Étape 2 : Lods – Lausanne

20170628_120504Nous sommes le mercredi 28 juin 2017, et je dois quitter la vallée de la Loue pour rejoindre le Lac Léman. Je remercie pour leur accueil Carole et tous les habitants de la ferme, et démarre vers 8h30. Je commence par redescendre à Lods, par là où je suis arrivé hier.

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Je traverse la Loue plus loin que l’endroit où je l’ai traversée hier. Là se trouve un jalonnement de randonnée pédestre. C’est là que passe mon itinéraire.

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Au début, c’est plat…

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Ensuite, on commence à monter…

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Bientôt, ce n’est plus goudronnée.

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Il faut ouvrir une barrière pour passer. C’est un reste de moteur qui la tient. Je la referme bien derrière moi.

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Le chemin est très raide et peu roulant. Je monte en poussant mon vélo. Je prends vite de la hauteur.

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Par moment, le sol du chemin n’est autre que le rocher naturel. Il semble avoir été usé par les roues des chariots. Je pense qu’à une certaine époque, lointaine, ce chemin avait plus d’importance qu’aujourd’hui.

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Je passe un gué.

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Par moments, le chemin est moins raide et je peux rouler. Sur l’herbe, c’est plutôt agréable.

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Je trouve ceci par terre. Je la ramasse. Ça nettoie les lieux et ça pourra toujours me servir.

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Il faut à nouveau franchir une barrière.

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À pied, il serait possible de passer sur la grille métallique à droite. Mais avec le vélo, je dois ouvrir la barrière. Heureusement, elle est facile à ouvrir et à refermer.

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Je suis sorti des pâturages, mais il me reste encore un long tronçon dans les bois à monter.

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Je n’avance pas très vite, mais quand même plus qu’eux.

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Voici un chemin roulant. Je vérifie ma carte : je ne fais que le croiser. Si je l’avais pris, je serais redescendu dans la vallée !

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J’arrive bientôt à une ferme, le long d’une route départementale. L’ascension a duré plus d’une heure. J’aurais pu choisir un autre itinéraire et monter sur mon vélo, mais ça n’aurait pas forcément été plus rapide, et comme je l’ai déjà dit, le but d’un voyage à vélo c’est aussi d’explorer les endroits où on ne passe pas d’habitude. Les routes du coin, je pourrai avoir des occasions de les prendre en voiture en faisant des vide-greniers (par exemple).

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Il y a pas mal de faux-plats descendants, et j’avance bien.

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Il fait beau.

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C’est joli et agréable.

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Au bout d’un moment, je m’arrête à Goux-les-Usiers, devant cette maison, pour manger un peu.

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L’endroit est agréable, mais c’est après m’être installé que je remarque la mini-pelleteuse à 50 mètres qui tournera en continu durant tout mon arrêt. Tant pis. Il faut bien que les gens travaillent et je ne vais pas bouger pour ça.

Après le repas, je dois prendre la direction de Pontarlier.

La dernière fois, avec Ai, nous étions passés par là où je me trouve, et avions ensuite suivi la direction de Bians-les-Usiers puis Sombacour. De là, nous avions rejoint Pontarlier par la RD6 dont je garde un souvenir assez désagréable.

Ce n’était pourtant pas l’itinéraire initialement prévu : j’avais repéré un autre moyen d’arriver à Pontarlier, par un petit bout de la RD48 puis un chemin communal à travers les bois et les champs, menant au village de Vuillecin. Mais une personne le long de la route nous avais dit que c’était difficilement praticable à vélo, et comme nous avions testé pas mal de chemins cahotiques le premier jour, je n’avais pas voulu prendre le risque de faire subir à nouveau ce type de situation à Ai.

C’est ainsi qu’on s’était retrouvés sur l’affreuse RD6.

Cette fois, je suis seul et décide d’en avoir le cœur net : je ne suis pas venu là pour reprendre les mêmes chemins qu’il y a cinq ans. Je souhaite déterminer l’itinéraire idéal pour aller de Besançon à Pontarlier puis à la Suisse, et il est clair que cet itinéraire ne doit pas passer par la RD6.

Je m’engage sur la RD48. Ça monte pas mal, mais c’est joli.

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Cette photo sera ma dernière avant un moment, car je n’ai plus de piles pour mon appareil photo.

