Étape 14 : Palavas-les-Flots – Sète (et retour à Lyon)

OLYMPUS DIGITAL CAMERA19 août. Nous sommes samedi matin, et il va falloir quitter le camping Montpellier Plage (c’est son nom, même s’il se trouve sur la commune de Palavas-les-Flots). Nous commençons par remballer nos affaires et nous rendre à la réception. Je peux récupérer ma carte d’identité après avoir fait longuement la queue, puis payé 36 €.

C’était le pire camping du voyage en terme de confort et d’ambiance mais ça nous a coûté plus cher qu’une nuit dans un Hôtel Formule 1 et presque autant que la nuit au Vélogîte. Ai est étonnée. Moi je m’y attendais. C’est le prix à payer pour dormir au bord de la mer. Il est clair que si nous revenons plus longtemps dans le secteur, il faudra mieux réfléchir à l’hébergement et tenter d’utiliser Warmshowers (quitte à s’éloigner de la mer et dormir par exemple à Montpellier). Mais bon, dormir dans un camping de bord de mer, avec ses avantages et ses inconvénients, était un truc à tenter au moins une fois pour voir ce que c’est. C’est fait.

Une fois mon compte en banque plus léger, nous quittons le camping par la rue qui nous y a amenés.

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Puis nous revoici à l’endroit où, hier soir, j’ai discuté avec le cycliste et décidé de dormir ici.

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Nous roulons en direction de Sète, sur une piste cyclable de très bonne qualité.

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La végétation du coin diffère vraiment de celle qu’on trouve chez nous. Certes, on peut faire pousser des bambous chez nous aussi (il y en a derrière la coloc), mais c’est la première fois que j’en vois qui défoncent spontanément une piste cyclable pour pousser !

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Ces pistes cyclables longeant les routes à fort trafic ne sont pas les plus calmes et les plus agréables du voyage. Toutefois, elles ont le mérite d’être sécurisantes (sans elles, nous serions sur ces mêmes routes) et de permettre d’avancer efficacement. Ce sont des aménagements de très bonne qualité. Par ailleurs, nous sommes dans un secteur où il y a beaucoup plus d’eau que de terres, dont il n’aurait pas été possible de les créer ailleurs.

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Ce grand bâtiment est… un parking ! Il fait à peu près le double de ce qu’on voit sur la photo.

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Ci-dessous, vous voyez de l’eau à perte de vue, ou presque… Pourtant, ce n’est pas la mer. Elle se trouve sur la gauche, hors du cadre de la photo. Il s’agit en fait du canal du Rhône à Sète, au centre de la photo, avec ses chemins de halage, bordés des deux côtés par d’immenses étangs salés.

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En l’absence totale de jalonnement (depuis le Grau du Roi), nous avançons en suivant l’itinéraire donné par France Vélo Tourisme. Sans ça, j’aurais été tenté d’aller voir l’état des chemins de halage. Mais comme le site n’indique pas de les prendre, je m’abstiens.

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Si vous regardez une carte, vous comprendrez que de la Grande Motte à Palavas nous avons roulé sur une étroite bande de terre entre les étangs salés et la mer. Ensuite, nous avons bifurqué sur une autre bande de terre entre deux étangs salés (c’est là que nous avons franchi le pont au dessus du canal). Désormais, nous nous apprêtons à revenir un peu plus sur terre.

L’itinéraire donné par France Vélo Tourisme s’engage sur une route large comme une départementale. Plus de piste cyclable à l’horizon.

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En fait, c’était une blague : la route s’arrête au niveau d’un Carrefour Market (encore un !) et ensuite c’est une piste cyclable qui prend le relais.

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C’est peut-être un tronçon d’une ancienne route, car ensuite ça ressemble à ceci :

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Mais il nous faut maintenant franchir une quatre voies. La traversée se fait sur un passage piéton, à la sortie d’un giratoire. Autant dire qu’aucune voiture ne s’arrête.

Pas même celle-ci.

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Après la traversée, on retrouve un excellent aménagement pour les cyclistes. Vraiment, je ne m’attendais pas à ce que le secteur soit si bien aménagé. Il ne reste plus qu’à jalonner.

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Nous voici dans une petite ville où nous hésitons quelque peu. Nous dévions de l’itinéraire indiqué sur internet puis le retrouvons rapidement.

