jeunesse. Ai non plus. Il faut un début à tout.

L’accueil est sympathique. Il y a un local à vélos, mais pas terrible. Il ferme mal. Or, même si nous sommes à la campagne, nous ne sommes pas si loin que ça de Stuttgart, qui est une grande ville où on nous a prévenu que les vols de vélos étaient une réalité. Alors nous sommes un peu méfiants. Nous attachons bien nos montures.

Il faut adhérer à leur organisation pour pouvoir dormir, ce qui augmente un peu le prix. Mais ça reste raisonnable. De toute façon, jusqu’à Tübingen, nous n’avons rien payé (enfin si, mais nous serons remboursés), alors nous n’allons pas nous plaindre.

Pour la première fois depuis un bon moment, nous nous endormons dans un vrai lit, et ça ne fait pas de mal.

Bilan :

85 km parcourus, donc une longue étape, mais facile car toute plate à l’exception d’une seule petite bosse.

Une étape sans le moindre évènement marquant, mais vraiment agréable.

Nous sommes contents d’avoir voyagé et passé du temps avec le groupe, et si c’était à refaire je le referais sans hésiter. Mais ça fait du bien, au bout d’un moment, d’être juste avec Ai, et Alexandre avec qui je m’entendais vraiment très bien dans le groupe.

Ça fait également du bien de reprendre la route et de découvrir une nouvelle véloroute. D’autant plus que je suis dispensé du travail de guide, cette fois. Il suffit de suivre les panneaux. Je suis également content de ne plus avoir besoin de (tenter sans succès de) convaincre Ugo de rouler à droite !

(Il arrivera quelques fois durant cette étape que je regarde Alexandre et que nous imitions spontanément, les deux en même temps, la tête d’Ugo, avant de nous marrer, sans avoir échangé un seul mot. Mais trêve de moqueries. Profitons plutôt de nos vacances !)

 

Ce contenu a été publié dans 2012 - Freiburg - Tübingen - Heidelberg. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>