Les RMLL 2011

Du samedi 9 au jeudi 14 juillet 2011 se tenaient à Strasbourg les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, édition 2011. Je n’étais pas retourné à ces rencontres depuis 2006 car les éditions suivantes ont été assez loin de chez moi. Mais quand j’ai appris que cela se passait à Strasbourg, une de mes villes préférées, j’ai décidé d’y aller, et de faire le voyage à vélo.

Après quatre jours de trajet à vélo, j’arrive place Broglie aux alentours de 16 heures le 10 juillet.

J’enlève mes vêtements de pluie, et enfile mon t-shirt Debian. Là, un Allemand portant lui aussi un t-shirt Debian vient me parler de mon vélo. Au début, cela me réjouit, mais je suis déçu car il s’obstine à parler anglais et non allemand…

Je discute également avec un français, lui aussi intéressé par mon véhicule, avant d’aller garer ce dernier.

Je ne suis pas le seul à avoir un véhicule original, d’ailleurs.

L’emplacement où je suis garé est stratégiquement placé en face de la buvette, où l’on trouve de la bière libre (mais pas gratuite). Tout comme les logiciels libres, cette bière est libre dans le sens où sa recette est librement diffusable, modifiable, utilisable, etc.

En face de la buvette, on peut aussi acheter des t-shirts.

Je discute avec un journaliste Allemand (en français, cette fois, décidément !) qui est fort intéressant et qui fait des photos pour la presse française.

Ensuite, je discute sur le stand de Lprod, avec le développeur d’un logiciel de traitement audio-vidéo qui s’appelle EKD.

Après un tour des stands, il est l’heure de remballer. Je suis rejoint par mon ami Olivier, et sa fiancée Ines. C’est eux qui vont m’héberger, chez la mère de cette dernière. Par contre, cela ne se trouve pas à Strasbourg mais à Pfaffenhoffen, à 25 km de là. Nous allons donc nous y rendre en voiture. Je dois donc stocker sur Strasbourg mon vélo, ma remorque, et les affaires dont je n’ai pas besoin. Je m’arrange avec Manu, le responsable de l’organisation, pour pouvoir mettre le tout dans la salle du stock des RMLL.

La salle se trouve sur le Campus. Nous nous y rendons et, en attendant que les autres arrivent avec les clés, Ines a le temps d’essayer mon vélo-couché.

Une fois les affaires stockées, nous partons. Même en voiture, quelques détails nous rappellent que nous sommes à Strasbourg. Par exemple lorsqu’on doit attendre au feu rouge tandis que les cyclistes ont le droit de tourner à droite depuis plusieurs minutes…

Nous voici sur la route de Pfaffenhoffen, la seule commune de France qui comporte cinq fois la lettre ’F’ dans son nom.

La soirée se résumera ainsi : visite de la ville, bonnes pizzas artisanales, Lambrusco, vin rouge, film, douche, et au lit !

Le lendemain, nous repartons en direction de Strasbourg pour une première mission : aller chercher du pain. En effet, Olivier et Ines sont bénévoles sur les RMLL, et leur première mission est de ramener cinq sacs de pain.

Nous nous rendons à un centre commercial, Rivétoile, que je reconnais car j’ai réparé une crevaison juste devant il y a deux ans. Nous ressortons avec le pain et nous voici aux RMLL.

Olivier fera une conférence demain, donc il nous quitte pour aller la préparer. Ines a du travail, et je décide donc d’aider moi aussi à l’organisation. Je deviens donc bénévole improvisé aux RMLL 2011, et ma première mission sera de transporter un frigo. Bon, on est deux et on a un chariot, donc ce n’est pas très difficile…

En fin de matinée, quand il y a moins de travail, je vais faire le tour des stands…

Oui, il y a bien Richard Stallman sur les photos. Il était là pour donner une conférence. Ce n’est pas la première fois que je le croise. D’ailleurs, la première fois que je l’ai rencontré, c’était à l’UTBM à Belfort. Notre dialogue s’était limité à « Où sont les toilettes ? – Par ici, suivez-moi. »… et il ne s’était pas lavé les mains en sortant.