Là encore, il y a des pistes cyclables très correctes.

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Une autre illustration de ce que j’écrivais avant-hier au sujet des escargots. C’est incroyable. Je ne comprends même pas comment ils peuvent survivre ainsi en plein soleil.

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Ai est intriguée aussi…

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Les pistes cyclables s’arrêtent, mais l’itinéraire se poursuit sur des petites routes très tranquilles. Il y a un peu de relief, mais vraiment pas violent.

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Cela change du paysage de bord de mer. C’est bien. C’est varié. J’aime ce genre d’itinéraire.

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À un moment, j’ai un doute. Je m’arrête et regarde mon téléphone : nous sommes allés trop loin. L’itinéraire bifurquait sur la gauche, cinquante mètres plus tôt. Nous retrouvons rapidement la bonne direction. Je ne sais pas pourquoi j’ai eu la présence d’esprit de vérifier notre chemin exactement au bon moment, mais j’ai de la chance que mon téléphone soit à nouveau décidé à aller sur internet à chaque fois que j’en ai besoin.

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Nous longeons une voie ferrée.

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L’itinéraire monte vers Vic-la-Gardiole, où nous tombons sur cette église qui semble en ruine. Cela m’intrigue. Nous allons voir de plus près.

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En fait, l’église n’est pas du tout en ruines. Mais elle est fortifiée, et le haut des fortifications est abîmé par endroits. D’où l’aspect extérieur. Mais sachant qu’elle date du XIIè siècle on peut considérer qu’elle est plutôt bien conservée pour son âge.

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Retour sur des pistes cyclables. La peinture devait être en promo lorsqu’ils ont construit celle-ci.

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Nous apercevons à nouveau le canal, toujours entouré d’étangs salés.

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Je ne sais pas qui veut expulser qui, et pourquoi.

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Notre route se poursuit sur des pistes cyclables de qualité.

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Il y a toujours beaucoup de vent, ce qui n’est pas étonnant au bord de la mer.

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Pour les derniers kilomètres menant à Sète, France Vélo Tourisme indique que l’itinéraire longe le canal sur le chemin de halage, tout en précisant qu’il n’est pas aménagé. Je me demande ce que nous allons rencontrer comme conditions de circulation…

Au départ, ça va.

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Ensuite, nous rencontrons un panneau « impasse ». Mais ça ne serait pas la première ni la dernière fois que nous rencontrons un tel panneau à un endroit qui n’est pas une impasse pour les cyclistes. Alors nous continuons.

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Le goudron s’arrête mais le chemin est toujours praticable.

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Mais tout à coup…

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Il est clairement spécifié que la circulation est interdite, y compris à vélo.

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Quel est ce délire ? On ne va pas rebrousser chemin aussi près du but. Sète est très proche, désormais.

De toute façon, vu les traces par terre, nous ne sommes pas les premiers ni les derniers à passer là…

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Il faut faire attention car le chemin n’est pas très large et parfois assez proche de l’eau. Je soupçonne les aménageurs d’avoir mis ici une « signalisation parapluie », ce qui veut dire qu’en réalité on est d’accord pour que les cyclistes passent là mais on a mis le panneau pour se couvrir en cas d’accident. C’est de plus en plus courant, et regrettable. Un jour un cycliste mourra pour s’être enfilé dans un chemin où l’interdiction des vélos était vraiment justifiée par des raisons de sécurité. Mais il y sera allé quand même en pensant que c’était comme d’habitude

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Le chemin est très agréable. Rien ne nous fait regretter de l’avoir choisi.

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Nous voici au bout, et tout à coup il se métamorphose en piste cyclable, alors que quelques dizaines de mètres plus tôt il était interdit aux cyclistes. Logique.

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La piste emprunte une belle passerelle.

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Nous sommes arrivés. L’objectif du voyage est atteint (un objectif fixé tardivement, j’en conviens, puisque c’est à Aigues-Mortes que nous avons décidé de nous arrêter là).

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La piste cyclable est continue et nous dirige vers la ville.

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Port de Sète. Sud de France.

Cette fois, c’est sûr, nous y sommes.

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Remarquez que le niveau intellectuel ici est supérieur à celui du nord. On a écrit Sud de France est pas Bas de France.

Que vois-je ?

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Pour la première fois depuis bien longtemps, nous trouvons un panneau avec un pictogramme vélo.