Ça fait longtemps que j’ai laissé tomber les piles rechargeables. En effet, après avoir testé plusieurs marques, j’ai constaté que même les bonnes marques n’étaient pas terribles dans les appareils photo. Elles se vident vite. En plus, elles coûtent cher et sont mortes au bout d’un an ou deux, sans avoir servi beaucoup finalement. Il faut donc les jeter comme des piles classiques. Dans ces conditions, c’est contre-productif économiquement, sans avoir d’intérêt écologique particulier.

En général, j’achète des piles alcaline premier prix. La différence de longévité entre celles-ci et les piles alcaline de grandes marques est bien trop faible pour justifier leur différence de prix.

Mais là, j’ai fait une erreur : j’ai acheté des piles chez Noz. Deux fois de suite, en plus.

La première fois, c’était des piles d’une marque obscure et inconnue. Elles ne fonctionnaient pas. L’appareil s’éteignait à la première photo.

Alors j’ai retenté un jour où il y avait des Philipps. Cette fois, elles fonctionnent, mais ont une durée de vie extrêmement courte. Je suis parti hier avec 8 piles neuves, et j’ai tout utilisé, sachant que mon appareil ne prend que deux piles à la fois.

Par ailleurs, pour qu’elles fonctionnent, j’ai dû régler l’appareil sur Ni-Mh, la position prévue pour les rechargeables (qui donnent une tension plus faible que les alcaline). Habituellement, j’utilise la position « Alcaline » puis, quand elles sont très faibles, je passe sur « Ni-Mh » et ça me permet de refaire encore autant de photos avant de les jeter.

J’en ai parlé hier à Carole, qui m’a dit qu’elle avait un jour acheté des piles chez Noz et qu’elles ne fonctionnaient pas non plus. Bref, je n’achèterai plus de piles chez Noz. J’y vais très souvent, car on y fait de nombreuses bonnes affaires. Mais il semblerait que si certains produits finissent déstockés, c’est qu’il y a une raison.

Après cette parenthèse, revenons à la RD48.

Elle monte, et en plus elle subit un trafic non négligeable. Comme avant d’arriver à Ornans, je suis frôlé à plusieurs reprises par des conducteurs qui n’en méritent pas le titre. Ce tronçon, qui me paraissait assez court sur la carte, me paraît en vérité bien long, jusqu’au détour d’un virage où apparaît le chemin que je dois prendre en direction de Vuillecin.

Surprise : il s’agit d’un chemin goudronné, en bon état, de plus de trois mètres de large ! Et il en sera ainsi jusqu’à Vuillecin. Vous en verrez des photos au retour. La personne qui me l’avais déconseillé il y a cinq ans avait tout simplement dit n’importe quoi, comme quasiment toutes les personnes qui m’ont donné des conseils, en France, lors de voyages à vélo (hormis les personnes à vélo, et encore…).

Le seul défaut de ce chemin, mais il est temporaire, c’est l’odeur : en effet, je comprends où est allé le gros tracteur John Deere qui m’a doublé dans Goux avec sa grosse tonne à purin, et que j’ai recroisé ensuite en montant la départementale… D’ailleurs, le voici qui arrive à nouveau derrière moi et entre à nouveau dans un des deux champs odorants.

Après une petite descente agréable, j’arrive à Vuillecin. Je m’engage sur une piste cyclable à double sens, à gauche de la chaussée, qui s’arrête net au bout d’une centaine de mètres ! Je sors du village par une départementale toute plate et tranquille. Devant moi, je vois Pontarlier, cette ville plate au milieu des montagnes, et son contournement routier, tout aussi plat, au trafic ininterrompu.

Je franchis le giratoire du contournement et décide de chercher un magasin pour acheter des piles et un peu à manger et à boire. Le premier magasin que je vois est un Hyper U. J’aurais préféré plus petit, mais ça ira.

J’entre, laisse carrément mon vélo dans le hall d’entrée, en face des caisses, et fais mes courses. Mon vélo n’a pas bougé lorsque je reviens.

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Je ressors. Il fait toujours beau, même s’il y a des nuages.

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La zone comporte quelques pistes cyclables très correctes, même s’il n’y en a pas partout où ça serait intéressant.

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L’une d’elles mène à ce qui semble être une ancienne entrée principale de la ville. Le sol comporte des bandes rugueuses. Je pense qu’il s’agit du revêtement d’une ancienne route, qui a juste été rétréci en largeur.

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En tout cas, il y a un panneau d’entrée de ville. En France, c’est la première fois que j’en vois un à un endroit où seuls des cyclistes peuvent arriver.

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À partir de là, c’est absolument tout plat et tout droit jusqu’au centre-ville.

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Je croise le départ de la voie verte de Pontarlier à Gilley. J’espère avoir l’occasion de la tester prochainement. Peut-être au retour ? On verra.

