Étape 5 : Beaujeu – Lyon (et visite du CFT Anse)

OLYMPUS DIGITAL CAMERANous sommes le vendredi 10 août et il est inutile de préciser que nous avons extrêmement bien dormi dans la chambre mise à notre disposition par les parents d’Alice. Quel accueil parfait !

Le matin, nous prenons le petit-déjeûner après une petite frayeur pour Ai qui a glissé et est tombée dans l’escalier en descendant de la chambre. Heureusement, la chute est sans gravité.

Après le petit déjeûner, nous sortons remballer nos affaires.

La maison est jolie, à l’intérieur comme à l’extérieur.

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Contrairement à la veille, Alice est présente ainsi que Julien, son compagnon. Un couple qui, comme nous, a déjà voyagé à vélo, et préfère rouler en ancienne à la campagne plutôt qu’en voiture moderne.

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Histoire de leur faire un petit coup de pub (mérité), sachez que vous pouvez retrouver leur production de pain artisanal sur les marchés du coin : le Pain d’Alice et Julien.

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Nous sommes bien contents d’avoir revu (pour ma part) ou rencontré Alice, et d’avoir rencontré sa sympathique famille et dormi dans un endroit aussi agréable. Mais il va falloir maintenant redescendre en direction de la Saône et reprendre notre voyage vers le sud.

L’étape qui nous attend sera un peu particulière, car nous devons retrouver au cours de la journée Antoine et Matthieu, deux amis à moi, jusqu’ici virtuels car je ne les connais que via Facebook. Avec eux, nous visiterons les locaux d’un train touristique géré par une association dont ils sont membres. Mais cela ne sera pas la fin de notre étape. Nous devrons ensuite parcourir une quarantaine de kilomètres avec eux, car nous dormirons le soir chez Antoine au sud de Lyon.

Pour l’heure, nous n’avons qu’une chose à faire : nous laisser descendre jusqu’à Beaujeu. C’est parti.

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Tiens, voici la gare de Beaujeu. Nous ne l’avions pas vue hier car la voie verte s’arrête un peu avant la fin de l’ancienne voie ferrée. Entre la voie verte et la gare, c’est une rue qui occupe désormais la place des rails.

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Près de la gare se trouve un supermarché où je fais quelques courses. Malheureusement, je ne trouve pas de carte SD pour mon appareil photo. Or, j’en cherche une car la mienne est pleine. J’ai fait l’erreur de ne pas la vider avant de partir.

Je trouve l’adresse d’une entreprise d’informatique, mais arrivés sur place nous sommes face à un monsieur, certes sympathique, mais qui nous indique qu’il ne vend pas de matériel. Il ne fait que du dépannage. Il nous conseille un magasin à Belleville-sur-Saône.

Je fais donc du tri dans les photos du début du voyage et supprime un certain nombre de photos ratées afin de pouvoir continuer à en prendre de nouvelles jusqu’à Belleville.

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Nous gagnons la voie verte.

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Dans un pré, nous voyons un troupeau de jeunes vaches qui courent toutes ensemble. Le spectacle étonne Ai car il n’est pas très courant de voir les vaches courir ainsi.

Elles finissent par s’arrêter dans une rivière.

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J’entendais récemment quelqu’un, je ne sais plus qui, parler de mettre des vaches dans un pré bordé par un ruisseau, en estimant qu’il n’était pas nécessaire de clôturer du côté de celui-ci. J’avais des doutes et cette scène confirme mes doutes.

Nous arrivons bientôt à Belleville où le magasin indiqué par l’informaticien est fermé pour cause de vacances. Comme ce commerce est proche de la gare (la gare du retour des vendanges !), nous nous rendons devant celle-ci pour faire une pause sur un banc. Là, je refais du tri dans ma carte SD et libère beaucoup plus de place que précédemment.

Nous repartons. L’objectif est de rejoindre la Saône et de la traverser afin de poursuivre notre itinéraire sur les chemins de halage, comme hier.

