Le séjour à Tübingen

IMG_0608Nous sommes arrivés sans encombre à Tübingen, et sommes censés y effectuer notre étude comparative des pratiques du vélo entre la France et l’Allemagne.

Je ne vais pas raconter en détails la méthodologie utilisée. Je vais juste énumérer les trois principaux obstacles que nous avons rencontrés.

Premier obstacle : nous ne sommes pas des sociologues, ni des géographes (je le deviendrai… enfin je crois… mais à cette époque ça n’est pas le cas).

Deuxième obstacle : il fait très chaud. Vraiment très chaud. Il faisait déjà chaud lors des étapes de notre voyage mais ça allait. Cette fois, c’est une véritable canicule tandis que nous sommes à Tübingen.

Troisième obstacle, et non des moindres : la bière n’est pas plus chère et pas moins bonne à Tübingen que dans tout le reste de l’Allemagne.

Je ne vais pas non plus raconter le voyage en détails jour par jour. Juste citer les éléments marquants qui me reviennent en mémoire au fur et à mesure des photos.

Premier jour :

Les gondoles. Enfin, en Allemand, ça porte un autre nom. Mais le principe est le même. S’il n’y a pas ça chez nous, il y en a ici, et c’est très populaire auprès de la jeunesse durant l’été. Nous y passons une bonne partie de l’après-midi, en compagnie de Clemens et d’une jeune Polonaise qui connaît ce dernier (mais avec qui on ne peut discuter qu’en Allemand ou en Anglais, ce qui fait qu’elle doit s’emmerder une bonne partie du temps lorsque nous parlons français).

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Inutile de préciser qu’il y a des bières à bord. Il y aura des bières avec nous à peu près tout le temps durant le séjour à Tübingen.

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Le camping.

Il sera pour nous plus qu’un simple camping puisque nous devront y rester plusieurs jours. Ça sera donc notre lieu de vie et notre lieu de travail pour préparer notre étude. Michou négocie l’emprunt d’une table et de chaises. C’est indispensable si on veut pouvoir travailler, et c’est bien utile pour d’autres activités aussi.

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Nos tentes sont plantées devant ce mur en grosses pierres. Le hamac d’Alexandre est dans les arbres, au dessus du mur.

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LoréAi, parce que je le vaux bien.

Au camping, nous rencontrons cette sympathique personne qui voyage à vélo et qui va faire un spectacle de rue au centre-ville. En effet, il se déroule en ce moment même un festival d’arts de rue, avec des spectacles en centre-ville, et une sorte de village d’animations avec des concerts à l’extérieur de la ville, non loin de la gare.

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Le restaurant :

Le soir, nous mangeons dans un restaurant qui met la saucisse à l’honneur.

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La saucisse, ou autre chose d’ailleurs. Vous pouvez constater que le contenu des assiettes est bien plus varié que ça.

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Le festival :

Puisqu’on nous en a parlé, nous allons au festival après le restaurant.

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Second jour :

Le camping.

Il fait tellement chaud durant la journée que nous y restons de longs moments, sans rien faire. Il faudrait que nous fassions notre étude comparative, mais nous sommes fatigués, sans doute parce que tous les matins sont des lendemains de cuite mais aussi et surtout parce qu’il fait vraiment très chaud. À un moment, il tombera une petite averse mais elle durera cinq minutes, et ne rafraîchira même pas l’atmosphère.

Certains jours, nous allons à la douche en plein milieu de journée, sans raison particulière, juste pour nous rafraîchir. Ça ne serait d’ailleurs pas une bonne habitude à prendre, car en cas de canicule prolongée, donc de sécheresse, il faudrait plutôt avoir le réflexe d’économiser l’eau.

Le reste du temps, nous restons assis sur des sièges, un peu comme des vieux (la comparaison arrivera dans les conversations) mais tout de même en général avec des bières.