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Me voici au centre-ville. Je me heurte à un sens interdit.

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Ne voulant pas remonter toute cette rue à contresens, je suis le fléchage, et j’entre dans le centre ancien par cette autre rue, avec son emblématique porte et sa cloche.

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L’endroit a un côté sympathique, combinant une ambiance de centre-ville avec une toile de fond composée de pâturages et de sapins.

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Mais ça serait quand même plus sympathique s’il y avait moins de voitures. C’est le gros bémol de Pontarlier : comme il y a cinq ans, je constate que cette ville est toujours assez désagréable car il y a trop de voitures partout. On n’a pas envie d’y flâner ni de s’y arrêter (dans les commerces ou autres). On a juste envie de la traverser, ce qui n’est ni trop difficile ni vraiment agréable.

Là, je prends quand même un bout de sens interdit. Une telle rue devrait être en double-sens cyclable. D’ailleurs, les automobiliste en face n’ont pas l’air troublés de voir un vélo à contresens.

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En sortant du centre, j’aperçois l’aménagement cyclable le plus absurde du monde (ou presque).

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Il y a un panneau rond (signifiant : piste cyclable obligatoire), mais la piste est inaccessible, sur un trottoir, derrière des places de stationnement ! Si on veut y accéder, il faut remonter (illégalement) le trottoir depuis le bas, avant les places.

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En plus, une fois arrivé au bout, je constate que le marquage fait rouler les cyclistes à gauche, ce qui n’a aucun sens d’autant plus que ça rapproche les cyclistes des piétons dans le sens descendant, le sens où on roule vite.

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Pour couronner le tout, l’aménagement fait foncer les cyclistes dans une barrière à la fin de la piste.

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Je m’engage dans une rue importante.

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Là, je tombe sur une piste cyclable récente et bien conçue. Elle est toujours obligatoire, mais ça ne me choque pas puisque c’est bien fait.

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Elle débouche sur ceci : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La situation est un peu floue, car ça ressemble plus à un trottoir qu’à une piste cyclable. Mais bon, ça m’arrange de rester dessus, car je longe désormais la RN57 et son trafic impressionnant.

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De toute façon, et je le savais déjà, ce trottoir se transforme en bande cyclable large et confortable au bout de quelques centaines de mètres. Nous étions déjà passés là avec Ai.

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La bande cyclable longe la RN57 puis la bretelle qui rejoint la RD437 qui mène au Lac de Saint-Point.

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Par moments, elle passe sur des bouts de trottoirs, mais ça reste praticable à vélo.

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Cette fois, je suis sur la départementale et elle est bordée de bandes cyclables de chaque côté. C’était déjà le cas il y a cinq ans.

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Le paysage est toujours aussi beau. C’est vraiment agréable.

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Un cycliste sportif me double. Je n’essaie pas de le suivre…

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En fait, je suis en train de me rendre en Suisse en franchissant les reliefs avec un vélo hyper chargé, mais je n’ai aucun entraînement. Depuis cette année, je me déplace dans Besançon avec le vélo électrique de Ai (qu’elle n’utilise plus car elle travaille à Belfort), et je ne fais du vélo classique que le week-end dans mon village, pour aller de notre maison à celle de mes parents – 300 mètres aller-retour – et pour de petites balades ponctuelles). Il y a cinq ans, quand nous avions tenté le même trajet, je roulais quand même très fréquemment dans tout Besançon avec mon vélo de la Poste bien lourd, et je faisais quelques sorties le week-end. Mais maintenant, je n’ai plus le temps.

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J’arrive à Oye-et-Pallet.

Il y a cinq ans, les aménagements cyclables s’arrêtaient ici. Je vois qu’on les a poursuivis dans le village, sous forme de pistes à hauteur de trottoir. C’est plutôt correct.

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Je vois que la journée sans voiture autour du lac a lieu ce dimanche. Je pourrais donc, au retour, m’arranger pour trouver un hébergement par ici le samedi soir afin d’y participer durant la journée avant de rentrer à Besançon.

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Mais je ne le ferai pas pour deux raisons : ça me ferait un week-end entier sans voir Ai, et j’ai déjà autre chose de prévu ce dimanche.

Les aménagements cyclables dans le village sont très corrects, mis à part au niveau des croisements : le marquage au sol du cédez-le-passage devrait être en retrait, et une bande cyclable devrait être matérialisée devant.

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Les arrêts de bus sont très bien traités.

