Étape 5 : Freiburg – Hornberg

OLYMPUS DIGITAL CAMERAMercredi 15 août 2012.

Nous nous réveillons pour la seconde et dernière fois au camping de Freiburg.

Cette fois, pas de vol de harengs ou autres mésaventures extraordinaires. Nous sortons des tentes tranquillement.

Geoffrey et Bénédicte préparent leurs affaires pour rentrer. Les autres préparent les leurs pour continuer le voyage.

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SONY DSC Nous partons ensemble en direction de la ville. Là-bas, nous nous séparons. Ai et moi allons à Alnatura refaire quelques courses. Je l’attends devant le magasin, et fais des photos des cyclistes qui passent.

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Devant le magasin, la rue est organisée de manière originale : il y a les deux voies du tram au milieu, et deux voies de circulation de part et d’autre. Ensuite, deux trottoirs. Pas de piste cyclable faute de place. Les vélos circulent avec les voitures. Mais c’est une zone à faible trafic.

Il y a une station de tram presque en face du magasin. À cet endroit, la chaussée des voitures est surélevée par rapport à celle du tram, et c’est elle qui sert de quai lorsqu’un tram s’arrête. Pour que les voyageurs ne finissent pas sous les roues des voitures, il y a tout simplement un feu rouge qui arrête celles-ci lorsqu’un tram s’arrête.

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Lorsque le feu est rouge, tous les cyclistes le respectent.

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Ai ressort du magasin. Les courses prennent place dans nos sacoches. Nous partons en direction de la gare pour rejoindre le reste du groupe.

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Aux alentours de la gare, la taille des parkings à vélos est impressionnante…

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Nous retrouvons nos amis et partons.

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Pendant ce temps là, Geoffrey et Bénédicte sont dans le train.

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Les trains s’enchaînent.

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Passage par la gare de Basel, avec cette frontière dans la gare que j’ai franchie moi aussi il y a deux ans avec Ai.

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Et après avoir enchaîné les TER : Basel – Muhlouse, Mulhouse – Belfort et Belfort – Besançon, ils arriveront en fin de journée à la maison.

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Mais revenons à Freiburg.

Nous quittons le quartier de la gare vers le nord, afin de sortir de la ville.

Nous tombons sur un chantier. La route, habituellement à double sens, est en sens interdit en raison des travaux.

Mais contrairement aux habitudes françaises, ici on n’a pas oublié les cyclistes. Le panonceau « sauf vélos » figure bien à sa place sous les panneaux de sens interdit.

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Nous franchissons la zone de chantier.

Ce matin, Quentin et Alexandre ont chacun une remorque. Mais à un moment, nous entendons un gros bruit. Alexandre est passé trop près d’une bordure de trottoir, et sa remorque a fait un tonneau. Il faut la redresser et la recharger, mais elle n’est pas abîmée.

Nous sortons de la ville. Comme je l’ai déjà expliqué, j’ai tracé un itinéraire en me basant sur Google Maps et ses vues aériennes. Je suis l’itinéraire en question à l’aide de mon smartphone, fixé sur mon guidon (de manière artisanale car les supports adéquats n’existent pas encore vraiment, ou ne sont en tout cas pas répandus).

L’itinéraire prend principalement des voies réservées aux piétons et aux cyclistes, que nous appellerions chez nous des voies vertes. Parfois, certaines sont ouvertes à la circulation, mais elle est faible et calme.

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Lorsque nous traversons des villages, les aménagements cyclables sont souvent bien présents et visibles, comme ici où nous croisons une route.

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Parfois, certains chemins ne sont pas revêtus, mais ils sont toujours très roulants. J’aime bien ça. Quentin aussi.

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Il y a souvent du jalonnement pour les cyclistes.

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Nous suivons la direction d’Elzach.

Je pense que si je n’avais pas tracé l’itinéraire à l’avance, il nous suffirait de suivre les panneaux. Il semble y en avoir beaucoup, et l’itinéraire que j’ai tracé semble correspondre assez souvent à leurs indications. Mais pas toujours, car nous circulons dans une vallée, et parfois nous sommes sur une rive d’un cours d’eau tandis que l’itinéraire jalonné semble être sur l’autre. De toute façon, puisque j’ai tracé quelque chose, je le suis.

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Petit passage sur un chemin plus étroit que les autres. Je l’avais remarqué en traçant. Mais il est bien roulant.

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Parfois, nous passons ponctuellement dans les rues d’un village, et même parfois dans la rue principale.

Ici, un panneau se plaint que les automobiles produisent du bruit et des gaz polluants qui rendent malade.