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Ancienne halle à marchandises reconvertie en… parking !

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Certains aménagements dans Belleville sont favorables aux cyclistes.

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D’autres non.

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Nous arrivons à un pont qui permet de franchir la Saône, mais là ma chaîne saute comme lors de mon retour de Suisse au début de l’été.

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Je m’arrête, mais après plusieurs minutes d’acharnement avec des outils, rien n’y fait : elle est vraiment coincée.

Je ne sais plus quoi faire.

Je m’énerve, et l’empoigne à pleine main et tire un gros coup dessus. Elle se décoince. Par contre j’ai les mains toutes noires. Je les lave en utilisant de l’eau d’une de nos bouteilles, notre liquide vaisselle, et un peu de sable du sol pour un savonnage plus efficace.

Je peux dire merci à Ai pour sa patience durant ces opérations plus qu’énervantes.

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Avant de repartir, je refais une énième fois le réglage du dérailleur (butée et tension du câble), déjà fait plusieurs fois lors de mon voyage en Suisse sans parvenir à un réglage correct. Et cette fois, un miracle se produit : le réglage est parfait. Je ne serai plus embêté durant tout le voyage, et les vitesses passent parfaitement.

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La Saône est franchie, et nous revoici sur des chemins de halage.

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Nous circulons sur des chemins en stabilisé bien roulant. Ce n’est pas ce que Ai préfère (contrairement à moi) mais ça lui convient tout de même tant que ça ne secoue pas trop.

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Parfois, c’est goudronné. C’est souvent à l’approche des villes et villages.

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Même si nous ne sommes pas sur une véloroute officiellement aménagée, nous voyons à plusieurs reprises une signalisation favorable aux cyclistes, comme ici :

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Nous ne sommes pas les seuls voyageurs à vélo sur cet itinéraire, loin de là.

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Le chemin est parfois très sauvage, mais reste toujours roulant.

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Parfois, la signalisation est absurde… mais ça passe quand même.

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Nous pouvons passer d’un chemin très large…

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… à quelque chose de beaucoup plus étroit.

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Tant mieux. On ne s’ennuie pas.

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Retour à la civilisation, après ce passage en single-track (comme disent les VTTistes) forestier.

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Enfin, je ne sais pas si on peut parler de « civilisation » pour désigner un bord de rivière qui a été cloturé pour en faire un parking.

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Mais bon, ça passe. On peut se glisser entre la pierre et le poteau visibles sur la photo ci-dessus, et longer la voiture noire afin d’atteindre l’allée du parking.

Je remarque en passant que les voitures stationnées ici ne sont pas des voitures de pauvres… Juste avant le bois, nous avons longé un camp de gens du voyage. Quel changement d’ambiance.

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Nous nous installons au bord de l’eau.

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Pause repas.

J’envoie un message à mon ami Antoine, pour lui annoncer l’heure approximative de notre arrivée.

Puis nous repartons.

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Mais tout à coup, après le passage du pont ci-dessus, nous nous heurtons à ceci :

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Il n’y a pas de chemin de halage au delà de ce pont, car une entreprise occupe les bords de la Saône.

Nous pourrions nous glisser entre le pont et le mur du bâtiment (là où il y a le panneau) mais ça serait très difficile avec les vélos.

Nous faisons demi-tour, et au bout de quelques dizaines de mètres seulement nous trouvons un passage.

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Celui-ci premet de rejoindre une route qui longe la Saône vers le sud et qui est bordée d’une piste cyclable, d’après la signalisation.

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Toutefois, cette piste cyclable n’est qu’un sentier en stabilisé. À moi ça me convient, mais ça n’est pas ce qu’on attend habituellement d’une piste cyclable.

De plus, aux croisements, les nombreux poteaux demandent un peu d’adresse technique pour être franchis.