Sur ces photos, on voit aussi René Mages, de la FFII, qui m’a été présenté par Anne, une amie qui travaille à la bibliothèque de médecine et qui était présente également. Je reste un certain temps à discuter avec lui. La discussion est sympathique et intéressante.

Par contre, je suis déçu de ne pas trouver le moindre stand Open Street Map. J’espérais rencontrer d’autres contributeurs et discuter avec eux. C’est raté. J’apprendrai, en plus, en lisant mes mails, qu’il y aura eu une tentative de rendez-vous échouée. Dommage !

À midi, je mange avec Anne et deux autres personnes, au CROUS de Strasbourg.

L’après-midi, j’ai vu dans le programme une conférence qui m’intéresse, sur le thème des Nas. Elle intéresse aussi Olivier. Or, il se trouve que l’un des deux conférencier est Simon de Sequanux.

Nous y allons, et évidemment c’est intéressant. Reste à voir si je mettrai en pratique un jour ce que j’y ai appris !

Après cela, je m’installe dans un coin tranquille avec Olivier et nos PC portables. Lui, pour tenter d’avancer sur sa conférence de demain, et moi pour extraire et traiter mes traces GPS.

Ensuite, nous mangeons et allons dehors car il y a des concerts. Nous assistons à une jam session (séance d’improvisation entre plusieurs musiciens) puis à un concert de musique électronique expérimentale. Nous sommes rejoints par quelques amis : Cécile, Jérémy et Benjamin (qui est sur cette photo).

Je vais retirer de l’argent à un distributeur afin de pouvoir boire une ou deux bières. J’emprunte pour cela un vélo à Alexis, un bénévole de la buvette. En effet, j’ai fait un certain nombre de pas aujourd’hui et je n’ai pas envie d’y aller à pied. Surtout à Strasbourg. Je reviens ensuite au concert et rends le véhicule à son propriétaire.

Vu de l’extérieur, un concert dont le public et les artistes sont des geeks doit avoir une allure assez particulière. En effet, l’artiste est sur scène en train de coder sur un PC portable, son code (qui produit la musique) est projeté sur un écran géant, et le public est principalement assis dans des canapés ou par terre, en train de boire des bières, de discuter… ou d’utiliser un PC portable.

Lorsque la nuit tombe, Ines et Olivier ont envie de rentrer. Nous rentrons donc et nous couchons assez rapidement.

Le lendemain, je commence par faire quelques photos du centre de Pfaffenhoffen. Le centre de cette petite ville est vraiment joli.

Dommage pour les photos qu’il y ait autant de voitures, dont celle d’Olivier. Mais cette ville est trop éloignée de Strasbourg pour imaginer se passer de voiture.

Pour nous rendre à Strasbourg, l’itinéraire emprunte des départementales puis une portion d’autoroute. Or, nous avons la surprise de constater en arrivant à celle-ci que la circulation est totalement bloquée par les bouchons. Nous nous engageons donc sur une route plus ou moins parallèle, qui bouchonne également pas mal.

Olivier connait bien le coin, et s’engage sur des itinéraires bis dont il a le secret.

Dans un village, il nous prévient tout à coup : « ici, on va devoir prendre un petit bout de sens interdit », mais change d’avis brusquement en voyant une voiture de gendarmerie sortir du sens interdit en question. Fou rire général dans la voiture.

Avec tous ces bouchons et ces détours, nous finissons par arriver très tard à Strasbourg. Nous n’avons pas le temps de remplir en voiture la mission « pain » de ce matin, car Olivier nous dépose et doit repartir ensuite terminer la préparation de sa conférence.

Ines me dit qu’elle doit chercher absolument un bénévole avec une voiture pour y aller. Je lui réponds qu’il n’est pas nécessaire d’aller en voiture pour un trajet d’à peine 2 km. Mon trike et sa remorque vont retrouver leur vocation première : la livraison de pain ! Me voici à Rivétoile.