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J’arrive quand même à trouver le courage de travailler un peu. Il faut préparer des questions à poser aux habitants pour étudier leur pratique du vélo.

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Pendant que certains travaillent, d’autres se reposent. Chacun son tour.

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L’usage du vélo :

À défaut d’être extrêmement productif sur notre étude, je m’efforce au moins, durant mes déplacements, de prendre des photos représentatives des aménagements cyclables et de l’usage du vélo dans ce pays, et qui serviront pour l’étude. Ça n’est pas un gros effort pour moi car c’est quelque chose que je fais déjà habituellement. Vous l’aurez déjà constaté.

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Dès qu’il y a une infrastructure quelconque (ici, une salle de sport), il y a d’énormes parkings à vélos, souvent pleins à craquer alors qu’il n’y a pas tant de voitures que cela.

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Passage à niveau de piste cyclable.

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Là, ça doit être un établissement scolaire. Le parking à vélos est donc vide pendant les vacances, mais immense.

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Zone 30 et zone de rencontre.

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Notez que sur le panneau Allemand, il y a un ballon et une maison. On montre clairement que la rue est un espace de vie, et de jeu. Sur le panneau français, ces deux éléments ont été gommés au profit des seuls moyens de locomotion : marche, voiture et… vélo, qui n’existe pas sur le panneau Allemand !

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Dans un chantier, où nous passons à chaque fois que nous allons au festival, le trottoir a été autorisé aux cyclistes de manière officielle. En France, les cyclistes prennent les trottoirs dans les chantiers, mais on ne pense pas à légaliser cette pratique. On ajoute parfois même des panneaux « pied à terre ».

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Comme précédemment à Lyon puis à Freiburg, je fais des séries de photos de cyclistes dans les rues…

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Zone piétonne. J’adore le vélo attaché sur le panneau qui interdit le stationnement des vélos !!

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Signalisations de véloroutes qui passent en ville ou en font même le tour…

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L’aménagement de cette rue est intéressant. Dans le sens montant, une amorce de bande cyclable fait monter les cyclistes sur le trottoir, large mais pas tant que ça…

Dans le sens descendant, les cyclistes descendent sur la chaussée, mais peuvent se placer sur le  trottoir au niveau du feu, afin de tourner si nécessaire.

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Parking à vélos devant le grand Biergarten.

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Quentin aussi fait des photos des vélos et des aménagements cyclables.

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Le festival. Nous nous y rendrons chaque soir ou presque. Nous y croisons parfois d’autres voyageurs à vélo.

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J’aime beaucoup ce gros camion qui sert de scène. Il y avait le même modèle (ou un similaire) dans le quartier « autogéré » de Freiburg. Il y en avait un bleu dans mon village quand j’étais petit. Un gros camion-benne d’une société de TP locale.

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Ce soir il y a un groupe francophone qui joue. Bernar Orchestar. Je discuterai un peu avec eux plus tard dans la soirée. Ce sont des Bruxellois. Ça fait du bien de parler un peu français avec d’autres gens que ceux de notre groupe.

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Ce soir nous restons longtemps au festival.

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Nous discutons avec des gens que nous rencontrons.

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À un moment, je pose mon vélo par terre pour discuter. Et puis de fil en aiguille, à force de parler avec différentes personnes, je me retrouve à l’autre bout du festival. Il s’écoule bien une heure sans que je vois mon vélo. Quand je retourne le chercher, il est toujours là. Je n’en doutais pas un instant. En France, je ne l’aurais pas quitté des yeux, même trente secondes.

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À un moment, j’entendrai Alexandre critiquer une femme qu’il a croisée, car elle était torse nu. Je l’ai croisée aussi. Je suis étonné d’une remarque aussi réac de sa part. Cela fait presque depuis le début du voyage qu’il est en permanence torse nu. Pourquoi les femmes n’auraient pas le même droit si elles le souhaitent ? C’est la première fois du voyage que je désapprouve Alexandre.