Mais à quel itinéraire il correspond ? C’est un mystère !

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Nous franchissons un pont où on roule à gauche ! Je vous jure que je n’ai pas inversé la photo !

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Il est l’heure de manger.

Nous cherchons un restaurant où l’on puisse déguster des produits locaux.

Nous hésitons devant celui-ci. Ai est tentée. Moi j’hésite car c’est un restaurant oriental et je veux vraiment un truc local. Je peux manger dans un restaurant oriental à Besançon.

Mais après consultation de la carte, il y a un large choix de poissons, cuisinés selon les traditions du coin. Alors ça me va.

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Le repas est bon, et en plus le personnel est vraiment sympa. Nous ne regrettons pas notre choix.

Après le repas, il est temps de rendre visite à Georges Brassens.

Nous prenons la direction du cimetière de Py, où repose l’homme à la pipe.

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La route pour nous y rendre n’est pas très agréable. C’est plein de voitures et pas aménagé pour les cyclistes.

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Un con klaxonne et force le passage dans cet endroit étroit.

Ça ne roule pas très vite. À chaque feu nous rattrapons les mêmes voitures. Pourtant ça monte.

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Nous arrivons. Dans le cimetière, un panneau indique la tombe de l’homme à la moustache, ce qui nous permet de la trouver facilement.

À quoi bon poster une photo ? Oui, j’en ai fait une. Mais laissons cette tombe et ceux qu’elle abrite en paix.

Presque en face du cimetière se trouve l’espace Georges Brassens, une sorte de petit musée consacré à l’homme à la guitare sèche.

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Nous nous y rendons.

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Nous sommes dans le hall d’entrée de l’espace. Quelques objets sont présentés, et il est même possible d’acheter des disques (chers, faites plutôt les vide-greniers).

Je remarque, sur la porte qui mène à la partie payante, qu’il est interdit de prendre des photos. Je n’aime pas visiter quelque chose sans pouvoir garder des souvenirs de ce que j’y ai vu. Et encore plus quand je dois me dépêcher de visiter et que je n’ai pas le temps de tout lire, ce qui risque d’arriver.

Nous nous asseyons et allons consulter les horaires de trains sur internet.

Il est, bien sûr, impossible d’envisager d’être à Besançon ce soir.

Par contre, être à Lyon ce soir nous conviendrait bien. En effet, ce matin, j’ai contacté Antoine et il m’a indiqué qu’il serait tout à fait possible de nous héberger ce soir. Demain, il compte aller aux Puces. L’idée me plaît bien, et à Ai aussi. Décidément, il a de bonnes idées, Antoine.

D’après les horaires, être à Lyon ce soir est tout à fait possible… à condition de prendre le train dans une heure.

Le choix est donc vite fait : nous n’allons pas visiter l’espace Georges Brassens, mais reprendre nos vélos et redescendre à la gare. C’est dommage, mais nous pourrons le visiter une autre fois. Ça pourra être le point de départ d’un prochain voyage d’ici à l’Atlantique le long du canal des deux mers, par exemple…

Nous reprenons la route. Derrière cette carrosserie angulaire se cache peut-être un J7 ou un J9. Difficile à dire sans voir les roues…

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Le trajet pour venir jusqu’ici était assez long, mais dans l’autre sens ça va mieux puisque ça descend. Nous roulons aussi vite que les voitures, car les feux sont nombreux.

Nous voici à la gare.

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Nous allons prendre un premier train pour Avignon, puis un second pour Lyon.

Tiens, des goulottes dans les escaliers. C’est ce qui manque (toujours !) à Besançon (malgré les demandes répétées des associations !).

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Nous sommes dans le train. Le voyage à vélo est terminé.

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Depuis le train, nous reconnaissons de nombreux endroits où nous sommes passés, à commencer par la ligne que nous avons suivie avant Vic-la-Gardiole.

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À Avignon, en attendant de savoir de quel quai partira notre train, j’attends dans un petit hall. Ai est allée chercher quelque chose à boire. Deux adolescents font les pîtres. Ça me passe le temps.

Dans le train pour Lyon, à mi-chemin, montent un groupe de six ou sept jeunes gens avec des vélos chargés. Ils sont partis de Lyon et on descendu une partie de la Via Rhona avant d’aller se balader en Ardèche dans les hauteurs. Ils sont très drôles, et mettent une bonne ambiance dans le wagon.

