Séjour à Lausanne

20170629_155552 Me voici donc à Lausanne pour la Swiss Mobility Conference, les jeudi 29 et vendredi 30 juin 2017.

Je me lève donc le jeudi matin, après une première nuit bien agréable chez Victoire et Cyril, et me dirige vers l’Unil. J’étais jusqu’ici persuadé que l’évènement se déroulait à l’EPFL, mais une vérification sur internet la veille m’a indiqué que c’était à l’Unil.

Arrivé à l’Unil, je trouve rapidement la salle… qui est déserte. Aurais-je raté l’heure ? Le jour ? J’ai un gros doute.

Je me connecte à Eduroam pour vérifier le programme, et je découvre que le programme que j’ai consulté, celui qui sort en premier sur Google quand on recherche des infos sur la conférence, est celui de l’édition précédente.

Cette édition se déroule bel et bien à l’EPFL, et j’ai de la chance : l’heure de début a été décalée de 15 minutes par rapport à la précédente. 15 minutes, c’est juste le temps qu’il me faut pour arriver à l’EPFL et trouver le bon endroit. Là, je reconnais quelques chercheurs que j’ai déjà vu en photo et tombe sur quelqu’un que je connais, car il a déjà fait deux présentations récentes à Besançon. Ça fait au moins une personne avec qui je peux engager la conversation dès mon arrivée.

Je ne vais pas raconter les deux jours de colloque en détails. Pour faire court, il s’agit d’un colloque réunissant principalement des chercheurs Suisses, mais aussi quelques chercheurs étrangers (France, Italie, Allemagne…) et quelques représentants d’associations et professionnels de la mobilité ou de l’aménagement. C’est donc, bien sûr, l’occasion de voir d’intéressantes présentations sur divers domaines de la mobilité, certains très proches de mon propre travail et d’autres au contraire très éloignés.

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Les repas au restaurant universitaire sont inclus dans le prix d’inscription, ce qui est plutôt commode quand on sait qu’un repas coûte 17 CHF. soient environ 15 €. Bienvenue en Suisse. J’adore ce pays mais cet aspect là ne me manquait pas.

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Les repas et les pauses sont l’occasion d’échanger pas mal d’idées, en dehors des temps de présentation, avec des personnes d’horizons diverses. Bref, c’est vraiment intéressant. Ayant confié à quelques personnes que j’étais venu ici à vélo, j’aurai plusieurs fois droit à la question « c’est toi qui est venu à vélo ? » lorsque je discute avec quelqu’un que je ne connais pas encore. Bref, voici comment s’auto-attribuer une étiquette rapidement… Mais c’est pratique pour démarrer des conversations sur l’objet de mes recherches.

On discute tantôt en français, tantôt en anglais selon les personnes qui sont là. J’échangerai même à un moment quelques mots en allemand avec quelques personnes, en tombant sur des conversations dans cette langue.

Le jeudi soir, une visite guidée de Lausanne, à pied, et focalisée sur les aménagements pour les piétons, est organisée. C’est pour moi l’occasion de me rendre en ville à vélo, tandis que les autres prennent les transports en commun. Je fais la visite en poussant mon vélo, afin d’une part d’éviter de devoir partir à pied rechercher celui-ci à la nuit tombée, et d’autre part parce que c’est plus commode que de porter mes affaires (dont mon PC portable qui n’est vraiment pas léger).

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La visite est intéressante, malgré le mauvais temps. Je découvre qu’à Lausanne se posent les mêmes problématiques qu’à Besançon, et souvent résolues par les mêmes solutions.

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Après la visite, c’est le repas au restaurant, lui aussi inclus dans le prix de l’inscription.

Ensuite, je rentre chez Victoire et Cyril, de nuit, par un itinéraire qui peut se résumer à : suivre un grand axe routier aménagé de façon (quasi) continue pour les vélos, puis franchir un énorme giratoire d’accès à l’autoroute, puis remonter un parc à l’ambiance nocturne un peu curieuse – mais désert, à l’exception d’un autre cycliste -, et enfin revenir jusqu’à la maison par un itinéraire plutôt agréable composé de petites et moyennes rues, parfois aménagées pour les cyclistes.

Je n’oublierai pas de préciser que durant cette petite demi-heure de trajet tardif et urbain, je devrai m’arrêter à un passage à niveau pour attendre le passage de deux trains.

Le vendredi matin, je sèche la toute première conférence, car elle commence tôt, dure longtemps à mon goût, et porte sur un sujet qui ne m’intéresse que moyennement. Ça me permet d’arriver en forme pour les conférences suivantes, dont certaines m’intéressent particulièrement.

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Durant l’après-midi, je découvre qu’une chercheuse qui était absente hier est présente dans la salle. Or, cette personne aurait dû faire hier une présentation, qui a donc été annulée, sur un sujet qui m’intéresse particulièrement et avec des méthodes extrêmement proches de celles que je souhaite mettre en œuvre. Nous prenons en fin d’après-midi le temps de discuter ensemble, et j’ai droit à une « présentation privée », sans support mais avec beaucoup plus de facilité à poser des questions.

Je dois ensuite prendre la direction du centre-ville. En effet, Victoire m’a indiqué qu’à 18h30 démarrait de la place Saint-François une critical mass chaque dernier vendredi du mois.

