Étape 6 : Lyon – Condrieu (et visite des ateliers d’Antoine)

OLYMPUS DIGITAL CAMERAVendredi 11 août. Nous n’avons pas très bien dormi chez Antoine. Ce dernier n’y est pour rien. Il nous a accueillis comme des rois. Mais Ai ne se sentait pas très bien durant la nuit, et par ailleurs, à partir du milieu de la nuit, nous avons entendu dans la chambre un bruit continu et gênant que nous n’avons pas su identifier.

Je me lève assez tard. Il n’est pas loin de 10 heures. Au programme, ce matin : visiter les ateliers d’Antoine et voir son matériel.Enfin, ça, c’est mon programme. Pas celui de Ai qui préfère se reposer dans le lit car elle ne se sent toujours pas très bien. J’espère qu’elle ira rapidement mieux.

Je cherche et trouve Antoine. C’est le moment de faire le tour du propriétaire, ou plutôt de la propriété qui appartient à sa famille et dans laquelle il a la chance de pouvoir se permettre d’entasser pas mal de choses…

On commence par le garage, juste derrière notre chambre, où il me montre des machines. Je ne prends pas tout en photo. Par contre, cette boîte en bois me plaît bien.

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C’est ici que je comprends l’origine du bruit qui nous a empêchés de dormir : ce garage n’est séparé de la chambre que par une porte qui a été bouchée par une plaque de bois, sans isolation. Et ici se trouve un scooter électrique et son chargeur. Un chargeur puissant muni d’un ventilateur pour ne pas surchauffer. Durant la nuit, le frère d’Antoine est venu le brancher. Tout s’explique. Même électrique, un scooter est toujours source de nuisances sonores. Vive le vélo.

Nous visitons l’extérieur, car une partie des ateliers et du matériel d’Antoine est en plein air, faute d’espace couvert pour tout abriter. Il pleut, ce matin. Un crachin continu qui a commencé hier soir après notre arrivée, et ne s’est pas encore arrêté.

Voici des wagonnets anciens, en attente de restauration :

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Le bois devra être intégralement recréé. Les parties métalliques seront traitées et conservées. Antoine n’est pas inquiet face à la tâche. Il a le savoir-faire nécessaire. Quant au fait de stocker ça dehors, ça n’est pas très grave puisque tout ce qui est susceptible de pourrir l’est déjà et sera jeté.

Un peu plus loin se trouve un stock de pièces détachées, un peu mélangées : il y a de la pièce de 2CV, de Citroën Type H, de vélos divers…

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Un pressoir.

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Encore des éléments des wagonnets :

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Et puis il y a un truc que je n’ai pas remarqué tout de suite, faut d’avoir levé la tête…

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Tournée vers le ciel, telle une fusée prête à décoller, il y a cette caisse de Type H !

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C’est le premier utilitaire d’Antoine. Il a roulé avec jusqu’à ce qu’il décide d’arrêter car il devenait dangereux à cause de la corrosion. Là, il a commencé à en démonter des éléments pour le restaurer, et c’est souvent comme ça que ça se passe avec les véhicules anciens : plus vous démontez, plus vous trouvez des parties pourries, et plus vous devez en démonter…

Finalement, la caisse s’est retrouvée nue et placée dans cette position pour être restaurée. Antoine me montre des parties qu’il a déjà refaites, en découpant la tôle malade et en soudant du métal sain. Le travail est très propre. Ce jeune homme (il est plus jeune que moi) a un réel talent. Reste à trouver le temps de finir le travail…

Voici encore des pièces de vélos, de H et d’autres choses…

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Un beau vélo porteur Peugeot. J’aimerais bien en avoir un.

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Un autre vélo Peugeot, récemment équipé de pneus de cyclo-cross, ce que j’approuve totalement.

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Nous voici cette fois dans un atelier, où se trouvent toujours des vélos…

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Mais aussi ceci :

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Il est clair que nous avons beaucoup de centres d’intérêt en commun ! Il faudra que je l’invite, lui et Matthieu, à venir visiter notre maison mais aussi celle de mes parents s’ils sont d’accord.

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Antoine m’explique le fonctionnement de diverses machines, et si je comprends assez vite les principes je dois admettre que je ne retiens pas grand chose. Ça fait beaucoup d’informations à la fois, dans des domaines que je ne connais pas vraiment bien. J’apprendrais mieux en utilisant ces machines qu’en les regardant.

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Tiens, un engin qui provient de GE, la célèbre société où mon frère travaille.