Je leur demande où manger ce soir, pour être certain de manger typiquement Lyonnais. Ils me donnent quelques adresses.

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Nous arrivons à Lyon. Il fait nuit. Nous quittons la gare et traversons le Rhône puis la Saône, par des itinéraires que je commence à très bien connaître.

Nous trouvons le quartier recommandé par les cyclistes du train, et un restaurant qui semble correspondre à ce qui nous a été conseillé.

Antoine nous appelle et nous rejoint. Nous l’invitons à notre table.

Après le repas, nous voici à nouveau sur nos vélos, dans les rues de la capitale des Gaules…

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Dans les rues, des jeunes gens en voiture et en quads roulent comme des imbéciles. L’un d’eux fait exprès de frôler Antoine et de l’insulter (alors que nous roulons sur une voie bus-vélo). Leur comportement me fait penser à une chanson de Booba, que mon colocataire amateur de chiroptères m’a fait écouter : c’est hyper-violent mais ça n’a strictement aucun sens. Je me demande s’ils font ça pour avoir l’impression d’exister et d’être les rois de la ville. Ils passent surtout pour des cons.

Nous nous dirigeons vers le quartier Confluence. Là, c’est plus calme. Beaufs et bobos ne se mélangent pas.

L’itinéraire de ce soir a un air de déjà vu…

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Mais au fait, les rails, sont-ils toujours là ou pas ?

Cette fois, Ai est en meilleure forme qu’il y a dix jours. Nous allons jusqu’à la pointe de la Confluence. Devant nous, l’eau de la Saône et celle du Rhône se mélangent, et à nos pieds une voie ferrée s’enfonce dans l’eau. Bien malin qui la verra sur la photo, mais elle est bien là.

Antoine a su à quoi elle servait, mais il ne se souvient plus.

Ça a quelque chose de mystérieux, de voir cette voie ferrée s’enfoncer ainsi sous les flots…

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Quelques instants plus tard, nous voici sur l’autoroute comme il y a dix jours.

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Un peu plus tard, il nous semble apercevoir un Type H dans un pré. Mais je crois que n’est qu’un fantôme.

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Et encore un peu plus tard, nous sommes chez Antoine.

Chez Antoine, nous buvons une tisane, et allons nous laver puis nous coucher. Il ne faut pas se lever trop tard demain pour aller aux puces.

Bilan :

40 km parcourus aujourd’hui, du camping à Sète, en incluant les kilomètres parcourus dans la ville. 20 km parcourus entre la gare de Lyon Part Dieu et chez Antoine. Cela nous fait donc un total de 60 km.

Ce nouveau voyage à vélo est désormais terminé, et en beauté puisque nous avons atteint notre objectif et sommes ensuite revenus à Lyon à bord d’un train où l’ambiance était sympathique, et pour retrouver un bon repas et Antoine à l’arrivée.

Ai me fait remarquer que l’idée de traverser toute la ville de Sète, sur un boulevard désagréable, pour ne rien voir d’autre qu’une tombe, n’était pas la meilleure idée de tout le voyage. Mais moi je trouve que rendre visite à Georges Brassens était une belle conclusion pour un tel périple. Et puis comme nous n’avons pas eu le temps de visiter l’espace qui lui est consacré, nous pourrons le faire au départ d’un prochain voyage de Sète à l’Atlantique, et ça sera le meilleur moyen de repartir de là où nous nous sommes arrêtés.

Au total, j’ai parcouru 950 km, et Ai 860.

Pour faire un bilan de ce voyage, je dois commencer par dire que je suis ravi d’être enfin reparti avec Ai. Faire du vélo tout seul, c’est bien, et ça permet même de rencontrer plus de monde que quand on est en couple, car on a tendance dans ce cas à rester entre nous. Mais être à nouveau avec elle, c’est un plaisir sans égal. Tant pis si on avance moins vite, et tant pis si on démarre vraiment moins tôt le matin. Ça n’a pas d’importance. Voyager avec elle me manquait vraiment. Et puis, comme l’indique une affiche qu’un de mes collègues doctorants a mis sur la porte de notre bureau…

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Ensuite, je dois dire que je suis content d’avoir rencontré des gens très sympathiques, comme Xavier le mari de Judith de Chalon, ou la famille d’Alice dans le Beaujolais, et toutes les personnes que nous avons croisées et avec qui nous avons discuté. Sans oublier Antoine et Matthieu que je ne connaissais jusqu’ici que virtuellement. Je suis content d’avoir revu Alice, également.