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Un peu plus loin, la piste quitte le bord de la chaussée pour s’enfiler derrière une haie, sans visibilité. Là, je manque de rentrer dans un cycliste qui arrive en face. J’en déduis que la piste est à double-sens. Heureusement ce cycliste est sympathique. Je remarque qu’il a l’accent du sud, bien que nous soyons encore au nord de Lyon. Ça ne doit pas être quelqu’un du coin. Nous poursuivons notre route.

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Tiens, c’est original : une maison avec un garage pour bateau… muni d’une rampe qui croise le chemin de halage et va directement dans la rivière.

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Nous sommes au point kilométrique 36 (je suppose que c’est la signification de PK) d’après les 3 générations de panneaux et la borne au sol.

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Mais il va bientôt falloir songer à traverser la Saône à nouveau. Pour cela, nous quittons le chemin de halage pour les rues d’un village.

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Miaou…

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À une lettre près, on se croirait près de chez nous…

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Les rues du village nous mènent à un pont, depuis lequel j’aperçois une calèche, sur le chemin de halage que nous venons de quitter.

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Ai s’est engagée sur le trottoir du pont et je la suis.

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Mais ce trottoir est vraiment étroit et je me demande comment elle fait pour passer là. Personnellement j’ai du mal à rouler suffisamment droit. J’y arrive mais ça demande de la concentration. Pourtant je suis plutôt à l’aise pour manier mon guidon. Ça veut dire que Ai aussi.

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Après le pont, nous n’avons pas besoin de chercher où aller : face à nous se trouve ce panneau.

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Nous le suivons et arrivons face à ceci…

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Nous sommes au dépôt du Chemin de Fer Touristique d’Anse. Il s’agit d’un chemin de fer en voie de 38 cm d’écartement (pour rappel, les lignes SNCF, c’est 1m44 tout comme les tramways les plus courants dans les villes françaises aujourd’hui).

Le jeune homme qui vient vers nous sur la photo précédente, c’est Antoine, qui fait partie de l’association qui exploite le chemin de fer touristique. C’est lui qui nous a proposé qu’on se retrouve ici. En effet, je l’avais averti de notre passage à Lyon en lui demandant si on pouvait se rencontrer et s’il pouvait nous héberger. Et non seulement il m’a répondu favorablement, mais en plus, sachant que Matthieu serait ici aujourd’hui, il nous a proposés de nous y retrouver et il est venu à vélo pour que nous puissions rouler ensemble. Il a de bonnes idées, Antoine.

Ça, c’est son vélo.

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Ou plutôt l’un de ses vélos.

Nous visitons le dépôt.

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L’un des fleurons de l’association, c’est cette locomotive, baptisée Fernande en hommage à son créateur dont le prénom était Fernand. Cette locomotive a été construite au sein même de l’association. Le travail a commencé dans les années 80 et s’est achevé vers 2010.

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Aux commandes, c’est Matthieu, mon second ami virtuel. Enfin, cette fois, il est réel tout comme Antoine.

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Matthieu nous montre comment fonctionne la locomotive. La chaudière n’est pas allumée, mais il suffit d’envoyer de l’air comprimé dans le circuit pour la faire avancer et siffler bruyamment.

Je prends même les commandes quelques instants pour la manœuvrer.

Cette locomotive est un modèle imaginé au sein de l’association. Contrairement aux autres trains présents dans le dépôt, il ne s’agit pas d’une miniature d’un modèle existant, mais bien d’un vrai train à l’échelle 1. C’est en quelque sorte ce qui existe de plus petit comme train à l’échelle 1.

Par contre, les autres trains sont des reproductions en miniature de matériel ayant roulé sur les lignes SNCF.

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À l’intérieur des motrices, à la place de la cabine de pilotage, nous trouvons les moteurs. Il s’agit de moteurs de voitures anciennes (2CV, etc.). C’est ce qu’on trouvait facilement et pour pas cher au moment où ces motrices ont été fabriquées.