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Crevaison pour Ugo. C’est l’occasion de rejouer Bicycle Repair Man. Et puisque nous sommes arrêtés et qu’il y a des bancs, nous mangeons.

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Nous repartons.

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Ici, l’itinéraire cyclable emprunte le trottoir, autorisé et large comme une voie verte.

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Si notre itinéraire est encore plat pour l’instant, le paysage autour de nous est fortement vallonné. Nous savons que nous nous approchons des difficultés.

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Il commence à y avoir quelques bosses, très modestes pour l’instant.

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Le panneau ci-dessus indique que le chemin est privé et qu’il n’y pas d’entretien lorsqu’il y a du verglas. Mais son utilisation est autorisée, à nos risques et périls. Tout se passera bien en cette saison.

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Nous marquons une pause dans un petit café, pour aller aux toilettes et boire un coup. Ensuite nous repartons.

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Tiens, qu’y a-t-il sur le toit de ce commerce ?

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Quentin et moi sommes bien d’accord : c’est bien dommage. Nous aimerions bien le sauver de là.

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L’itinéraire longe parfois la route, mais toujours sur des voies en site propre.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Arrivés à Elzach, le site propre s’arrête à un croisement. Je le savais. Il nous faut continuer sur la route.

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À un moment, il existe un chemin parallèle à la route. J’avais tracé l’itinéraire dessus donc nous le prenons.

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Mais cela ne dure qu’un kilomètre environ. Retour sur la route.

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J’entends Ai pousser un petit cri. Il y avait un serpent mort sur la route. Mais elle continue sa route sans broncher. C’est sans doute l’effet de groupe.

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Jusqu’ici, le relief était modéré. Cela montait très légèrement. Mais les choses se gâtent tout à coup.

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Ça monte très sérieusement !

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L’ascension dure un bon moment.

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Michou et Amélie arrivent les premiers en haut de la côte. Le tandem semble efficace.

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Quentin et Ugo arrivent ensuite. C’est une véritable prouesse pour Ugo car il a repris la remorque que tirait Quentin. Je ne sais pas comment il a fait pour monter si vite.

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Alexandre arrive juste après Ugo. Il finit en poussant son vélo.

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Voici enfin Ai, et moi qui suis resté derrière elle pour l’escorter.

Un cycliste sportif arrive derrière nous. Il nous a rattrapés mais ne fait pas l’effort de nous doubler.

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Ça fait du bien d’être en haut.

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Un panneau attire notre attention. Nous ne l’avions pas remarqué tout de suite. Il s’adresse aux automobilistes qui vont dans le sens inverse du notre. Il indique une descente à 18%. C’est donc ce que nous venons de monter ! Ce n’était pas le dénivelé moyen, mais probablement celui des parties les plus raides. Mais elles étaient longues.

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Ça, c’est sans doute le nom du col :

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Après une bonne pause, il est temps de continuer notre route. Ce qui nous attend ne nous déplaît pas :

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Plusieurs kilomètres d’une belle descente à travers la forêt !

Cela n’étonnera sans doute personne, mais il n’y aura aucune photo de la descente. Nous la dévalons avec une joie ni feinte ni dissimulée, mais en faisant néanmoins preuve de prudence car des panneaux avertissent que la chaussée est glissante. Un véhicule semble avoir perdu de l’huile, d’après la signalisation.

Nous voici en bas.

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La suite de l’itinéraire que j’avais tracé retrouve un site propre. Nous le suivons quelques instants puis atterrissons à la terrasse d’un bar.

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Julie est moins fatiguée que nous. Elle a voyagé comme prévu en train, et vient juste de nous rejoindre.

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Nous buvons et bavardons joyeusement. Nous sommes très bruyants, comparé aux Allemands présents aux autres tables de la terrasse.

À un moment, alors qu’il n’y a pas beaucoup de bruit, Alexandre lâche un énorme rot sonore.

Les gens autour se retournent vers nous… Alors comme ils nous regardent, je hoche les épaules et dis « Franzosen ! »… Éclat de rire de notre groupe et de certains Allemands.

Au bout d’un moment, il faut songer à trouver un endroit où dormir. Quand j’ai dit que Michou avait repéré les campings en Allemagne, c’est vrai… sauf ici où il n’a rien trouvé !

Alors nous décidons de demander aux gens qui sont à la terrasse ainsi qu’au personnel du bar.

On finit par nous trouver une brochure que nous étudions. Quelqu’un nous conseille un hébergement dans une ferme, sur les hauteurs, pas très loin d’ici. Apparemment c’est sympa et pas cher. Je repère où c’est et nous nous y rendons.