Puisque je parle de lui, j’ai pu savoir ce que Quentin avait contre lui, et que j’évoquais précédemment. Quentin reproche à Alexandre de ne pas du tout s’investir dans le groupe, notamment pour les corvées dont la vaisselle.

Effectivement, c’est le cas. J’aurai l’occasion d’en discuter avec le principal intéressé qui ne démentira pas. Son raisonnement est très simple : quand il est parti tout seul, il ne s’est pas embêté à cuisiner et à faire de la vaisselle. Il n’a mangé que des trucs tout préparés, dans des emballages jetables. Il recherche la facilité. J’avoue que c’est souvent ce que je fais moi-même quand je roule seul, même si le suremballage me désole. Du coup, il ne comprend pas qu’en groupe on s’embête à faire autrement, et il dit simplement « ce que je ne ferais pas pour moi-même, je ne vois pas pourquoi je le ferais pour le groupe ». Pour lui ce sont des choses inutiles.

Je ne sais pas trop quoi en penser.

D’un côté, le raisonnement se tient. Ce n’est pas comme s’il considérait les autres comme ses larbins, ce qui ne serait pas acceptable. C’est juste que lui, il considère que tout ça n’est pas nécessaire et donc il n’y participe pas. On pourrait lui rétorquer qu’il mange tout de même ce que les autres préparent, mais justement : avant l’arrivée en Allemagne, alors que les repas étaient cuisinés tantôt par Geoffrey, tantôt par Ai, et toujours végans pour respecter les choix qui avaient été faits au moment du départ, il m’avait clairement dit qu’il en avait marre et qu’il avait envie de se commander une pizza. Donc on ne peut pas dire qu’il profite vraiment des autres. Au contraire, il a vite tendance à vouloir vivre sa vie à sa manière.

De l’autre côté, c’est vrai que c’est gênant de voir que Quentin a fait de la vaisselle plusieurs fois (alors que ce n’était pas son rôle : il avait déjà un rôle de photographe et vidéaste à temps plein, comme moi j’avais un rôle de guide incluant des heures de préparation de l’itinéraire) tandis qu’Alexandre, qui n’avait pas d’autre rôle, n’en a pas fait.

Je pense qu’on aurait dû être plus clairs sur la répartition des tâches avant le départ : Michou comme organisateur principal, et guide à Tübingen. Moi comme guide le reste du temps. Quentin comme photographe et vidéaste. Ai et Geoffrey à la cuisine. Les cinq autres sans exception à la vaisselle (ce qui n’est pas la tâche la plus gratifiante, mais représente une faible charge de travail par personne comparé aux autres tâches précédemment citées – c’est donc assez équitable). Pour le reste, chacun fait sa lessive et gère ses affaires personnelles.

Ceci étant dit, même s’il fallait que j’en parle parce que c’était un élément important du voyage, je préfère largement l’attitude d’Alexandre qui ne s’est peut-être pas beaucoup investi dans la vie du groupe mais n’a jamais embêté personne à celle d’Ugo qui m’aura cherché des ennuis à plusieurs reprises. Visiblement, pour Quentin, c’est l’inverse. Il aime bien Ugo qui, malgré son caractère, a participé à la vie du groupe (y compris à la vaisselle).

Revenons au festival.

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Nous rencontrons un garçon fort sympathique qui s’entend bien avec Ai et Alexandre.Sur le festival, il y a à manger, à prix libre. Je lis la description, en allemand, du collectif qui fait à manger, et ça ressemble fortement au Resto Trottoir de Besançon : c’est bio, souvent à base de récupération sur les marchés, vegan, et à prix libre.

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En voyant toutes ces tentes, je me demande si on n’aurait pas pu camper là aussi. Ça aurait fait des économies. Mais bon, en même temps, nous avons un budget à dépenser, et ici il n’y a pas de douches à ma connaissance.