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Il y a quelques passages qui mélangent piétons et cyclistes, mais dans un tel village on peut supposer que le trafic non motorisé n’est pas assez important pour que ça soit gênant.

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Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et à la sortie du village il n’y a plus d’aménagements. Ça ne fait rien. Cette route est assez calme.

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Bientôt, je tourne à droite sur une route encore moins importante.

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Il y a cinq ans, ici, on pouvait voir partout des panneaux exprimant l’hostilité des habitants à un projet de voie verte autour du lac.

Si, au premier abord, ça m’avait un peu déplu, j’avais vite pris conscience des lacunes de ce projet : tout d’abord, il ne devait pas faire le tour du lac mais ne longer que la rive que je vais longer (où la route est déjà très tranquille). Ensuite, il devait gêner fortement la circulation des riverains avec de nombreux alternats faute de disposer d’une largeur suffisante pour créer la voie verte à côté de la route. Enfin, il aurait coûté de l’argent qui aurait pu être investi dans d’autre itinéraires cyclables plus utiles.

Depuis, ce projet a été abandonné, et tant mieux. Le département a fait des choses plus utiles, comme des jalonnements d’itinéraires (par exemple, de Laissey à Loulans-les-Forges, ce qui permet de relier Besançon à Vesoul et au delà…). J’aimerais bien qu’un travail soit fait sur l’itinéraire de Besançon à la Suisse par Pontarlier, également.

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Je cherche un endroit pour m’arrêter et manger. En effet, à Goux, je n’ai pris qu’une légère collation. Il est temps de faire un vrai repas. Je trouve cet endroit, assez proche de la route pour y accéder facilement mais assez éloigné pour être tranquille.

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Je profite de cette pause pour allumer mon ordinateur et aller sur internet en utilisant la 3G de mon téléphone. Je suis surpris que ça fonctionne si bien alors que je suis en milieu plutôt rural.

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Il faut que je consulte mes messages pour savoir l’adresse exacte de Victoire, la personne qui doit m’accueillir chez elle ce soir. Elle m’a répondu. J’ai désormais son adresse, son numéro de téléphone, et celui de son compagnon. Elle m’indique que c’est lui que je dois contacter quand j’arriverai, car elle ne sera pas là. Par contre, à la lecture de son message, il me semble qu’elle pense que j’arrive demain. Je lui réponds en lui précisant bien que j’arrive aujourd’hui, et en espérant que ça ne lui pose pas de problème.

On verra bien. Je repars. Il faut que j’avance. Il est plus de 15 heures. Il me reste encore du chemin pour atteindre la frontière, et j’aurai encore une quarantaine de kilomètres à parcourir après celle-ci.

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J’aime le paysage du lac et de ses alentours, et je peux désormais me lâcher sur les photos puisque j’ai racheté des piles à Pontarlier. J’ai prix les piles Bien Vu, le premier prix des magasins U. Ça m’a coûté moins cher que les Philips de chez Noz. Comme quoi, il faut se méfier des fausses bonnes affaires.

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Le temps est toujours très agréable, malgré ces gros nuages à l’horizon.

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Je me demande à partir de quelle pointure peut-on participer à cette fête…

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Dans un village j’aperçois une fruitière à Comté, avec un magasin. Je me dis que je pourrais arriver ce soir avec quelque chose à offrir, d’autant plus que je vais rester trois nuits chez Victoire et son compagnon. Mais la fruitière est ouverte tous les jours sauf le mercredi après-midi. Scheiße!

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J’ai envie de ramener ce panneau à un de mes colocs donc c’est le nom. Mais voler la signalisation, c’est mal. Et puis c’est encombrant. Je lui enverrai la photo, plutôt.

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J’arrive bientôt au bout de la route qui longe le lac. Il y a cinq ans, avec Ai, nous avions pris la direction de Rochejean, puis suivi une route tranquille dans le but d’éviter de franchir la frontière sur la RN57 au trafic infernal. Mais cette route était un véritable col. Je ne regrette pas d’avoir fait ce choix, car nous y avions découvert le restaurant d’alpage de La Petite Échelle où nous avions passé une soirée et une nuit parfaites. Mais cette fois je choisis délibérément de ne pas passer par là, à la fois pour éviter le relief inutile et parce qu’on m’a conseillé un endroit plus facile pour passer la frontière. Un endroit qu’il faut que je teste. Pour cette raison, je prends la direction de Métabief.

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Je reste un moment sur une départementale. Ça monte. Le relief n’est pas négligeable, mais pas infernal non plus…

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Quelques gouttes tombent. Au début, elles ne sont pas assez nombreuses pour que je change quelque chose à ma tenue vestimentaire.