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Sur la photo ci-dessous, vous pouvez voir le système de freinage. Il s’agit d’un frein à disque de voiture. On distingue bien ici le disque, l’étrier, et les canalisations (rigides et flexibles).

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Ça doit être intéressant de faire partie de ce genre d’association, pour acquérir des compétences en mécanique.

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Je ne fais pas énormément de photos car la place sur ma carte SD est comptée.

Après la visite du dépôt, et après avoir assisté au montage d’un disque de frein sur un essieu (par dilatation du métal en le chauffant), Antoine nous emmène faire un tour en train.

Pour ce faire, nous traversons à pied, un camping qui se trouve entre le dépôt et l’une des gares, puis nous suivons la ligne jusqu’à son terminus, aux portes de la ville.

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Le train relie en effet trois gares : la ville, le camping, et une aire de loisirs au bord d’un lac.

Nous montons dans le train au terminus. Le tarif est de 6 €, mais nous sommes invités par Antoine. Enfin, le contrôleur vient tout de même nous demander 18 €, car il n’a pas reconnu Antoine. Mais une fois le quiproquo dissipé nous pouvons démarrer.

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Cette motrice a un moteur de Renault Master TD première génération, avec deux conséquences. La première, c’est que ça sent le diesel quand on roule. C’est dommage que le pot d’échappement n’ait pas pu être placé différemment. La seconde, c’est que le turbo s’encrasse car le train roule à une vitesse qui ne permet pas de l’exploiter et il reste donc inutilisé 100% du temps. Ça c’est Antoine qui nous l’explique.

Nous voici à la gare du camping, que nous avions précédemment franchie à pied.

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Le voyage se poursuit jusqu’au terminus, puis la motrice est retournée et replacée à l’autre extrémité du train pour repartir dans l’autre sens. En effet, la ligne est équipée d’une plaque tournante à chaque extrémité, ce qui est fort commode.

Pour ma part, j’arrête les photos ici car ma carte est à nouveau pleine.

De toute façon, l’essentiel est d’avoir pu faire quelques photos du dépôt, du matériel roulant, et du train qui nous a fait voyager.

Au retour, nous nous arrêtons cette fois à la gare du camping, que nous traversons à nouveau à pied pour accéder au dépôt.

Cette fois, il va être temps de partir en direction de Lyon. Mais avant, j’aimerais bien trouver une carte SD. Antoine et Matthieu me parlent d’un supermarché où j’en trouverai peut-être une. Je m’y rends avec Ai et Antoine. J’entre. Il y a une galerie commerciale dans l’entrée du supermarché, avec un magasin de photo. J’y trouve une carte SD de 8 Go pour 20 €. Sur le moment ça me paraît excessivement cher, mais j’en ai besoin alors je l’achète. Après vérification ultérieure sur internet, c’est un peu cher mais pas si démesuré que cela.

J’insère la carte dans l’appareil et la teste, ce qui nous donne une splendide photo du carrelage de la galerie marchande.

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Je ressors. Matthieu nous a rejoints. Je propose qu’Antoine roule devant, puisqu’il sera notre guide. Je souhaite fermer la marche pour veiller à ce que Ai ne se fasse pas semer derrière nous. En effet, pour venir au supermarché, j’ai suivi Antoine et elle était assez loin derrière. Je n’aime pas cela. C’est avant tout pour sa sécurité.

La petite troupe démarre à travers les rues d’Anse.

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Rapidement, nous rejoignons la départementale 51, qui est l’itinéraire le plus direct pour aller à Lyon. La circulation n’est pas négligeable mais elle est supportable. Et puis en groupe de 4, on s’amuse et c’est sympathique, alors on ne pense pas trop à se plaindre du trafic. D’autant plus que la départementale comporte plusieurs longs tronçons avec des bandes cyclables : parfois de notre côté, parfois dans le sens inverse, souvent dans les deux sens. Ça n’est pas si mal comme itinéraire pour rejoindre Lyon à vélo.