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Troisième jour :

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Les jours se suivent, et se ressemblent sur certains points mais comprennent toujours leur lot de nouveautés.

Nous montons à vélo jusque vers l’Université mais il n’y a pas grand chose à voir. C’est juste l’occasion de photographier des vélos et des aménagements cyclables.

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Petit tour en ville…

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Ce jour là, nous allons à l’office du tourisme. Je ne sais plus exactement pourquoi. Michou ressort avec une casquette « Deutschland » et moi avec un pan des pistes cyclables de la ville.

C’est sans doute aussi ce jour là que je vais dans un magasin de disques. Il y a du choix, et de bons vinyles de techno à l’allemande. Je demande pour les écouter. Le vendeur me dit des choses en allemand que je ne comprends pas. Il finit par me dire plus simplement qu’il veut que ses vinyles restent en bon état. Je lui dis que je comprends. Pas de problème.

Je les écoute avec soin et les trie. Je choisis 21. J’ai l’impression qu’il ne s’attendait pas à cela. Mais il faut dire qu’ils ne sont pas chers. Les prix de ceux que j’achète vont de 1,5 à 3,5 €. Je m’en tire pour une soixantaine d’euros. Je pense qu’en Allemagne c’est banal. Ce sont sans doute des disques qui datent un peu et que les DJs ne jouent plus. Mais en France ça ne se trouve pas comme ça, et surtout pas à ce prix là.

Dans son magasin, il y a un distributeur de boissons. J’en choisis une. Äpfelschorle. Un Machinschorle, en Allemand, c’est quand tu prends du machin et que tu le mélanges avec de l’eau gazeuse. Donc là, en l’occurence, c’est du jus de pomme avec de l’eau gazeuse. Rien de plus sain.

Quand je vais pour la payer, il me dit « Schenke ich dir ! ». Là j’ai compris du premier coup : il me l’offre. Je le remercie.

Je le bois dans la rue, mais comme je sais que les bouteilles en plastique sont consignées en Allemagne je retourne dans le magasin pour la rendre.

Pendant que je suis dans le magasin de disques, Ai visite un petit musée, visiblement très intéressant.

Le soir, pas de festival. Nous retournons au grand Biergarten, et quand il ferme, comme si ça ne suffisait pas, nous trouvons un autre bar plus loin en ville. Mais pas un truc Allemand comme d’habitude. Un pub Irlandais ou quelque chose comme ça.

Tard le soir nous achetons des kebabs. Ensuite, nous rentrons au camping.

Alors qu’il fait déjà nuit et qu’il n’y a plus trop de bruit, Alexandre me regarde et me dit.

« Adrien… Cristaline… »

Et j’ai crié, crié… « STALINE ! »

Peut-être pas pour qu’il revienne (il ne vaudrait mieux pas) mais parce qu’il ne pouvait pas en être autrement, après une telle provocation.

Quelques minutes plus tard, le gérant du camping vient nous demander si tout se passe bien. Après notre réponse affirmative, et voyant notre air très sérieux, il nous dit qu’il faut veiller à ne pas faire de bruit, ce à quoi nous acquiesçons, et il s’en va…

Après cet épisode politico-culturel, nous allons nous coucher.

Quatrième jour :

Saturn :

Quand j’étais au collège, dans le livre d’allemand, il y avait une histoire avec un ado qui voulait aller à Saturn pour acheter des disques. À cette époque, je n’achetais pas encore de disques mais j’aurais bien aimé pouvoir le faire, moi aussi. Mais ce que j’ignorais jusque là, c’est que Saturn existait vraiment. Il y en a un à Tübingen.

Comme je sais qu’il faudra gérer l’après-voyage et que nous allons bientôt nous séparer, je propose d’acheter un disque dur externe pour l’association, sur le budget du voyage, maintenant. Le but est que nous regroupions toutes nos photos tout de suite, car je sais qu’après le voyage ça sera très compliqué de coordonner tout le monde pour les regrouper.