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Je connais ce vélo : un modèle Motobécane un peu farfelu des années 80, avec un levier de vitesses électrique. Il en circulait un à Besançon ces dernières années. Ça fait un moment que je ne l’ai pas vu. C’est un modèle assez rare et un peu recherché.

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Un tandem…

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Je vois encore d’autres vélos mais ne photographie pas tout, car certaines photos ne ressembleraient à rien vu l’éclairage et l’état de mon objectif.

Nous nous rendons à l’autre bout de la propriété où, sous un abri, se trouvent quelques véhicules d’un âge respectable.

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La 2CV et le J7 sont en état de rouler, techniquement et légalement. Ce sont les véhicules principaux d’Antoine, qui n’a pas de voiture récente. En ville, il privilégie la plupart du temps le vélo ou parfois les transports en commun. Ces véhicules lui sont toutefois d’une réelle utilité pour transporter du matériel et des matériaux pour son travail ou ses loisirs.

En tant qu’amateurs de vélos, de trains, de J7-J9, de vieilles Citroën, et de véhicules anciens en général, il était logique que nous nous rencontrions un jour. Mais je me dis que je devrais aussi lui présenter Alice et Julien, qui habitent, en plus, dans le même département que lui.

Au fait, je ne vous ai pas dit comment je connais Antoine. J’ai dit que je ne le connaissais que par Facebook, ce qui peut surprendre si, comme beaucoup de monde, vous n’avez dans votre liste d’amis que des gens que vous connaissez en vrai. Ce n’est pas mon cas. Lorsque, à force de discuter avec quelqu’un dans un groupe, ou sous les publication d’un ami, je sens que nous avons des affinités en commun, je n’hésite pas à ajouter la personne à mes contacts. J’ai ainsi dans ma liste un certain nombre d’amateurs de vélos ou de véhicules anciens que je n’ai jamais rencontrés en vrai.

C’est comme cela que j’ai connu Antoine.

Pour être précis, nous étions tous deux dans un groupe Facebook visant à lutter contre les interdictions de circulation des véhicules anciens, récemment mises en place à Paris, et qui constituent une menace réelle dans beaucoup d’autres villes.

Pourquoi lutter contre ces interdictions ? Parce qu’elles n’ont aucun sens.

Elles sont mises en place au nom de l’environnement, comme beaucoup de fausses bonnes mesures aujourd’hui. Or, s’il est vrai qu’à kilométrage égal parcouru un véhicule ancien émet davantage de polluants qu’un véhicule plus récent, ce raisonnement ne tient pas compte du fait que produire et détruire des véhicules pollue et consomme beaucoup d’énergie. Renouveler le parc n’est donc écologique que pour les gros rouleurs (transporteurs routiers, livreurs, etc.) qui font déjà cette démarche, de toute façon. Mais ça n’est pas intéressant, écologiquement parlant, pour les personnes ayant un usage très occasionnel de la voiture (comme Antoine ou moi… et comme devraient être la plupart des gens si des politiques d’urbanisme et de mobilité intelligentes avaient été mises en place dans ce pays comme dans certains pays voisins).

Interdire les véhicules anciens est donc absurde. Ça ne fait que renouveler le parc automobile, et donc renforcer le poids d’un lobby automobile qui, lui, est réellement néfaste pour l’environnement.

Pour lutter contre la pollution, les mesures efficaces ont été données depuis longtemps par le monde de la recherche : il s’agit par exemple de mener des politiques d’urbanisme visant à localiser l’habitat, les commerces et les services de manière à réduire les distances à parcourir dans les villes. Il s’agit également de pacifier l’espace public en multipliant les espaces piétonniers et les zones 30. Il s’agit encore de mettre en place des transports en commun, et surtout, des aménagements permettant de faire du vélo dans de bonnes conditions. Il s’agit enfin, et je souhaite appuyer fortement sur ce point dans ma thèse, de donner aux enfants, dès leur plus jeune âge, de bonnes habitudes de mobilité et en particulier l’habitude de marcher et de faire du vélo. Bref, il s’agit de faire ce qui se fait aux Pays-Bas, en l’adaptant aux réalités du terrain qui ne sont pas les mêmes en France.

C’est pour toutes ces raisons, mais aussi par goût personnel et pour le côté financier, que je privilégie l’usage de véhicules anciens, et que je suis fermement opposé à des restrictions de circulation basées sur un critère d’âge. Tout comme Antoine.