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J’aime bien l’expression « Heuhotel ». Ça veut dire littéralement « hôtel dans le foin ». Autrement dit : on peut dormir dans une grange.

Il fait nuit et nous passons devant ceci…

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Ensuite, nous montons une bonne côte. Nous qui pensions en avoir fait assez pour aujourd’hui ! C’est d’autant plus dommage que nous remontons le versant de colline que nous avons descendu précédemment. Mais par une route différente.

Heureusement, la montée n’a rien de comparable avec la précédente.

Nous arrivons en haut. Nous avions, bien sûr, téléphoné avant, pour être sûrs que tout se passe bien. Nous sommes bien accueillis. Nous pouvons installer nos tentes derrière la ferme.

Une fois installés, et alors que nous mangeons à l’intérieur, une énorme averse tombe. Nous sommes arrivés à temps !

Après le repas, une altercation se produit entre Ugo et moi. Alors que certains d’entre nous sont retournés aux tentes (car la pluie a cessé), nous sommes plusieurs à l’intérieur, et nous discutons en anglais avec d’autres gens présents. À un moment, Ugo dit que les français sont mauvais en anglais, mais il le dit de manière si laborieuse que je ne peux pas m’empêcher d’ajouter « like you » (comme toi) au bout de sa phrase.

Il s’énerve et m’engueule un bon coup. Il m’accuse d’avoir quelque chose contre lui.

Bon, d’accord, ça n’est pas totalement faux, mais s’il avait un peu plus suivi les règles de circulation quand je lui ai demandé (gentiment) de le faire, je n’aurais vraiment rien contre lui. La blague que je viens de faire, c’est juste pour rire. J’aurais fait la même à Michou, à Quentin ou à n’importe qui.

Il ajoute que je me suis déjà moqué de lui aujourd’hui, et ça c’est faux. Je lui demande quand, et quand il répond je comprends.

À un moment, dans la journée, une Allemande lui a demandé s’il parlait Allemand. Il a compris la question, mais ne savait pas répondre, alors j’ai répondu à la dame qu’il avait juste appris quelques mots durant le voyage. Il n’y avait aucune moquerie de ma part, pour le coup. C’est même plutôt bien d’avoir commencé à apprendre des mots en seulement quelques jours.

Comme il n’a pas compris la réponse, il a cru que je me moquais de lui. Mais sur le moment, il ne l’a pas dit (sinon j’aurais clarifié mon propos). Et du coup, ça ressort ce soir. Je lui explique mais il ne me croit pas. Il s’en va en claquant la porte. Je regarde Quentin qui ne s’attendait pas à ça. Nous continuons notre discussion

Plus tard, nous regagnons les tentes et nous couchons.

Bilan :

56 km parcourus aujourd’hui, à sept cyclistes au lieu de dix.

Pour Ai et moi, c’est le début du vrai voyage, hors du secteur que nous connaissions déjà. Jusqu’ici, nous guidions les autres sur un terrain qui nous était souvent familier, ou en tout cas déjà connu.

Certes, j’ai déjà une connaissance géographique du secteur, puisque j’ai tracé l’itinéraire. Et je continue donc à jouer le rôle de guide. Mais ce n’est qu’une connaissance théorique. Je découvre au fur et à mesure à quoi ressemblent réellement les chemins sur lesquels j’ai tracé l’itinéraire, avec le risque qu’à un moment la réalité du terrain ne soit pas celle que j’avais cru voir sur les vues aériennes.

Pour l’instant, tout va bien. La réalité correspond bien à ce que j’attendais. Y compris au niveau du relief.

Ces premiers reliefs ont été l’occasion, pour le groupe, de voir qui était capable de les affronter. La bonne nouvelle c’est que nous sommes au moins sept à en être capables, sur les huit restants. Tirer les remorques n’est pas de tout repos, mais ceux qui l’ont fait ont brillamment réussi cette mission. Alexandre a poussé un peu son vélo, mais Ugo même pas.

Moi, après l’expérience du voyage en Suisse de 2010, j’avais décidé de ne plus partir avec une remorque si l’itinéraire n’était pas absolument plat. Le groupe a fait un choix différent,  mais parce qu’on savait qu’on serait là pour s’entre-aider si quelque chose se passait mal, et aussi parce que, pour un groupe entier, ça vaut le coup d’emmener un peu de matériel (gros réchaud à gaz, ordinateur, etc.).

Sur le plan humain, cette journée s’est très bien passée si on excepte la petite colère d’Ugo le soir venu. Dans l’ensemble, on s’est encore bien amusés.

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