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Il y a un peu de monde. Le trafic n’est pas négligeable, mais pas infernal non plus…

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« Attention à la neige du toit. » Je verrai ce panneau à plusieurs reprises sur différents bâtiments.

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Je passe au niveau de Métabief. J’aperçois les pistes de ski, qui comportent en cette saison autant de neige que les toits.

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Dans un village, je vois une fruitère à Comté. Arrivé devant la porte, je constate que ça n’est pas ouvert à cette heure-ci. Pourtant, la porte me semble ouverte. J’ouvre. Elle l’est. J’entre. Il n’y a absolument personne à l’intérieur. Je pourrais faire le casse du siècle du fromage.

Si le magasin était agencé différemment, je prendrais bien un morceau de fromage en laissant sur le comptoir l’argent correspondant. Après tout, ça se pratique dans d’autres pays. Mais vu l’agencement, il faudrait pour cela que j’accède à une zone réservée au personnel, et ça ne serait pas conforme aux normes d’hygiène de ce type de magasin.

Je ne fais donc rien du tout, à part ressortir, et bien refermer pour qu’on ne voie pas de l’extérieur que c’est ouvert.

Depuis quelques kilomètres, je sens qu’il faut que je passe aux toilettes. Je croise une personne dans un village, qui m’indique qu’il y a des toilettes publiques aux Hôpitaux Neufs. Ça tombe bien : je n’en suis plus très loin.

J’y arrive. Ici se trouve le terminus du chemin de fer touristique « Le Conifer ».

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Je trouve les toilettes et m’y rends. Je constate qu’il s’agit de toilettes entièrement automatisées. C’est assez bizarrement conçu et plutôt désagréable. C’est censé être le nec plus ultra en matière d’hygiène mais ça me paraît plutôt moyen.

En ressortant, je sens que mes cuisses ont chauffé. Effectivement, j’ai de beaux coups de soleil, comme à chaque voyage à vélo.

Je prends la direction de la Suisse, et donc de la RN57.

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Je remarque un Intermarché, qui est intéressant car au lieu d’un ignoble bâtiment comme sont les supermarchés habituels on a réalisé un beau bâtiment en bois qui rappelle l’architecture traditionnelle d’ici.

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Je passe la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et la mer du Nord. J’ignorais qu’on la trouvait ici.

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Ensuite, je m’engage sur la RN57. Je vous avais pourtant dit que je ne l’emprunterais pas.

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En réalité, je vais y faire une centaine de mètres seulement, et ici ça ne roule pas vite puisqu’on sort d’un giratoire et on entre dans Jougne.

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À l’entrée de Jougne je prends à gauche en direction du village. J’aperçois ceci en contrebas.

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Je passe la porte d’entrée du village.

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Le village est très joli, tout comme le paysage autour.

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Il fait toujours beau au dessus de moi, mais c’est de plus en plus nuageux dans ma direction. Je pense que je vais finir par rencontrer la pluie.

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Je sors du village et amorce une belle descente sur une départementale. Jougne était le point culminant de mon itinéraire. À partir de là, je rencontrerai majoritairement des descentes jusqu’à Lausanne, même si je n’ai pas encore passé la frontière.

Je quitte la départementale pour un chemin moins important. Je sais exactement où je vais.

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J’arrive au lieu dit « les Échampés ».

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Je traverse le hameau. Il se met à pleuvoir. J’enfile mon poncho.

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Au bout du hameau, l’asphalte s’arrête et laisse place à un chemin non revêtu. Il tombe de grosses gouttes.

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Je roule entre les piles de bois et sous la pluie.

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Le chemin se rétrécit en largeur, et j’arrive à ce panneau…

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… puis celui-ci…

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C’est la frontière.

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La frontière se résume ici à un passage de moins de deux mètres de large, entre deux piquets de clôture.

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Ensuite, on retrouve de l’enrobé lisse. Mais j’arrête les photos pour l’instant.

En effet, non seulement la pluie redouble de violence, mais en plus l’orage est très violent. Les détonations sont très fortes, donc très proches. Je pense à mon cousin, qui a trouvé sa jument tuée dans son pré par la foudre. Je n’ai pas envie de subir le même sort. Certes, les pneus du vélo sont censés m’isoler du sol, mais je ne suis pas certain que ça suffise et je n’ai pas envie de tester ce soir.

J’avance jusqu’à ce que je trouve des maisons, dont une avec un garage non fermé. J’entre dedans et j’attends.