Or, nous avions vite constaté que, dans le groupe Facebook, nous étions les seuls à penser ainsi. La plupart des personnes présentes étaient moins là pour défendre les véhicules anciens que pour faire du militantisme pro-bagnole primaire, avec des arguments au ras des paquerettes, à la manière d’une association qui prétend représenter 40 millions d’automobiliste (et qui représente plutôt quelques milliers d’intégristes motorisés).

C’est donc à force d’être les seuls à défendre un point de vue modéré, défavorable aux restrictions sur un critère d’âge, mais favorable à la pacification des villes et à la réduction de la place de la voiture, que nous avons fait connaissance et découvert nos nombreux points communs.

Et voilà comment le hasard nous a amenés ici aujourd’hui.

Après la visite, je retrouve Ai qui m’indique qu’elle a, de son côté, reçu une visite. Celle du quadrupède visible ci-dessous, qui est carrément venu dans son lit lui faire des câlins et la lécher !

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Antoine est tout étonné d’apprendre que son chien ignore à ce point les bonnes manières.

Ai se sent un peu mieux, et je lui fais visiter les lieux, beaucoup plus rapidement que ma propre visite du matin. Il s’agit juste de lui montrer le matériel d’Antoine et de lui faire remarquer que je suis tout à fait raisonnable en comparaison. Cela fait sourire Antoine.

Après cela, et après avoir mangé, il est quand même temps de partir. Je resterais volontiers ici, pour travailler avec Antoine sur ses différents projets, et tenter d’acquérir un peu de son savoir-faire dans divers domaines. Mais la Via Rhona nous appelle.

Il ne pleut plus.

Nous quittons la propriété et descendons rapidement en direction de la Via Rhona.

Comme vous le savez, j’ai suivi en 2012 la Via Rhona du début jusqu’à Lyon. Elle était partiellement réalisée : certains tronçons étaient parfaitement aménagés et jalonnés, d’autres étaient jalonnés de façon provisoire, et enfin d’autres n’étaient ni aménagés ni jalonnés. C’était le cas de la traversée de Lyon : il était possible d’entrer dans Lyon par les bords du Rhône, aménagés en voie verte en stabilisé depuis la commune de Jons. Mais ce n’était pas jalonné du tout. Il fallait se débrouiller pour traverser Lyon, en évitant,  au sud de la ville, les bords du Rhône, occupés par de nombreuses industries.

Moi je m’étais arrêté place Bellecour, sans chercher la suite de la Via Rhona, et ensuite j’avais passé une journée en ville avant de rentrer en train.

Cinq ans plus tard, les choses n’ont pas beaucoup changé en terme d’aménagement. Il paraît qu’un itinéraire provisoire a été jalonné, mais France Vélo Tourisme conseille carrément de prendre le train de Lyon à Givors.

Dans ces conditions, nous n’allons pas nous embêter à revenir sur Lyon pour chercher l’itinéraire officiel de la Via Rhona. Nous allons nous diriger vers le Rhône, et prendre les routes qui mènent vers le sud.

Ainsi, je pense que nous devrions bien, à un moment ou un autre, retrouver la Via Rhona. La signalisation me donne rapidement raison, comme vous pouvez le voir sur ces photos.

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Les panneaux comportant le logo Via Rhona sont jaunes, ce qui indique leur caractère provisoire, mais peu importe : ils sont assez clairs et nous les suivons sans trop d’hésitations.

Ils nous font emprunter une route au trafic non négligeable mais bordée de bandes cyclables. Et cela ne dure pas : nous arrivons rapidement à ce pont.

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Après le pont, les panneaux nous envoient sur ce chemin, où il faut se faufiler pour contourner la barrière.

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Un peu plus loin, la signalisation indique de prendre la piste en sable sur le côté, plutôt que de rester sur le chemin principal réservé à un autre usage.

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La piste en sable est agréable et bien roulante. Parfois, elle reste à plat le long du chemin, tandis qu’à d’autres moments elle descend et remonte dans la végétation sauvage le long du Rhône.

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À un moment, Ai, qui en a peut-être marre de cette piste qui descend pour remonter, décide de rester sur le chemin principal. Je la suis. Mais ça n’est pas très roulant.

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Nous arrivons ensuite sur un pont qui franchit l’autoroute. Je remarque que ça circule toujours aussi bien qu’avant-hier…

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Après le pont, nous rejoignons une départementale importante, qui longe l’autoroute. Mais là, il n’y a plus aucun panneau. J’hésite entre prendre une petite route en face de nous, de l’autre côté de la départementale, ou suivre celle-ci.