Ensuite, je suis vraiment ravi des lieux visités : en ce qui me concerne, il y avait un parfait équilibre entre mes différents centres d’intérêt : trains et patrimoine ferroviaire, vieilles voitures, vélos, fortifications, monuments, vieilles maisons de toutes sortes, expositions… Ai me dit qu’il en était de même pour elle. Contrairement à d’autres voyages, elle ne s’est pas beaucoup impliquée dans la recherche des lieux à visiter, mais elle a été satisfaite de ce que nous avons visité ensemble. Son seul bémol est la chaleur, qu’elle a eu du mal à supporter.

Enfin, j’ai atteint plusieurs objectifs, auxquels j’avais pensé ou non en préparant ce voyage : visiter le musée de la Nationale 7, visiter le Palais Idéal du facteur Cheval, découvrir la Demeure du Chaos, prendre la voie verte de Châlon à Mâcon via Givry et Cluny, aller jusqu’à Lyon en suivant la Saône, suivre la Via Rhona de là où je m’étais arrêté et jusqu’au bout, aller jusqu’à la Méditerranée et rouler sur la plage, voir le Pont d’Avignon…

Pour terminer, je dois dire que la Via Rhona est un itinéraire remarquablement bien aménagé. Je m’attendais à beaucoup moins bien. Lorsque j’avais parcouru le début, de Genève à Lyon, avec le Suisse rencontré en chemin, les tronçons aménagés étaient bien mais il restait de très nombreux tronçons non aménagés où nous avions dû improviser en prenant, selon les cas, les chemins de halage ou les départementales. J’avais beaucoup aimé ce voyage, car cela constituait un itinéraire varié, et comme je l’avais bien préparé avant le départ il n’avait pas été difficile à suivre. Mais on ne pouvait pas encore appeler ça une véloroute praticable.

Je ne sais pas si les choses ont changé là-bas (j’espère et je pense que oui), mais à partir du sud de Lyon, l’itinéraire est vraiment très bien. On alterne entre des tronçons dits « provisoires », qui sont souvent d’une qualité suffisante à mon goût pour devenir définitifs, et des tronçons parfaitement aménagés. Seuls quelques passages vraiment désagréables mériteraient d’être traités (franchissement de giratoires, de ponts, de villes mal aménagées comme Aigues-Mortes, et le tout dernier chemin de halage qui mène à Sète…). Il est à noter que ces passages ne sont pas plus nombreux dans les tronçons dits « provisoires » que dans les autres.

Puisque je parle de l’aménagement, je dois aussi parler du jalonnement. Là, c’est un peu moins bien : ce qui est jalonné l’est plutôt bien (sauf dans le Gard où nous avons vu plusieurs erreurs, dont une que j’ai corrigée) mais il est dommage que le jalonnement s’interrompe parfois sans raison et qu’il manque quand même des panneaux un peu partout. Il est également surprenant de rencontrer à au moins deux reprises des panneaux « Fin de l’itinéraire » alors que le jalonnement continue ensuite comme si de rien n’était. Et bien sûr, on ne parlera pas de la fin de l’itinéraire, d’Aigues-Mortes à Sète, qui n’est pas jalonnée du tout. Je ne sais pas ce qu’il en est de la branche qui mène à Port-Saint-Louis du Rhône mais j’ai bien envie de la tester.

Puisque je parle de tester cette branche, je pense qu’une possibilité pour un futur voyage serait de commencer par la tester, avant de traverser la Camargue au plus court pour revenir à Aigues-Mortes, reparcourir le tronçon d’Aigues-Mortes à Sète (sans oublier de passer visiter l’espace Georges Brassens) puis continuer sur le canal des deux Mers jusqu’à l’Atlantique. Ensuite, selon le temps disponible, je longerais bien l’Atlantique jusqu’à Nantes pour rentrer chez nous par « notre » véloroute.

Mais ça, ça sera pour une autre fois.

Demain, nous rentrerons à Besançon, après un petit tour aux Puces du Canal et peut-être à la Demeure du Chaos.

Ce contenu a été publié dans 2017 - Cluny, Avignon, Aigues-Mortes, Sète. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

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