J’en profite pour envoyer des messages et prévenir le compagnon de Victoire que je viens de passer la frontière et que je suis bloqué par un orage. Je regarde la suite de mon itinéraire.

La batterie de mon téléphone est bientôt vide, mais pas de panique : j’ai dans mes sacoches un chargeur de voyage : il consiste en une batterie, qu’on peut recharger soit via un port USB, soit au soleil puisqu’il y a un panneau solaire intégré. Je l’ai acheté chez Noz pour seulement 8 €, et il fonctionne fort bien. Je l’avais mis sur mon porte-bagages durant la journée, et il est plutôt bien chargé. Je branche mon téléphone dessus et mets l’ensemble dans mes sacoches. Évidemment, ça sera moins pratique pour la navigation que de rouler avec le téléphone sur le guidon. Tant pis. Je ferai autant d’arrêts que nécessaire.

Lorsque la pluie se calme, et surtout, lorsque le tonnerre s’arrête, je poursuis ma route. Il pleut toujours, mais c’est moins violent. Par contre, il fait froid désormais. La température a chuté d’un coup. Heureusement, le poncho fait office de coupe-vent.

Mon itinéraire arrive sur un échangeur routier en travaux. On ne peut pas passer en voiture, mais à vélo ça passe. Il y a une bande cyclable qui s’engage sur une bretelle d’autoroute, puis bifurque sur un petit chemin en enrobé avant que la bretelle n’arrive réellement à l’autoroute. Je reconnais bien là les manières d’aménager de nos voisins Helvètes, et ça ne me déplaît pas !

Le petit chemin en question est en forte pente, descendante bien sûr ! Il est vite dévalé. J’arrive sur une route d’une largeur équivalente à une large départementale, chez nous. Elle porte le numéro 9. Elle va vers Vallorbe, mais mon itinéraire la quitte pour un petite chemin en enrobé puis en stabilisé, qui s’arrête sur un sentier avec un panneau interdisant tout véhicule. La signalisation indique qu’on est sur un itinéraire de randonnée pédestre.

Je descends du vélo. Je ne supporte pas les panneaux « pied à terre » sur les itinéraires cyclables, mais si on est sur un itinéraire pédestre je pense qu’il faut respecter la signalisation. Surtout en Suisse, où d’une part on est plus à cheval là dessus,  et d’autre part on n’a pas l’habitude de mettre les signalisations en dépit du bon sens comme en France.

Le sentier emprunte un viaduc ferroviaire, par ce passage directement creusé dans les voûtes du viaduc. Ça n’est pas en France qu’on verrait ça.

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On voit du paysage.

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Il y a des personnes qui se servent de cet endroit pour faire du saut à l’élastique, ou de la tyrolienne, ou quelque chose du genre. Je ne leur demande pas de précisions.

Après le viaduc, je remonte sur mon vélo et trouve ce chemin.

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Ensuite, c’est goudronné.

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J’ai remarqué sur la carte que j’allais suivre cette voie ferrée durant un certain temps.

Je retombe sur une route qui n’est autre que la suite de la route n°9 déjà empruntée précédemment. Le passage par le viaduc évite simplement le grand détour qu’effectue cette route pour passer à Vallorbe.

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Je m’arrête de temps en temps pour vérifier mon itinéraire, avant de comprendre que je dois emprunter la route n°9 durant un bon moment, et qu’il ne sert donc à rien que je m’embête à vérifier aussi souvent. Mais sur l’écran d’un téléphone, les choses évidentes ne le sont pas toujours du premier coup.

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Même si ça ne se voit pas sur mes photos, je croise de très nombreuses voitures alors qu’aucune ne me dépasse ou presque. Toutes les voitures que je croise sont immatriculées en France ou presque. C’est en effet l’heure où les travailleurs frontaliers rentrent à la maison.

Réalisant que la route est bordée d’un chemin adapté à la pratique du vélo, je franchis l’accotement pour l’emprunter.

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Mais ça ne sert à rien. Il s’arrête au village suivant. Me revoici sur la route. Joli tracteur.

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Je parcours de nombreux kilomètres en faux-plat descendant. Je m’attendais à des descentes beaucoup plus fortes, d’ailleurs. Sans doute parce que j’ai des souvenirs de notre descente sur Genève il y a cinq ans. Mais ici, c’est différent.

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La pluie a fini par s’arrêter totalement.

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Je trouve des panneaux de l’itinéraire vélo Suisse n°5.