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Une question : quand on champ de maïs comporte des panneaux Pioneer, ce sont des OGM ?

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À un moment, un cycliste sportif nous double. Antoine, sur son vieux vélo porteur des années 50, lui emboîte le pas. Je trouve ça drôle, alors je double les deux autres et le rattrape… mais à peine trop tard : le sportif a réussi à le distancer.

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Après cela, nous attendons Ai et Matthieu et je reprends ma place initiale en queue de convoi.

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Nous roulons à bonne allure et je suis surpris par Ai qui tient ce rythme sans difficultés.

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À un moment, nous passons à côté d’un chantier plus ou moins abandonné, où je crois apercevoir un J9. Mais nous ne nous arrêtons pas. Par contre, nous nous arrêtons un peu plus loin pour voir ceci.

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Une friche industrielle assez impressionnante qu’Antoine et Matthieu ont déjà eu l’occasion de visiter, notamment lorsque son contenu s’est vendu aux enchères.

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Malheureusement, il n’est pas envisageable de visiter ce soir…

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Nous poursuivons notre chemin…

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« STOP ! »

C’est moi qui ai crié ainsi.

Tout le monde s’arrête. Matthieu et Antoine ont compris.

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Nous sommes à 300 mètres de la Demeure du Chaos. Je n’avais pas du tout pensé à cela en préparant le voyage, mais il n’est absolument pas envisageable que je passe aussi près sans m’y arrêter.

Cela ne semble pas déranger Ai et nos deux compagnons. Nous décidons de nous y rendre.

Le problème, c’est que pour nous y rendre, ça monte. Nous montons par une rue, mais ce n’est pas la bonne direction. Nous redescendons et remontons par une autre rue qui est un sens interdit mais nous mène à notre objectif.

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Ce n’est pas ouvert. Le lieu ne se visite que les après-midi des week-ends et jours fériés. Par contre, j’apprends que c’est gratuit.

Mais même si nous ne pouvons pas visiter, contempler l’endroit depuis l’extérieur vaut déjà le coup.

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Que dire de la Demeure du Chaos, pour quelqu’un qui n’en aurait jamais entendu parler (ce qui serait curieux, mais sait-on jamais) ?

En quelques mots, il s’agit du lieu de vie et de travail de Thierry Ehrmann, un artiste et homme d’affaires qui a décidé, il y a bientôt 20 ans, de réaliser sur place, sur son lieu de vie, ce projet artistique monumental et fascinant consistant en plus de 4000 œuvres d’art.

Comme l’indique Wikipédia, et je ne saurais dire mieux, « la Demeure du Chaos a l’apparence d’un vaste décor post-apocalyptique, sorte de no man’s land militaire, où se côtoient de nombreuses installations : vestige de météorite, hélicoptère écrasé au sol, squelettes calcinés de voitures, inscriptions géantes peintes sur les murs, les sols et les toits, sculptures menaçantes de ferrailles rouillées, vestiges d’incendies, poutrelles et structures de béton de blockhaus, têtes de mort monumentales dans les arbres… Aujourd’hui, la DDC est un musée d’art contemporain. L’entrée est libre et gratuite, le visiteur peut repartir avec un poster gratuit ainsi que le livre Honte à Vous, et s’il le désire, il peut signer la pétition de soutien à la demeure du chaos. ».

Mes photos ne rendent pas au lieu l’hommage qu’il mérite. Il fait en effet bientôt nuit, et comme je l’ai expliqué l’objectif de mon appareil photo est sale à l’intérieur, ce qui n’arrange rien. Mais j’aimerais revenir un jour avec un autre appareil.

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À défaut de pouvoir faire des photos de qualité, ma nouvelle carte SD me permet d’en faire une certaine quantité…

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Il y a quand même quelques photos qui ne sont pas si mal, comme celle-ci :

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Autour de la Demeure, se trouve le paisible village de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, un nom qui n’a bien sûr rien à voir avec notre merveilleux fromage du Doubs… Ce nom fait référence au massif montagneux au pied duquel nous nous trouvons.