Je suis volontaire pour réaliser cet achat. Me voici à Saturn.

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Je vois même dans ce magasin la B.O. du film Berlin Calling, de Paul Kalkbrenner, qui est très connu en Allemagne, à un prix réduit. Mais je ne sais pas pourquoi, je ne l’achète pas.

Je ressors avec mon disque dur externe. Par contre, je n’arriverai pas à récupérer toutes les photos. Je ne pensais pas que ça pouvait être aussi compliqué pour certains de trouver cinq minutes pour venir me voir devant mon ordi avec leur carte SD.

Il faudra donc que Quentin s’embête à nous recontacter pour regrouper toutes les photos. Il finira par y arriver mais cela prendra beaucoup de temps. C’est une des raisons pour lesquelles je ne raconterai pas le voyage au retour : les photos ne sont pas toutes disponibles et les miennes ne suffisent pas. Surtout durant les premières étapes.

Ce n’est pas très grave. Ce disque dur externe sera un bon achat qui servira beaucoup à l’association par la suite. Tous les fichiers pourront y être regroupés et sauvegardés (travail de communication de Quentin, administratif, comptabilité, historique, etc.).

Préparation de la suite :

Certains d’entre nous commencent à envisager de quitter Tübingen pour de nouvelles aventures. Nous sommes contents d’être venus jusqu’ici en groupe. Nous nous sommes bien amusés. Mais il est temps de nous séparer. Il n’y a pas vraiment de tensions dans le groupe (ça s’est calmé entre Ugo et moi, et Quentin n’a que peu abordé avec Alexandre ce qui le préoccupait). Mais on peut sentir chez plusieurs d’entre nous une certaine lassitude liée à l’inertie du groupe. C’est le cas d’Alexandre. C’est mon cas aussi, dans une moindre mesure.

Ugo a envie d’aller à Berlin. Il va y aller en train, avec son vélo.

Moi je ne sais pas trop où je veux aller, mais j’ai envie de poursuivre le voyage. Pour Alexandre, c’est un peu pareil.

Ai nous dit qu’elle a envie d’aller à Heidelberg. Je ne sais pas exactement ce qu’elle a lu au sujet de cette ville, ni où et quand, mais elle aimerait la visiter.

Je me penche sur la faisabilité de la chose et découvre que c’est très faisable. Il suffit de suivre la véloroute du Neckar.

Le Neckar, je l’ai déjà dit, c’est la rivière qui passe à Tübingen, où nous avons joué aux gondoliers.

Elle coule ensuite jusqu’à Heidelberg et va se jeter enfin dans le Rhin.

La véloroute du Neckar, comme son nom l’indique, c’est une véloroute qui suit cette rivière. Les choses sont bien faites.

Je regarde un peu les hébergements qui existent (il y en a plein) et l’itinéraire de la véloroute.

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Ça semble être un bon programme !

Alexandre est motivé pour venir avec nous.

Nous partirons donc les trois, avec nos trois vélos, et ma remorque. Je préfère la garder, à la fois pour ne pas trop encombrer les autres pour leur retour en train (ils vont déjà s’amuser avec le tandem et une remorque) et parce qu’elle peut encore nous servir (notamment pour transporter mes 21 vinyles dans de bonnes conditions,  mais pas que !).

Pour le retour, nous aviserons, mais puisque le Neckar se jette dans le Rhin, pourquoi ne pas nous jeter nous aussi sur la véloroute du Rhin.

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Le moment où Ai et Alexandre m’énervent :

Alors que je suis en train de regarder internet sur une table à l’accueil du camping, et que les autres sont en ville sauf Ai et Alexandre qui sont vers les tentes, je vois tout à coup ces deux énergumènes passer devant moi à vélo, à une vitesse soutenue, et sortir du camping, sans rien me dire.

Au début, je pense qu’ils vont revenir, alors je termine ce que je fais. Mais ils ne reviennent pas, et je finis par quitter moi aussi le camping.