Je livre mon pain à la buvette et à l’espace bénévole où je découvre par hasard que les porte-manteaux de la fac de Strasbourg ont été fabriqués à côté de chez moi.

En plus, cela m’a donné une bonne raison de sortir le trike, et je pourrai l’utiliser durant la journée pour aller d’un bâtiment à l’autre sur le campus plutôt que de marcher comme la veille. Cela m’arrange, car j’ai une ampoule sous un pied. Je ne suis pas fait pour marcher.

Après avoir mangé à l’espace bénévole, je vois Ines qui m’apporte un beau badge « bénévole », et je vais avec elle voir la conférence d’Olivier.

Après cela, on se sépare quelque peu. Pour ma part, je retourne m’occuper de mes traces GPS et de mes photos. Je contribue à Open Street Map et je raconte le début de mon trajet sur le site sur lequel vous vous trouvez en ce moment.

Je croise Sven, un ancien Développeur Debian que j’avais rencontré à Solutions Linux la dernière fois que j’y étais allé. Il m’indique qu’il était à Besançon hier soir, dans le cadre de son travail. Amusant.

En fin de journée, nous nous retrouvons tous les trois et nous demandons ce que nous allons faire. Après plusieurs propositions des uns et des autres, qui ne font pas consensus, je suggère que nous allions à Kehl. Ça, ça nous plait à tous les trois.

Bien sûr, nous y allons en voiture, ce qui a moins de charme que d’y arriver à vélo par le Jardin des Deux Rives. Mais l’important est d’y aller.

Je remarque à ce propos que la plupart des voitures stationnées à proximité du centre-ville sont immatriculées en France.

C’est révélateur de deux choses, au moins : d’une part, Kehl doit en grande partie sa prospérité économique à la proximité de Strasbourg, et d’autre part les français ont toujours du mal à se passer de voiture, même pour venir en centre-ville (et pour le coup, nous ne faisons pas exception).

Mais on voit aussi des Français à vélo, et même les fameux Vel’Hop de la ville de Strasbourg, qui n’existaient pas encore la dernière fois que je suis venu, mais qui sont maintenant très nombreux dans la capitale alsacienne.

Nous voici sur la place principale de Kehl.

Nous allons manger au Kochlöffel, une franchise de restauration rapide Allemande qui propose entre autre des hamburgers ou des plats indiens. Je prends une « India fitness Salat » et un plat de « Currywurst ».

Ensuite, nous rentrons à la maison. Le temps est menaçant, et les organisateurs des RMLL ont donc décidé d’annuler les animations en plein air qui étaient prévues le soir. L’orage qui éclatera dans la soirée leur donnera raison.

Ces deux jours ont passé bien vite, et le lendemain il est temps pour moi de rentrer. Nous quittons la maison de Pfaffenhoffen, et son escalier raide typique des maisons alsaciennes.

Nous reprenons la voiture qui nous attend devant un peu plus loin, devant une jolie maison qu’on voit mieux que la veille car il y a moins de voitures.

Nous arrivons à Strasbourg, cette fois sans bouchons. Je charge mes affaires dans mes sacoches et ma remorque, vais faire quelques courses dans un petit supermarché Coop du coin, et me voici quittant Strasbourg par une piste cyclable en direction du canal.

Les RMLL 2011 furent donc un bon moment, au moins aussi intéressant que l’édition 2006, à Nancy, à laquelle j’étais allé en voiture avec Ai et mon cousin Mehdi.

Je retournerai volontiers aux prochaines éditions, si c’est à proximité de chez moi ou sur un trajet intéressant à faire à vélo. Pour 2012, j’ai entendu une rumeur dire que cela pourrait se passer à Nantes. Cela serait, pour moi, l’occasion de suivre la véloroute vers l’ouest, ce que je n’ai encore jamais fait. Mais cela dépendra, bien sûr, du travail que j’aurai et donc des congés que je pourrai prendre.

Mais pour l’instant, nous n’en sommes pas encore là. Pensons plutôt à faire le trajet du retour…

Ce contenu a été publié dans Évènements. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>