Une critical mass, pour les personnes qui l’ignorent, c’est un rassemblement de cyclistes pour rouler ensemble et rappeler que le vélo mérite sa place en ville. On parle aussi, en français, de Vélorution, de masse critique, ou tout simplement de manif à vélo.

Je n’ai donc aucune envie de rater ça.

Il est un peu tard lorsque je démarre de l’EPFL en direction du centre-ville, et je ne suis pas certain d’arriver à l’heure, ce qui m’ennuie. Je prends donc un grand axe routier, tantôt aménagé pour les cyclistes, tantôt pas aménagé et parfois à quatre voies. Le trafic est important mais largement supportable, sachant que les conducteurs Suisses sont respectueux comparés aux Français… Je roule le plus vite possible, bien que ça monte et qu’il y ait aussi des feux.

Je finis par arriver directement à la place Saint-François. Il est 18h40, et il n’y a personne.

Deux possibilités : soit les Suisses sont tellement ponctuel que même les manifs à vélo démarrent à l’heure, soit Victoire s’est trompée et il n’y avait rien ce soir.

J’appelle cette dernière, mais elle est injoignable. Cyril est joignable mais n’a pas les infos. J’appelle Alban, un ex-bisontin expatrié à Lausanne, dont j’ai le numéro depuis que j’ai tenté de le joindre ici même il y a cinq ans. Il ne répond pas.

Je finis par joindre Adrien, un cycliste acharné (encore bien pire que moi), qui vit entre Lausanne, Vevey, son Haut-Doubs natal et Besançon. Contre toute attente puisque je l’appelle sur un numéro français, il décroche. Il me dit qu’il est justement… à Besançon, pendant que moi je suis à Lausanne. Concernant la critical mass, il me dit qu’il n’y en a plus de façon régulière à Lausanne. Les infos de Victoire devaient tout simplement être obsolètes…

C’est bien dommage.

Et maintenant, que vais-je faire ?

Si j’avais su, je serais resté à l’EPFL pour regarder cette exposition, dont j’ai vu l’annonce sur un écran d’informations :

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Mais là, c’est trop tard pour y retourner.

J’aperçois une des pompes publiques installées pour les cyclistes par la ville de Lausanne, et je décide donc de regonfler mon vélo. Ce n’est pas inutile, puisque je découvre qu’il ne restait qu’environ 2 bars dans chaque pneu. Il m’avait bien semblé, en roulant, que la pression était un peu limite contrairement à ce que j’avais estimé au moment de partir. J’aurais pu remettre un coup de pompe avant le départ…

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Cette formalité étant faite, je décide d’aller manger un morceau au bord du lac. Pour cela, je fais des courses dans une des rares supérettes encore ouvertes après 19 heures (la plupart ferment à 18 heures !). Je m’en tire pour un peu moins de 6 CHF., sachant que j’avais trouvé ces trois pièces de 2 CHF. dans ma voiture lors de son achat. Je n’ai toujours pas dépensé les 60 CHF. fournis par ma colocataire.

En parlant de voitures, celles qui sont garées dans ce secteur reflètent un certain niveau de vie…

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Je descends en direction du lac.

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M’y voici. Je mange sur un banc.

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Un oiseau pendant que je mange à Lausanne, seul, au bord du lac, par un temps pourri…

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… ça me rappelle cinq ans en arrière, lorsque Ai venait de partir à bord de la voiture d’Étienne, et qu’une averse éclatait alors que je mangeais seul au bord du lac en regardant les oiseaux. Après le repas, j’avais pris la direction du centre-ville pour le Festival de la Cité. Mais malheureusement, ça ne sera pas possible cette fois car il ne commence que dans quelques jours.

Il ne me reste qu’une chose à faire : rentrer.

Je rentre par le même chemin qu’hier. Je profite du fait qu’il fait jour et que j’ai tout mon temps pour comprendre comment franchir le giratoire d’accès à l’autoroute en utilisant les aménagements prévus pour les piétons et les cyclistes. Je découvre que c’est tout à fait possible, mais à condition de tester plusieurs solutions et de rebrousser chemin quelques fois. Victoire m’avait dit qu’elle n’avait jamais trouvé la solution, et que pour cette raison elle passait toujours sur la chaussée.

Arrivé à la maison, je profite de l’absence de Victoire et Cyril pour utiliser un de leurs « range-vélos » en guise de pied d’atelier, et refaire tous les réglages de mon vélo (freins, dérailleur, etc.).

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C’est idéal, comme conditions de travail. Cette fois il me semble que mes vitesses passent bien et que les crans de la poignée correspondent parfaitement aux pignons.

Je fais ensuite du rangement dans mes sacoches afin qu’elles soient totalement prêtes pour mon départ de demain.

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Je me couche avant le retour de Victoire et Cyril. Demain, il s’agira de me lever tôt puisque j’ai prévu de faire le retour entier en une seule journée. C’est largement faisable puisque cela ne fait « que » 140 km, mais à condition d’arriver à sortir de la Suisse assez tôt dans la journée. Ensuite, le reste de l’étape sera encore long, mais globalement descendant.

 

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