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L’itinéraire 5, ça me dit quelque chose, et pour cause : il relie le lac de Constance à Lausanne, et passe à proximité de Zürich. C’est cet itinéraire que nous avions suivi il y a sept ans. Nous voulions le suivre de la Suisse Alémanique à la Suisse Romande, puis rentrer chez nous par le Haut-Doubs, mais le hasard en avait voulu autrement, et notre voyage s’était terminé par la Street Parade de Zürich et un retour en train.

Nous avions également retrouvé cet itinéraire deux ans plus tard, mais sur une très courte distance, lorsque nous roulions de Genève à Lausanne. Nous connaissons donc ses deux extrémités, mais pas la totalité de son linéaire. Loin de là.

Aujourd’hui, je tombe dessus à peu près à l’endroit où je vois sur la carte que l’itinéraire que j’avais tracé quitte la route n°9. Puisqu’il mène à Lausanne, je me dis qu’il ne serait peut-être pas absurde de le suivre, plutôt que de vouloir suivre à la lettre ce que j’avais tracé, avec l’obligation de m’arrêter à chaque croisement pour regarder où je suis.

Ma décision est prise. Je le suis…

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Mais depuis que je suis l’itinéraire 5, j’alterne les descentes et les montées, jamais énormes mais suffisantes pour que j’aie l’impression de ne plus avancer. Tant que j’étais sur la route n°9, je n’avais que des faux-plats descendants.

L’itinéraire m’envoie sur cette côte, qui est la côte de trop : celle qui me fait regretter d’avoir suivi les panneaux.

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Je regarde mieux la carte, et constate que, si l’itinéraire que j’avais tracé quittait la route n°9, c’était pour mieux y revenir ensuite, et entrer dans Lausanne par cette route. Mieux : l’adresse de mes hôtes de ce soir se trouve à Renens, et la route n°9 passe à 500 mètres à peine de chez eux, alors que l’itinéraire 5 arrive au bord du Léman. Je décide de chercher à rejoindre à nouveau la route n°9.

Note : Plus tard, lorsque je ferai le point sur mon itinéraire pour préparer mon retour, je découvrirai que,  même si j’avais suivi la route n°9 en permanence, j’aurais eu droit à la même alternance de montées et de descentes. Finalement, je ne crois pas que mon escapade sur l’itinéraire 5 m’ait vraiment fait perdre du temps. Mais dans tous les cas, j’ai bien fait de décider de rejoindre la route n°9 car c’était beaucoup plus simple et court pour entrer dans Renans.

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Je crois qu’un ramassage des encombrants aura bientôt lieu ici…

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Il y a quelques jolies maisons, même s’il y a beaucoup de maisons neuves.

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En contrebas, j’aperçois un train. J’en ai déjà croisé un certain nombre depuis que je suis entré dans le pays il y a environ deux heures.

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Je profite d’une belle descente.

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Après la descente, je passe un pont de chemin de fer et peux voir un long train de marchandises…

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… puis un autre train qui croise le premier. Tout ça sur la ligne où je venais, cinq minutes plus tôt, de photographier le train blanc.

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J’ai coutume de dire qu’en Suisse, même dans le trou du cul du monde on voit passer des trains. Il me semble avoir piqué cette phrase à un ami Franco-Suisse, prénommé Adrien lui aussi et grand amateur de vélo et de mobilité.

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De Besançon à la frontière, je n’ai vu aucun train circuler. J’ai eu peu d’occasion de passer à des endroits où je pouvais voir des voies ferrées en activité. Je n’ai vu que des voies ferrées désaffectées (vallée de la Loue), ou reconverties en train touristique (Jougne).

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Je dois reconnaître que l’itinéraire 5 prend des chemins plutôt sympathiques par moments.

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Revoici un train. J’en suis à une dizaine depuis mon arrivée dans le pays…

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Au moment d’amorcer une nouvelle montée, je consulte la carte sur mon téléphone et constate que c’est sans doute le meilleur moment pour quitter l’itinéraire vélo n°5 et rejoindre la route n°9.

Pour cela, je m’engage sur un chemin plutôt tranquille. Mais à un croisement, je tombe sur ceci, dans ma direction.

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Je m’engage quand même, espérant qu’on puisse passer à vélo. Mais non. Les barrières de chantier barrent complètement le passage. Visiblement, on construit une route importante ici, ce qui m’étonne fortement car je ne pensais pas qu’un pays bien aménagé comme la Suisse pouvait construire encore de nouvelles routes pour les voitures.

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C’est rageant car de l’autre côté du chantier je vois la suite de mon chemin.