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Ce village est classé car il comporte beaucoup de maisons anciennes en pierre dite dorée. La Demeure du Chaos est l’une d’entre elles… enfin, elle l’était avant de devenir la Demeure du Chaos. Maintenant, elle n’est plus vraiment dorée, et il existe une véritable guerre entre, d’un côté, la commune, certains riverains et les architectes des bâtiments de France, et de l’autre, Thierry Ehrmann et toutes les personnes qui apprécient le lieu et les œuvres qu’il abrite. Le premier camp a pour lui les outils législatifs, tandis que le second camp a l’avantage du nombre.

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À l’entrée de la Demeure figurent des petits livrets, très complets, qui la présentent ainsi qu’une partie des œuvres qu’elle abrite, entre autres informations intéressantes. J’en prends un.

Nous partons, non sans regretter que des riverains aient carrément privatisé et barré une impasse qui borde la demeure à l’aide d’un portail électrique. C’est dommage pour nous, car sans cela nous aurions pu en faire le tour, ou presque.

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Nous roulons à nouveau en direction de Lugdunum.

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Alors que nous longeons la voie ferrée, Antoine et Matthieu marquent un arrêt. Ils ont remarqué un passage à niveau qui comporte encore d’anciennes barrières. Le genre de chose qu’on ne voit, en principe, plus depuis longtemps. Voir cela en banlieue Lyonnaise, le long d’une ligne extrêmement fréquentée, est étonnant.

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Nous poursuivons notre route.

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D’autres détails ferroviaires attirent notre attention, comme ces affiches « un train peut en cacher un autre ». De toute évidence, elles ne sont pas anciennes. Il s’agit donc de reproductions. Nous nous demandons qui a bien pu faire cela. Il serait étonnant que la SNCF (ou RFF) fasse ainsi référence à son passé. Ça ne semble pas être dans ses habitudes…

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Un peu plus loin, nous passons le long du restaurant de Paul Bocuse, l’un des cuisiniers français les plus célèbres au monde (même si je dois admettre que je n’en avais jamais entendu parler avant). Nous avons faim, mais pas forcément les moyens de manger ici. Nous poursuivons notre route. En passant, Antoine m’indique qu’il y a souvent un J7 garé à côté d’ici, mais il n’est pas là ce soir.

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Bientôt, nous voici à Lyon. Il fait nuit.

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Lyon, c’est une ville que j’aime bien. Il est agréable de s’y déplacer à vélo, et il y a des choses à voir et à faire.

Nous arrivons en ville en suivant la Saône. Nous nous retrouvons rapidement dans le secteur où je suis venu pour la première fois le 21 juin dernier pour la Fête de la Musique. J’étais venu dans le Grand Lyon pour un déplacement lié à mon travail de thèse, et plutôt que de rentrer (tard) le soir j’ai préféré dormir chez Caroline, une amie rencontrée via Warmshowers et dont j’ai déjà parlé sur ce site puisque je l’ai hébergée la nuit précédant mon départ en Suisse. C’est ainsi que j’étais allé en ville avec elle pour la Fête de la Musique. À cette occasion, j’avais déjà failli rencontrer Antoine mais nous nous étions ratés de peu.

Antoine et Matthieu nous entraînent vers une « véritable friterie Belge » où nous commandons des frites et des fricadelles. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus typique de Lyon, mais découvrir une ville avec des amis qui y vivent, c’est aussi découvrir les lieux où ils ont leurs habitudes.

Nous nous installons sur les marches de la Cour d’Assises pour manger. C’est sans doute l’endroit idéal pour être assis.

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Le repas est bon mais il me semble que les frites sont surgelées. Elles n’ont rien d’exceptionnel. Celles du kebab « Baraka » à Besançon sont meilleures, tout comme celles que fait ma mère ; leur point commun étant d’être faites maison.