Comme la route en question passe sous une voie ferrée, et que je crains qu’ensuite elle fasse des détours avec du relief, et comme la départementale est bordée de bandes cyclables, je décide de prendre cette dernière…

C’est une erreur ! Au bout de quelques dizaines de mètres, les bandes s’arrêtent sans prévenir. Nous voici obligés de rouler au milieu d’un trafic très important, et sans aucune marge de manœuvre car la route est bordée d’un mur en béton qui la sépare de l’autoroute.

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Mais après quelques kilomètres désagréables, nous remarquons un panneau sur notre droite. Ouf. Apparemment, nous étions censés prendre la petite route derrière la voie ferrée, qui nous aurait ensuite ramenés ici.

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Nous voici à nouveau sur un chemin non asphalté. Ça ne roule pas trop mal.

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Il y a d’autres voyageurs à vélo.

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Nous passons à nouveau un pont. Au moins cet itinéraire est varié et pas ennuyeux.

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Après le pont, c’est jalonné tantôt sur des routes importantes mais bien aménagées pour les vélos, tantôt dans des petites rues tranquilles.

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Le jalonnement est assez correct et facile à suivre.

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Nous sommes à Loire-sur-Rhône. L’itinéraire jalonné sur des petites routes va désormais laisser la place à une voie verte en site propre.

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La voie verte longe différentes infrastructures, une route, puis revient à quelque chose de plus classique. Cela faisait un moment que nous n’avions pas roulé le long d’une vraie voie verte aménagée, au bord de l’eau. Depuis Châlon-sur-Saône, à vrai dire.

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Ai est plutôt contente d’être à nouveau sur une voie verte car c’est un aménagement facile à parcourir.

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Toutefois, elle souhaite que nous ne roulions pas trop longtemps aujourd’hui, car elle n’est toujours pas en forme.

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Nous roulons tranquillement, à l’écart de la circulation, et profitons du beau temps et des beaux paysages.

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Nous passons à Vienne, une ville qui mériterait d’être visitée. Mais nous n’avons pas prévu d’arrêt. Après avoir visité des choses presque chaque jour, je souhaite profiter de la Via Rhona pour avancer un peu, et Ai semble être d’accord avec cette idée.

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Nous sommes doublés par deux filles bien chargées, qui avancent bien plus efficacement que nous. Je me dis que c’est sans doute la vitesse à laquelle je roulerais si j’étais seul. Mais c’est tellement plus plaisant d’être avec Ai. On n’est pas là pour faire une course mais pour profiter des vacances.

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Par moments, la voie verte est très large, ce qui favorise la cohabitation entre cyclistes et piétons.

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Si j’avais voulu aligner volontairement les couleurs des vêtements de Ai avec l’ombre sur cette photo, je n’aurais pas réussi. Parfois, le hasard fait bien les choses.

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Cette photo montre Ai en flagrant délit de ratage de panneau (à droite). Elle fait demi-tour et nous suivons le bon itinéraire.

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D’habitude, lorsque nous suivons un cours d’eau, nous voyons régulièrement des infrastructures gérées par VNF. Ici, ce n’est pas le cas. Le Rhône est géré par la CNR, la Compagnie Nationale du Rhône.

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Les paysages viticoles sont magnifiques.

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Nous sommes doublés par un père qui voyage avec sa fille.

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Tiens, une loco qui a perdu ses wagons…

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Après avoir parcouru pas mal de kilomètres de voie verte en enrobé lisse, nous arrivons face à cet aménagement de merde. Il faut appeler un chat un chat.

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Ça passe, mais difficilement. Ça ne passerait pas avec une remorque, un tandem, un vélo-couché à deux ou trois roues, un triporteur… Certes, on rencontre rarement des triporteurs sur les véloroutes. Mais par contre, des tandems, des remorques et des vélos-couchés, c’est fréquent.

Inutile de préciser également que les vélos spéciaux adaptés aux personnes en situation de handicap ne peuvent absolument pas franchir ce type de passage.

Pourtant, un panneau nous explique que ce truc est là pour notre tranquillité, qu’il empêche le passages des cyclomoteurs, et qu’il matérialise l’entrée sur un site protégé. On a vraiment le sentiment d’être pris pour des idiots. Si nous avons pu passer avec des vélos chargés, un deux-roues à moteur passera sans difficultés. Peut-être pas une Harley, mais en tout cas n’importe quel scooter ou cyclomoteur de 50 cm³.

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Bref. C’est du travail d’aménageur incompétent.