Je décide de tenter un autre chemin qui descend dans le chantier. Là, ce n’est pas clôturé et je passe dans le chantier. Le chemin se poursuit de l’autre côté. Sur ma carte, il se connecte à une route qui me permettra de rejoindre la n°9.

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Mais hélas, là où il est censé se connecter à une autre route, c’est le bazar. Il s’arrête sur le chantier, et tout est clôturé à nouveau.

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Je rebrousse chemin et décide de rejoindre le village en face de moi à travers champs. De là,  je serai tout près de la route n°9.

Pour ne pas endommager les cultures, je repère un endroit où il est possible de passer dans l’herbe le long d’une haie.

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Bon, là, je dois quand même passer dans le blé. Mais sur 10 mètres seulement, et vu les traces je ne suis pas le premier.

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Je retrouve rapidement un chemin.

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J’arrive dans les rues du village. Pour aller dans ma direction, il faut monter un véritable mur.

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Arrivé en haut, je suis sur une route assez tranquille.

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Me voici sur la route n°9. Par moments, elle est bordée de bandes cyclables.

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Lausanne est à 6 km. J’en suis ravi !

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Mais ce que je vois surtout, ce sont les Alpes, à l’horizon. Cela me rappelle notre passage ici avec Ai.

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C’est drôle d’alterner ainsi entre les tronçons bien aménagés avec bandes cyclables et… ça.

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Mais en Suisse, les conducteurs sont respectueux des cyclistes et les tronçons sans bandes cyclables ne me dérangent pas tant que ça.

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Mon téléphone a repris sa place sur le guidon. Le chargeur portable l’a rechargé assez rapidement.

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Je profite de cette photo pour expliquer comment j’ai élaboré mon itinéraire.

Tout d’abord, j’ai demandé à Google Maps l’itinéraire à vélo de chez moi à Lausanne. Puis, je l’ai modifié à la main pour éviter certains passages (RN57…), et en ajouter d’autres (les Échampés…). Ensuite, je l’ai exporté en GPX à l’aide de ce site et j’ai envoyé le GPX sur mon téléphone. Sur le téléphone, il s’est ouvert avec l’application OSMand, une application basée sur les données d’OpenStreetMap, que j’avais testée il y a longtemps  mais qui ne m’avait que moyennement convaincu.

Visiblement, il y a eu des mises à jour depuis, et la version que j’ai désormais me semble tout à fait convaincante. Il est possible de télécharger facilement une région du globe (par exemple, la Franche-Comté ou la Suisse, ce que j’ai fait) et ainsi de disposer d’un fond de carte très précis même sans internet (ce qui est pratique puisque la connexion de données est désactivée depuis que je suis en Suisse, pour éviter des frais inutiles).

Je peux donc voir, à l’écran, un fond de carte précis, mon itinéraire élaboré par Google Maps et corrigé par mes soins, et ma position donnée par le GPS. C’est assez confortable pour naviguer tout en sachant où je vais. Je crois qu’OSMand peut même se comporter comme une GPS de voiture (« prenez à gauche », « prenez à droite ») mais ce n’est pas ce dont j’ai envie.

Je quitte bientôt la route n°9 et me dirige à travers les petites rues de la commune de Renans. Ici, les sens interdits sont à double-sens pour les vélos, comme il se doit.

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Il est 21h20 lorsque j’arrive à destination.

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Le nom de l’immeuble est bien choisi.

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Cyril, le compagnon de Victoire, descend m’accueillir et m’aide à monter mes affaires, y compris mon vélo, au deuxième étages où ils habitent. Leurs vélos sont rangés là aussi. Ils n’ont pas de garage.

Ensuite, je peux faire connaissance, prendre une douche, manger un bon repas, aller sur internet pour savoir où et à quelle heure je dois me rendre demain matin, et me coucher pour une bonne nuit de repos.

Bilan :

Une centaine de kilomètres parcourus aujourd’hui, avec un relief non négligeable. Je suis assez content de l’itinéraire que j’ai élaboré, et qui m’a permis notamment de trouver un meilleur accès à Pontarlier que la route de Sombacour, et un passage de la frontière plus tranquille que la RN57 et moins difficile que le col de la Petite Échelle.

C’est agréable de revenir en Suisse. J’ai du mal à me dire que cinq années se sont écoulées depuis mon dernier passage qui me semble encore récent dans ma tête, mais c’est pourtant le cas.

Bref. Un voyage plutôt agréable et satisfaisant (malgré l’épisode de l’orage). Mais je suis quand même bien content d’être arrivé.

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