Bien entendu, quand je tente des les appeler, aucun des deux n’a un téléphone allumé.

Ça m’énerve fortement parce que je pensais qu’on allait aller en ville ensemble, et me voilà tout seul.

En ville, je tombe sur Michou et Amélie à qui je fais part de mon désarroi et qui me conseillent de visiter le château. Ensuite, je tombe sur Quentin qui me prête son appareil photo, avec lequel je vais donc tout d’abord visiter le château, puis refaire un tour au festival pour manger pour pas cher, et enfin faire à nouveau une série de photos de cyclistes.

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Enfin, par hasard, je retombe sur Ai et Alexandre en train de commander des kebabs.

Comme ils ne m’ont pas vu, je m’approche de leurs vélos et verrouille celui de Ai avec mon antivol. Elle me voit faire mais je m’en vais… à vélo… Elle est bien embêtée.

Je retourne un peu plus loin refaire quelques séries de photos de cyclistes.

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Ensuite je reviens. La vengeance (pas bien méchante…) a assez duré. Juste le temps qu’elle mange son kebab, en fait.

J’essaie de comprendre pourquoi ils m’ont fait ça. Ça n’était vraiment pas sympa. Ils me disent qu’ils étaient juste allés acheter faire quelques courses et qu’ils sont revenus rapidement, mais que je n’étais plus là. On ne doit pas avoir la même définition de la rapidité car je les ai attendus un long moment en espérant qu’ils reviennent.

Le pire, dans tout ça, c’est qu’eux aussi sont allés visiter le château, mais pas en même temps que moi.

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Au bord de l’eau :

Dans l’après-midi, certains membres du groupe (dont Ai) font un tour à l’extérieur de la ville, au bord de l’eau, et se baignent même un peu. Je vais les rejoindre un peu plus tard avec Alexandre.

L’escalade :

À chaque fois que nous sommes allés au festival, nous sommes passés devant une endroit où j’ai pris en photo beaucoup de vélos stationnés. C’est un complexe sportif ouvert au public. Alexandre a repéré qu’on pouvait aller y faire de l’escalade et il en a envie. Je n’en ai pas fait depuis le lycée, donc depuis 10 ans. Je dois être assez nul. Mais ça me tente bien.

Nous nous y rendons.

L’homme qui fournit le matériel d’escalade est assez méfiant. Il nous demande si nous savons nous en servir et si nous avons déjà pratiqué. Je lui assure que oui, d’un air convaincant. Il nous laisse le matériel. Ça ne coûte pas très cher.

Arrivé devant le mur, comme Alexandre veut monter, il faut que je l’assure. Je ne sais plus du tout comment on fait, bien que j’aie affirmé le contraire cinq minutes plus tôt. Mais il me montre sérieusement. Il ne s’agirait pas que l’un d’entre nous se blesse.

Alexandre grimpe bien, et je l’assure bien, une fois qu’il m’a expliqué comment faire. Ça se passe bien. Je grimperai moi aussi un coup. Moins que lui, mais je monte quand même en haut d’une piste facile. C’est mieux que rien.

Après cela, nous restons sur place. On peut boire et manger ici. Je surprends Alexandre quand je commande un Weinschorle (pour changer de la bière). Je lui explique. Si vous avez suivi précédemment, vous devez savoir ce que c’est. Oui, c’est une ineptie pour les Français.

La nuit tombe pendant notre repas, avec le mur d’escalade en fond et des gens qui grimpent encore.

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Bilan :

Je pense avoir raconté à peu près tous mes souvenirs de Tübingen.

Le reste n’a sans doute pas grand intérêt, sinon je l’aurais retenu.

Je suis sûr qu’il manque des photos. Je me suis basé sur ce qu’il y avait dans le disque dur externe de Vélocampus, mais il faudra que je recherche dans le mien.

Demain, nous reprenons la route…

 

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