Dommage, car une fois ce truc franchi, l’endroit est très agréable. Le revêtement est en stabilisé, mais tout à fait roulant et adapté à n’importe quel vélo.

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Aïe. Un second sas à la noix. Il y en aura trois ou quatre, en tout. Sur la photo, on voit la petite fille qui voyage avec son père manquer de tomber sous le poids de ses bagages, car le passage du sas l’a déséquilibrée.

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Il y a une cabane en bois qui permet d’observer la nature. Je souhaite m’y arrêter mais Ai souhaite rouler sans s’arrêter jusqu’au prochain camping. Tant pis. Je la laisse partir devant et m’arrête.

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Je regarde et n’aperçois aucun animal remarquable. Par contre, dans la cabane se trouve un homme qui me donne des explications fort intéressantes sur la faune locale. Il me dit aussi qu’il existait une seconde cabane comme celle-ci, un peu plus loin, mais qu’elle a brûlé car une bande de débiles n’a rien trouvé de mieux que de faire un barbecue à l’intérieur. C’est la preuve que les sas stupides gênent les vélos mais ne protègent pas le site naturel des comportements imbéciles. D’ailleurs, si des aménagements techniques pouvaient être des protections efficaces contre la bêtise, ça se saurait.

Je passe devant la cabane brûlée en question. Il n’en reste rien, à part un accès condamné par des barrières.

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Je ressors de l’espace naturel avec la sensation d’avoir traversé un des endroits les plus agréables de la véloroute (et même du voyage), mais gâché par des aménagements et des comportements stupides.

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Un camping est indiqué. Je sais où je trouverai Ai.

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J’arrive effectivement en face d’un camping.

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Je trouve Ai à l’entrée, en grande conversation avec la gérante. Elles m’expliquent qu’on ne peut payer qu’en espèces, mais nous n’en avons pas assez sur nous. La gérante m’explique que pour aller retirer, il faut traverser le camping, ressortir à l’autre bout, et prendre une petite route qui mène à la ville.

Je traverse le camping et constate qu’il n’est composé que de mobilhomes, hormis l’espace des tentes, au niveau duquel je suis entré.

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Je prends la direction de la ville et tombe sur ceci.

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Ça commence à faire beaucoup de H en peu de temps. Celui-ci n’est plus tout frais…

Je retire et reviens payer au camping.

Ce camping est vraiment bien. La gérante est très sympathique, et complimente Ai sur son chapeau (comme beaucoup de monde depuis le début du voyage). Les emplacements sont agréables, dans cet espace des tentes, qui est carrément réservé aux voyageurs à vélo. Vu le nombre de voyageurs que nous avons vu lors de cette courte étape, je ne suis pas étonné. J’imagine que la Via Rhona a tellement de succès que la gérante a décidé de ne plus accueillir que des cyclistes. J’apprendrai plus tard qu’en réalité, les raisons de ce choix sont toutes autres et bien moins réjouissantes.

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Quoi qu’il en soit, l’espace dispose même d’une grande tente où l’on peut s’abriter pour manger lorsqu’il ne fait pas beau. Nous n’en aurons pas besoin.

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Le camping dispose également d’un petit bar, mais un panneau indique qu’il est fermé pour des raisons de santé. Par contre, on peut y recharger nos téléphones et autres appareils électriques et c’est bien pratique.

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Par contre, j’apprends ce soir que je vais devoir revoir mon projet de profiter de la Via Rhona pour avancer vite et atteindre plus rapidement le sud.

Après l’étape d’aujourd’hui, qui a été très courte, Ai m’indique qu’elle ne souhaite pas rouler demain. Elle n’est toujours pas en forme, et l’étape d’aujourd’hui a été difficile pour elle (alors qu’objectivement, c’était une étape très facile et elle en est bien consciente). Elle souhaite donc rester au camping durant toute une journée pour se reposer. Cela ne m’arrange guère, mais on n’a pas le choix. Si elle n’est pas suffisamment en forme pour rouler, elle n’y peut rien. Il me reste à réfléchir à ce que je ferai demain.

Bilan :

36 km parcourus aujourd’hui, ce qui est vraiment peu, même en tenant compte de notre départ tardif. Si Ai avait été en meilleure forme nous aurions pu aller plus loin.

Ce n’est pas grave. Nous sommes là pour profiter des vacances. Il va falloir qu’elle se repose, et j’espère que nous pourrons repartir dans de bonnes conditions.

Au total, nous avons parcouru 412 km en six jours.

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