Après ce repas bien agréable tout de même, nous prenons la direction du sud de Lyon. Antoine et Matthieu connaissent chaque bout de rail de la ville et me les font découvrir… Ici, c’est une curiosité car il y a deux écartements sur la même voie.

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Après le rail, la route avec ce magnifique Citroën Type H que nous observons de près.

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Et à nouveau le rail, avec cette voiture voyageurs qui se trouve au cœur du quartier Confluence. Bâti sur les restes d’un ancien port industriel, ce quartier comporte de nombreuses anciennes voies ferrées qui ont été partiellement préservées. Ce wagon, qui était présent avant les travaux d’aménagement, a été lui aussi conservé sur place et en l’état. Il n’est pas habité mais d’après Antoine il sert occasionnellement de salle polyvalente. En tout cas il ne pourra pas repartir par le rail, car la voie est coupée aux deux bouts, par un immeuble d’un côté et par je ne sais plus quoi de l’autre.

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Tous ces arrêts ne me déplaisent pas, mais je sens que Ai est fatiguée, alors quand nous arrivons à la pointe de la confluence (puisque le quartier tire son nom de la confluence entre Saône et Rhône) et que j’entends que Matthieu et Antoine veulent absolument aller voir si « les rails » sont toujours là, j’oppose mon droit de véto et demande qu’on aille au plus vite chez Antoine. Je prends sur moi, car au fond de moi je suis aussi curieux qu’eux : j’aimerais non seulement savoir si les rails sont toujours là, mais également savoir de quels rails ils parlent…

Mes deux amis sont compréhensifs, et nous gagnons le sud de Lyon par un itinéraire cyclable assez curieux qui emprunte même une portion de l’autoroute A7 (!), munie d’une bande cyclable peinte sur un trottoir.

Ensuite, nous roulons dans des rues relativement tranquilles (un soir d’août, en tout cas), en direction de là où habite Antoine. Nous disons au revoir à Matthieu, qui rentre également chez lui, et affrontons la forte côte qui mène chez Antoine. Ai s’en sort brillamment, sans mettre pied à terre, malgré son état de fatigue visible.

Nous nous installons ensuite dans une chambre d’amis qui a été préparée pour nous, et nous nous endormons rapidement.

Bilan :

85 km parcourus aujourd’hui, en deux parties séparées par la visite fort intéressante du train touristique.

Si la visite des ateliers n’a pas passionné Ai, qui a préféré se reposer sur un banc et lire, la balade en train lui a bien plu. De mon côté, inutile de préciser que l’ensemble m’a plu.

Le retour sur Lyon en groupe était fort sympathique également, et je suis ravi d’avoir vu de mes propres yeux la Demeure du Chaos. Voilà quelque chose que j’espérais voir un jour, et je savais que c’était près de Lyon, mais je ne m’attendais pas à tomber dessus par hasard aujourd’hui.

Nous voici arrivés à Lyon et donc à la Via Rhona.

La Via Rhona, c’est la véloroute qui relie le Lac Léman à la Mer Méditerrannée, en suivant le Rhône. Il y a cinq ans, je l’avais suivie, seul puis avec un Suisse rencontré en chemin, de Genève jusqu’à Lyon. Je m’étais arrêté là faute de temps, et j’avais décidé de rentrer en train, alors que j’aurais aimé faire le retour par les bords de Saône et la véloroute 6 (ce que nous venons de faire dans l’autre sens ; ce n’était donc que partie remise). Je m’étais également promis qu’un jour je continuerais la Via Rhona jusqu’au bout. C’est ce que nous allons pouvoir commencer à faire dès demain.

Au total, nous en sommes à 376 km ce qui fait une moyenne de 75 par jour.

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Une réponse à Étape 5 : Beaujeu – Lyon (et visite du CFT Anse)

  1. Maman dit :

    Je ne suis pas peu fière de savoir que mes frites sont meilleures que celle d’une « véritable friterie belge » !!!

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